Alors que depuis plusieurs mois, les pompistes indépendantes de l'île ont fragilisées par la flambée des prix des carburants et le plafonnement pratiqué par TotalEnergies, ce mardi après-midi le sénateur de Corse-du-Sud Jean-Jacques Panunzi a interpellé le Gouvernement sur leur avenir.
Quel avenir pour les stations-service indépendantes de Corse face à la crise des carburants ? À l’occasion de la séance de questions au gouvernement de ce mardi après-midi, le sénateur de la Corse-du-Sud, Jean-Jacques Panunzi, a tenu à alerter sur la « situation critique des détaillants indépendants de carburants en Corse, qui assurent un service essentiel, notamment dans les territoires ruraux ».
« L’insularité, l’approvisionnement exclusivement maritime et les faibles capacités de stockage augmentent structurellement le coût des carburants », a-t-il rappelé en ajoutant que si « le bouclier tarifaire mis en place par Total Énergies constitue une protection bienvenue pour les usagers », dans les conditions actuelles il « fragilise directement tous les exploitants extérieurs à ce réseau, contraints de réduire leurs marges, parfois jusqu’à vendre à perte, tandis que leurs fournisseurs ont eux-mêmes atteint les limites de leurs capacités financières ».
Pour le sénateur de Corse-du-Sud, c’est ainsi désormais la survie même de certaines stations qui pourrait être menacée, avec à la clé plus de 400 emplois, mais également le maintien du maillage territorial et de la concurrence sur l’île.
Des réponses « spécifiques » pour les stations les plus exposées
Face à cette situation, le Gouvernement a assuré être « attentif à la situation des carburants en Corse et conscient de la spécificité du marché corse ». Répondant au sénateur au nom de l’exécutif, la ministre Anne Le Hénanff a rappelé qu’une mission temporaire avait été confiée au député de la 2e circonscription de Corse-du-Sud, Paul-André Colombani et que son rapport est attendu courant novembre.
Mais sans attendre ses conclusions, Matignon a demandé que les situations les plus difficiles soient identifiées sur l’île. « Le Premier ministre a demandé au préfet de contacter les stations les plus exposées afin de leur apporter des réponses spécifiques », a indiqué la ministre. Une cellule de suivi a ainsi été mise en place par le préfet de Corse afin d’examiner les situations au cas par cas et de « mobiliser les instruments permettant de soutenir la trésorerie de ces entreprises ».
Jean-Jacques Panunzi demandait toutefois d’aller plus loin, souhaitant que les détaillants indépendants insulaires puissent être reconnus comme une profession particulièrement exposée à la crise énergétique, au même titre que les pêcheurs, les agriculteurs ou encore les transporteurs routiers. Une reconnaissance qui permettrait, selon le sénateur de Corse-du-Sud, de mettre en œuvre un dispositif ciblé comprenant notamment « un fonds exceptionnel, des prêts de trésorerie, des reports de charges et la prévention des cessations de paiement ». Sur ce point précis, le Gouvernement n’a pas annoncé de nouveau dispositif.
Jusqu’à 18 centimes de baisse annoncés
Restait également la question très concrète du prix à la pompe. TotalEnergies a en effet annoncé qu’à compter du 1er novembre, l’avantage lié à la libération des stocks stratégiques serait répercuté à hauteur d’environ 10 centimes par litre de gazole. Une évolution jugée « bienvenue » par Jean-Jacques Panunzi, qui s’interroge néanmoins sur ce qu’elle changera réellement pour les indépendants corses. « Quels volumes seront attribués aux fournisseurs des stations indépendantes, à quel prix et avec quelle incidence sur leurs marges ? », a-t-il demandé.
La ministre n’a pas apporté de précisions sur ces différents points, mais a rappelé la décision prise par le Premier ministre, le 7 octobre, de libérer 10 millions de barils issus des stocks stratégiques français. Selon le Gouvernement, cette mesure « doit entraîner une baisse de l’ordre de 12 à 18 centimes par litre ». Et Anne Le Hénanff l’assure : « Elle bénéficiera à l’ensemble des stations-service, y compris les indépendants, et pas seulement à un réseau particulier ».
