Près de 150 personnes se sont retrouvées, ce vendredi 25 septembre, au collège Arthur-Giovoni à Ajaccio pour célébrer les 20 ans de l’établissement. Anciens élèves, enseignants, personnels et chefs d’établissement ont partagé leurs souvenirs au cours d’une soirée placée sous le signe de la mémoire et de la transmission.

Près de 150 personnes se sont retrouvées, ce vendredi 25 septembre, au collège Arthur Giovoni à Ajaccio pour célébrer les 20 ans de l’établissement
Ouvert en septembre 2006, le collège Arthur-Giovoni a succédé à celui du Finosello, ouvert en 1969. Vingt ans plus tard, cette histoire commune était au cœur des retrouvailles organisées ce vendredi 25 septembre.
C’est Rodrigue Boivent, principal de l’établissement depuis cinq ans et maître de cérémonie, qui a ouvert le bal des discours. Ont ensuite pris la parole Laetitia Costa, adjointe au maire d’Ajaccio chargée des affaires scolaires, Muriel Fagni pour la Collectivité de Corse et Dominique Poggioli, directeur académique.
Une vidéo retraçant l’histoire du collège a également été diffusée, avant que d’anciens élèves ne prennent à leur tour la parole pour partager quelques souvenirs de leurs années passées à Arthur Giovoni. Autre moment symbolique : le retour de Pégase, une sculpture réalisée par l’artiste Magda Franck, qui se trouvait auparavant au collège du Finosello. L’œuvre n’avait pas suivi le déménagement vers Giovoni et a finalement retrouvé sa place au début de l’année. Son inauguration été suivie d’une découpe de ruban.
Pour Rodrigue Boivent, ces vingt ans étaient l’occasion de faire vivre cette mémoire. « Marquer les 20 ans du collège, c’était important, car c’est un moment de commémoration, de mémoire », explique-t-il. Mais aussi de permettre à ceux qui ont fait l’histoire de l’établissement de se retrouver.
C’est Rodrigue Boivent, principal de l’établissement depuis cinq ans et maître de cérémonie, qui a ouvert le bal des discours. Ont ensuite pris la parole Laetitia Costa, adjointe au maire d’Ajaccio chargée des affaires scolaires, Muriel Fagni pour la Collectivité de Corse et Dominique Poggioli, directeur académique.
Une vidéo retraçant l’histoire du collège a également été diffusée, avant que d’anciens élèves ne prennent à leur tour la parole pour partager quelques souvenirs de leurs années passées à Arthur Giovoni. Autre moment symbolique : le retour de Pégase, une sculpture réalisée par l’artiste Magda Franck, qui se trouvait auparavant au collège du Finosello. L’œuvre n’avait pas suivi le déménagement vers Giovoni et a finalement retrouvé sa place au début de l’année. Son inauguration été suivie d’une découpe de ruban.
Pour Rodrigue Boivent, ces vingt ans étaient l’occasion de faire vivre cette mémoire. « Marquer les 20 ans du collège, c’était important, car c’est un moment de commémoration, de mémoire », explique-t-il. Mais aussi de permettre à ceux qui ont fait l’histoire de l’établissement de se retrouver.
Du Finosello à Giovoni, une histoire qui continue
Parmi eux, Jean-François Giocanti a une place particulière. Après cinq années à la tête du Finosello, il est devenu le premier principal d'Arthur Giovoni, qu’il a dirigé de 2006 à 2009. Il se souvient d’un immense travail pour installer le nouvel établissement et repenser toute son organisation. Mais le changement le plus important reste, à ses yeux, celui de la sécurité. « Le plus gros changement, c’était surtout le fait d’être dans un établissement sûr », raconte-t-il, alors que le Finosello connaissait à l’époque plusieurs incidents inquiétants.
Au-delà des murs, il estime toutefois que l’état d’esprit est resté : « On travaillait beaucoup en équipe avec des gens qui se sont investis. Il y avait une culture d’établissement au Finosello qui a continué ici. »
Cette continuité, Claire Poli la ressent également. Ancienne élève du collège, elle y a ensuite travaillé comme surveillante avant de devenir, aujourd’hui, professeure des écoles. En y revenant pour les vingt ans, elle a retrouvé une atmosphère familière. « J’ai ressenti la même énergie dans les couloirs aujourd’hui », confie-t-elle. Elle garde notamment le souvenir de ses professeurs, de l’accompagnement reçu et des projets qui lui ont permis de découvrir d’autres horizons. « Pour avoir aussi été au Finosello, je pense que le dénominateur commun reste l’équipe des professeurs », estime-t-elle.
