La Cour d'assises de Corse-du-Sud a condamné samedi Yassine Akhazzane, figure du banditisme corse, à 22 ans de réclusion pour avoir commandité depuis sa prison l'incendie en juillet 2021 l’hôtel Bella Vista situé à Porticcio, sur la rive sud du Golfe d’Ajaccio
Son complice, Amin Beryah, un Avignonnais de 31 ans jugé comme auteur des faits, ce qu'il a toujours nié, a été condamné à une peine de 15 ans de prison pour cet incendie qui n'avait pas fait de blessé, hormis le veilleur de nuit violenté par un commando de quatre hommes.
"Moi je voulais juste saboter une soirée", a affirmé à l'audience Akhazzane, 38 ans, déjà condamné à 20 reprises pour différents délits et qui avait été transféré pour son procès à Ajaccio depuis la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).
Le mobile? Une concurrence commerciale pour la programmation de concerts, selon l’accusation, entre l’établissement visé et un restaurant festif de Propriano, géré par la famille Akhazzane. "Ils ont dit à des clients à moi de pas venir chez nous parce qu’on était des Arabes et qu’on faisait la drogue", a déclaré l'accusé, qui était à l'époque des faits incarcéré au centre pénitentiaire d'Avignon-Le Pontet.
Pour l'avocate générale, qui avait requis des peines de 15 et 20 ans de réclusion, il s’agit d’"une affaire emblématique de la criminalité organisée", notamment à cause de cette "pratique locale d’incendier ceux qui dérangent". "L’incendie est une arme trop utilisée par les clans criminels pour instaurer la peur", a-t-elle avancé, rappelant que "depuis le début de l’année, on en recense plus d’une quinzaine" en Corse.
Akhazzane, dont les écoutes ont révélé des "conversations édifiantes", "menace de mort sans retenue, il veut tout brûler", a-t-elle accusé. "Sa réputation n’est plus à faire, il est devenu le chef d’un clan de la criminalité organisée, il a œuvré pour que son nom suffise à imposer la crainte", a-t-elle ajouté. "Vous êtes intelligent, vous avez un savoir criminel et cela vous rend d’autant plus dangereux".
"On a dépensé 100.000 euros pour faire venir mon client, Yassine Akhazzane, en jet privé, uniquement pour le quantum de la peine. Ces affaires sont habituellement jugées devant un tribunal correctionnel, il aurait pu comparaître en visioconférence", a plaidé son avocate, Me Charlotte Cesari qui a annoncé son intention de faire appel.
Pour Me Xavier Casimiri, aucun matériel ne permet d'affirmer que son client, Amin Beryah, se trouvait à Porticcio, le 20 juillet 2021. Il avait donc plaidé l'acquittement.
"Moi je voulais juste saboter une soirée", a affirmé à l'audience Akhazzane, 38 ans, déjà condamné à 20 reprises pour différents délits et qui avait été transféré pour son procès à Ajaccio depuis la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).
Le mobile? Une concurrence commerciale pour la programmation de concerts, selon l’accusation, entre l’établissement visé et un restaurant festif de Propriano, géré par la famille Akhazzane. "Ils ont dit à des clients à moi de pas venir chez nous parce qu’on était des Arabes et qu’on faisait la drogue", a déclaré l'accusé, qui était à l'époque des faits incarcéré au centre pénitentiaire d'Avignon-Le Pontet.
Pour l'avocate générale, qui avait requis des peines de 15 et 20 ans de réclusion, il s’agit d’"une affaire emblématique de la criminalité organisée", notamment à cause de cette "pratique locale d’incendier ceux qui dérangent". "L’incendie est une arme trop utilisée par les clans criminels pour instaurer la peur", a-t-elle avancé, rappelant que "depuis le début de l’année, on en recense plus d’une quinzaine" en Corse.
Akhazzane, dont les écoutes ont révélé des "conversations édifiantes", "menace de mort sans retenue, il veut tout brûler", a-t-elle accusé. "Sa réputation n’est plus à faire, il est devenu le chef d’un clan de la criminalité organisée, il a œuvré pour que son nom suffise à imposer la crainte", a-t-elle ajouté. "Vous êtes intelligent, vous avez un savoir criminel et cela vous rend d’autant plus dangereux".
"On a dépensé 100.000 euros pour faire venir mon client, Yassine Akhazzane, en jet privé, uniquement pour le quantum de la peine. Ces affaires sont habituellement jugées devant un tribunal correctionnel, il aurait pu comparaître en visioconférence", a plaidé son avocate, Me Charlotte Cesari qui a annoncé son intention de faire appel.
Pour Me Xavier Casimiri, aucun matériel ne permet d'affirmer que son client, Amin Beryah, se trouvait à Porticcio, le 20 juillet 2021. Il avait donc plaidé l'acquittement.


