Humeur - Calife à la place du… Calife
À mesure que les élections approchent, un rituel immuable s’installe : celui des alliances contre nature. Des rapprochements que l’on aurait jugés impensables il y a encore quelques mois deviennent soudainement possibles, puis acceptables, avant d’être justifiés au nom de l’« intérêt général ». Les lignes idéologiques se brouillent, les promesses s’effacent, et les anathèmes d’hier se transforment en poignées de main appuyées. Ce phénomène n’est pas propre à la Corse, mais il y prend une dimension particulière. Ici, la mémoire politique est courte ou sélective, et l’électeur est souvent sommé d’oublier les discours tenus la veille. Les divergences fondamentales sont relativisées, les oppositions historiques recyclées, comme si les convictions pouvaient être rangées au vestiaire le temps d’une campagne. L’important n’est plus ce que l’on défend, mais avec qui l’on peut gagner. Derrière les éléments de langage et les appels à…
