Parmi eux, Jean-François Giocanti a une place particulière. Après cinq années à la tête du Finosello, il est devenu le premier principal d'Arthur Giovoni, qu’il a dirigé de 2006 à 2009. Il se souvient d’un immense travail pour installer le nouvel établissement et repenser toute son organisation. Mais le changement le plus important reste, à ses yeux, celui de la sécurité. « Le plus gros changement, c’était surtout le fait d’être dans un établissement sûr », raconte-t-il, alors que le Finosello connaissait à l’époque plusieurs incidents inquiétants.
Au-delà des murs, il estime toutefois que l’état d’esprit est resté : « On travaillait beaucoup en équipe avec des gens qui se sont investis. Il y avait une culture d’établissement au Finosello qui a continué ici. »
Cette continuité, Claire Poli la ressent également. Ancienne élève du collège, elle y a ensuite travaillé comme surveillante avant de devenir, aujourd’hui, professeure des écoles. En y revenant pour les vingt ans, elle a retrouvé une atmosphère familière. « J’ai ressenti la même énergie dans les couloirs aujourd’hui », confie-t-elle. Elle garde notamment le souvenir de ses professeurs, de l’accompagnement reçu et des projets qui lui ont permis de découvrir d’autres horizons. « Pour avoir aussi été au Finosello, je pense que le dénominateur commun reste l’équipe des professeurs », estime-t-elle.
Des générations qui changent, des valeurs qui restent
Pour Maddy Sammarcelli, ancienne professeure d’italien puis enseignante de corse au Finosello et à Arthur Giovoni, l’émotion était également au rendez-vous. Elle a retrouvé d’anciens collègues, mais aussi certains élèves devenus adultes. « Ça m’émeut de voir comment ils ont réussi leur vie, d’avoir laissé des adolescents qui sont maintenant des grands », témoigne-t-elle. Aujourd’hui retraitée, elle garde une profonde confiance dans l’éducation. Une conviction nourrie par son propre parcours et les périodes difficiles qu’elle a traversées. « C’est grâce à mes élèves que j’ai pu sortir la tête hors de l’eau », confie-t-elle.
Si les anciens élèves ont retrouvé un collège qui leur semblait presque inchangé, les générations, elles, ont évolué. Pour Rodrigue Boivent, l’un des grands enjeux des prochaines années sera d’accompagner les élèves face à la révolution numérique. Téléphones, réseaux sociaux et intelligence artificielle imposent « un gros cadre » et un travail de prévention, estime le principal. Mais il s’agit aussi de leur apprendre à utiliser ces outils correctement.
Pour les années à venir, son souhait reste finalement simple : que les élèves comme les personnels continuent de s’y sentir bien, que chacun puisse y trouver sa place et réussir. Vingt ans après son ouverture, le collège Arthur-Giovoni poursuit son histoire avec ceux qui la font vivre aujourd’hui, sans oublier tous ceux qui, hier, ont contribué à la construire.
Pour Maddy Sammarcelli, ancienne professeure d’italien puis enseignante de corse au Finosello et à Arthur Giovoni, l’émotion était également au rendez-vous. Elle a retrouvé d’anciens collègues, mais aussi certains élèves devenus adultes. « Ça m’émeut de voir comment ils ont réussi leur vie, d’avoir laissé des adolescents qui sont maintenant des grands », témoigne-t-elle. Aujourd’hui retraitée, elle garde une profonde confiance dans l’éducation. Une conviction nourrie par son propre parcours et les périodes difficiles qu’elle a traversées. « C’est grâce à mes élèves que j’ai pu sortir la tête hors de l’eau », confie-t-elle.
Si les anciens élèves ont retrouvé un collège qui leur semblait presque inchangé, les générations, elles, ont évolué. Pour Rodrigue Boivent, l’un des grands enjeux des prochaines années sera d’accompagner les élèves face à la révolution numérique. Téléphones, réseaux sociaux et intelligence artificielle imposent « un gros cadre » et un travail de prévention, estime le principal. Mais il s’agit aussi de leur apprendre à utiliser ces outils correctement.
Pour les années à venir, son souhait reste finalement simple : que les élèves comme les personnels continuent de s’y sentir bien, que chacun puisse y trouver sa place et réussir. Vingt ans après son ouverture, le collège Arthur-Giovoni poursuit son histoire avec ceux qui la font vivre aujourd’hui, sans oublier tous ceux qui, hier, ont contribué à la construire.