Reste désormais à savoir comment cette baisse se traduira concrètement en Corse et si elle permettra de donner suffisamment d’air aux indépendants, dont certains alertent depuis plusieurs semaines sur une situation devenue difficilement tenable.
« L’insularité, l’approvisionnement exclusivement maritime et les faibles capacités de stockage augmentent structurellement le coût des carburants », a-t-il rappelé en ajoutant que si « le bouclier tarifaire mis en place par Total Énergies constitue une protection bienvenue pour les usagers », dans les conditions actuelles il « fragilise directement tous les exploitants extérieurs à ce réseau, contraints de réduire leurs marges, parfois jusqu’à vendre à perte, tandis que leurs fournisseurs ont eux-mêmes atteint les limites de leurs capacités financières ».
Pour le sénateur de Corse-du-Sud, c’est ainsi désormais la survie même de certaines stations qui pourrait être menacée, avec à la clé plus de 400 emplois, mais également le maintien du maillage territorial et de la concurrence sur l’île.
Des réponses « spécifiques » pour les stations les plus exposées
Face à cette situation, le Gouvernement a assuré être « attentif à la situation des carburants en Corse et conscient de la spécificité du marché corse ». Répondant au sénateur au nom de l’exécutif, la ministre Anne Le Hénanff a rappelé qu’une mission temporaire avait été confiée au député de la 2e circonscription de Corse-du-Sud, Paul-André Colombani et que son rapport est attendu courant novembre.
Mais sans attendre ses conclusions, Matignon a demandé que les situations les plus difficiles soient identifiées sur l’île. « Le Premier ministre a demandé au préfet de contacter les stations les plus exposées afin de leur apporter des réponses spécifiques », a indiqué la ministre. Une cellule de suivi a ainsi été mise en place par le préfet de Corse afin d’examiner les situations au cas par cas et de « mobiliser les instruments permettant de soutenir la trésorerie de ces entreprises ».
Jean-Jacques Panunzi demandait toutefois d’aller plus loin, souhaitant que les détaillants indépendants insulaires puissent être reconnus comme une profession particulièrement exposée à la crise énergétique, au même titre que les pêcheurs, les agriculteurs ou encore les transporteurs routiers. Une reconnaissance qui permettrait, selon le sénateur de Corse-du-Sud, de mettre en œuvre un dispositif ciblé comprenant notamment « un fonds exceptionnel, des prêts de trésorerie, des reports de charges et la prévention des cessations de paiement ». Sur ce point précis, le Gouvernement n’a pas annoncé de nouveau dispositif.
Jusqu’à 18 centimes de baisse annoncés
Restait également la question très concrète du prix à la pompe. TotalEnergies a en effet annoncé qu’à compter du 1er novembre, l’avantage lié à la libération des stocks stratégiques serait répercuté à hauteur d’environ 10 centimes par litre de gazole. Une évolution jugée « bienvenue » par Jean-Jacques Panunzi, qui s’interroge néanmoins sur ce qu’elle changera réellement pour les indépendants corses. « Quels volumes seront attribués aux fournisseurs des stations indépendantes, à quel prix et avec quelle incidence sur leurs marges ? », a-t-il demandé.
La ministre n’a pas apporté de précisions sur ces différents points, mais a rappelé la décision prise par le Premier ministre, le 7 octobre, de libérer 10 millions de barils issus des stocks stratégiques français. Selon le Gouvernement, cette mesure « doit entraîner une baisse de l’ordre de 12 à 18 centimes par litre ». Et Anne Le Hénanff l’assure : « Elle bénéficiera à l’ensemble des stations-service, y compris les indépendants, et pas seulement à un réseau particulier ».
Reste désormais à savoir comment cette baisse se traduira concrètement en Corse et si elle permettra de donner suffisamment d’air aux indépendants, dont certains alertent depuis plusieurs semaines sur une situation devenue difficilement tenable.



