Trafic de stupéfiants entre la Corse et le continent : sept nouvelles mises en examen et d’importantes saisies

Rédigé le 08/10/2026
MP

Une nouvelle vague d’interpellations a été menée fin septembre dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants entre l’Espagne, le continent et la Corse, dévoile le parquet de Marseille dans un communiqué transmis à la presse ce jeudi. Sept personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire. Plus de 30 kilos de cannabis, 1,2 kilo de cocaïne et près de 15 000 euros ont notamment été saisis.

Trafic de stupéfiants entre la Corse et le continent : sept nouvelles mises en examen et d’importantes saisies

(Photo : Manon Perelli - CNI)

C’est une enquête débutée il y a plus d’un an qui vient de connaître un nouveau coup d’accélérateur. Dans un communiqué transmis à la presse ce jeudi matin, le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, fait état d’une nouvelle série d’interpellations dans le cadre d’un trafic de stupéfiants entre l’Espagne, le continent et la Corse.
 
Tout débute en mars 2025, lorsqu’à la suite d’un renseignement confidentiel, le parquet d’Ajaccio ouvre une information judiciaire. Les investigations permettent alors de mettre au jour « une structure organisée et hiérarchisée ». Selon le parquet de Marseille, les produits stupéfiants étaient en effet envoyés « depuis l’Espagne vers la région parisienne par voie postale puis acheminés par voie aérienne en Corse ». « La JIRS de Marseille se saisissait de l’enquête en avril 2026 et procédait à une première phrase d’interpellation en mai, conduisant à la mise en examen de 7 individus, dont une femme », indique le parquet de Marseille en précisant que quatre d’entre eux sont alors placés en détention provisoire et trois sous contrôle judiciaire. Lors de cette opération, 2,3 kilos d’héroïne, 2,2 kilos de cocaïne et 2,2 kilos de résine de cannabis sont en outre saisis. Puis, « en septembre 2026, l’un des membres du réseau corse, déjà connu pour trafic de stupéfiants et âgé de 21 ans, était à son tour interpellé, mis en examen et placé en détention provisoire ».
 
Mais dans le même temps, les investigations se poursuivent et permettent, selon le procureur de Marseille, « de mettre au jour la persistance du réseau d’approvisionnement avec des envois à destination de plusieurs régions en Corse et sur le continent ». Une seconde phase d’interpellations est alors menée le 29 septembre sur commission rogatoire du magistrat instructeur de la JIRS de Marseille. Les enquêteurs de la Section de recherches de Corse et de l’Unité nationale d’investigations de la gendarmerie, avec l’appui du GIR d’Ajaccio et de la Section de recherches d’Orléans, interviennent dans l’Eure-et-Loir, le Val-d’Oise, les Hauts-de-Seine, le Cher et le Rhône. « Six individus étaient interpellés et deux détenus extraits de maisons d’arrêt du Sud de la France », annonce Nicolas Bessone en reprenant : « Les nouvelles perquisitions réalisées permettaient de saisir 1,2 kilo de cocaïne, 4,6 kilos d’herbe de cannabis et 28,2 kilos de résine de cannabis et près de 15 000 euros en numéraire, ainsi que des produits de luxe, un scooter T-Max ayant servi aux livraisons, des munitions et 15 téléphones ».
 
Âgés de 26 à 47 ans, les huit mis en cause sont, précise le parquet, « quasi exclusivement de nationalité française », à l’exception d’une ressortissante algérienne et d’un ressortissant américain. « Sept d’entre eux ont d’ores et déjà été mis en examen et placés en détention provisoire, et un huitième s’est vu remettre une convocation devant le juge d’instruction », dévoile encore le parquet de Marseille.