Installée ce vendredi 9 octobre dans le hall de l’Hôpital privé Sud Corse, à Ajaccio, la Bulle rose invite les femmes à s’informer sur le cancer du sein. À travers les échanges avec les soignants et la Ligue contre le cancer, cette journée rappelle l’importance du dépistage et la nécessité de dépasser ses appréhensions.
Elle était venue pour un rendez-vous médical. Mais en apercevant la Bulle rose installée dans le hall de l’Hôpital privé Sud Corse, Angélique, 54 ans, s’est arrêtée. Attirée par les échanges autour du cancer du sein, elle a décidé de prendre le temps de s’informer. « Moi, je me fais dépister régulièrement. J’ai 54 ans, donc je fais le dépistage. Même si j’ai toujours un peu peur, je le fais parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir », confie-t-elle.
Une appréhension qu’elle retrouve aussi chez certaines femmes de son entourage. « Par peur, les femmes ne vont pas forcément faire les examens », observe-t-elle. Si le dépistage est désormais bien connu, la crainte de la maladie peut encore empêcher certaines de franchir le pas.
Venue échanger avec le docteur Stéphane Oden, gynécologue-chirurgien, Angélique découvre les techniques permettant de mieux localiser les tumeurs et de simplifier certaines étapes du parcours de soins. « Ce qui me rassure, c’est qu’on prend en compte la femme, ses angoisses, et qu’on essaie de réduire au maximum les temps d’attente et les interventions », souligne-t-elle.
Une appréhension qu’elle retrouve aussi chez certaines femmes de son entourage. « Par peur, les femmes ne vont pas forcément faire les examens », observe-t-elle. Si le dépistage est désormais bien connu, la crainte de la maladie peut encore empêcher certaines de franchir le pas.
Venue échanger avec le docteur Stéphane Oden, gynécologue-chirurgien, Angélique découvre les techniques permettant de mieux localiser les tumeurs et de simplifier certaines étapes du parcours de soins. « Ce qui me rassure, c’est qu’on prend en compte la femme, ses angoisses, et qu’on essaie de réduire au maximum les temps d’attente et les interventions », souligne-t-elle.

Présente aux côtés des équipes médicales, la Ligue contre le cancer propose également des soins de support
Dépasser la peur pour mieux accompagner
C’est précisément l’objectif de cette journée organisée par l’établissement : proposer un espace accessible où les femmes peuvent poser leurs questions, sans nécessairement avoir pris rendez-vous au préalable. « Le mot cancer du sein fait encore peur quand il est posé », reconnaît Elsa Piraudon, directrice de l’Hôpital privé Sud Corse. Pour elle, les campagnes de sensibilisation restent indispensables : « S’il n’y avait pas ce mois, s’il n’y avait pas ces journées, on oublierait certaines femmes. »
Au-delà de l’information, le docteur Stéphane Oden insiste sur l’importance d’un parcours de soins qui ne se limite pas à l’intervention chirurgicale. « On essaie de tout rassembler pour leur simplifier la vie », explique-t-il. Plusieurs examens peuvent ainsi être regroupés sur une même demi-journée, tandis que la psychologue et la diététicienne interviennent dès le début de la prise en charge.
L’objectif est d’éviter aux patientes de multiplier les déplacements et les rendez-vous, tout en leur donnant rapidement accès à un accompagnement adapté. Une façon de réduire la charge que représente le parcours médical, dans une période où les inquiétudes sont nombreuses.
Présente aux côtés des équipes médicales, la Ligue contre le cancer propose également des soins de support, de l’activité physique adaptée, de la sophrologie et des ateliers collectifs pour permettre aux femmes d’échanger. « C’est important pour amener les femmes à se faire dépister », insiste Christine, membre de l’association. Si certaines viennent spontanément à leur rencontre, elle constate que la démarche reste difficile pour d’autres : « La maladie fait peur. »
C’est précisément l’objectif de cette journée organisée par l’établissement : proposer un espace accessible où les femmes peuvent poser leurs questions, sans nécessairement avoir pris rendez-vous au préalable. « Le mot cancer du sein fait encore peur quand il est posé », reconnaît Elsa Piraudon, directrice de l’Hôpital privé Sud Corse. Pour elle, les campagnes de sensibilisation restent indispensables : « S’il n’y avait pas ce mois, s’il n’y avait pas ces journées, on oublierait certaines femmes. »
Au-delà de l’information, le docteur Stéphane Oden insiste sur l’importance d’un parcours de soins qui ne se limite pas à l’intervention chirurgicale. « On essaie de tout rassembler pour leur simplifier la vie », explique-t-il. Plusieurs examens peuvent ainsi être regroupés sur une même demi-journée, tandis que la psychologue et la diététicienne interviennent dès le début de la prise en charge.
L’objectif est d’éviter aux patientes de multiplier les déplacements et les rendez-vous, tout en leur donnant rapidement accès à un accompagnement adapté. Une façon de réduire la charge que représente le parcours médical, dans une période où les inquiétudes sont nombreuses.
Présente aux côtés des équipes médicales, la Ligue contre le cancer propose également des soins de support, de l’activité physique adaptée, de la sophrologie et des ateliers collectifs pour permettre aux femmes d’échanger. « C’est important pour amener les femmes à se faire dépister », insiste Christine, membre de l’association. Si certaines viennent spontanément à leur rencontre, elle constate que la démarche reste difficile pour d’autres : « La maladie fait peur. »
« Le dépister plus tôt », pour mieux s’en sortir
Pour le docteur Stéphane Oden, le message central reste celui du dépistage. La mammographie ne permet pas d’empêcher l’apparition d’un cancer, mais elle peut le détecter avant que la tumeur ne soit palpable, ce qui facilite une prise en charge précoce.
« Un cancer qui est pris en charge tôt a un très bon pronostic », rappelle le gynécologue-chirurgien. Il tient à lever une confusion : « La mammographie, elle n’empêche pas le cancer, elle ne donne pas non plus. Elle permet de le dépister plus tôt et donc de s’en sortir beaucoup mieux. » Une précision importante, alors que la peur du diagnostic peut conduire certaines femmes à repousser les examens.
Pour le docteur Stéphane Oden, le message central reste celui du dépistage. La mammographie ne permet pas d’empêcher l’apparition d’un cancer, mais elle peut le détecter avant que la tumeur ne soit palpable, ce qui facilite une prise en charge précoce.
« Un cancer qui est pris en charge tôt a un très bon pronostic », rappelle le gynécologue-chirurgien. Il tient à lever une confusion : « La mammographie, elle n’empêche pas le cancer, elle ne donne pas non plus. Elle permet de le dépister plus tôt et donc de s’en sortir beaucoup mieux. » Une précision importante, alors que la peur du diagnostic peut conduire certaines femmes à repousser les examens.



