L'UD CGT de Haute-Corse a effectué ce vendredi sa rentrée dans ses locaux de Bastia. Face à la gravité des constats elle ne veut se contenter de protester et oppose un programme de ruptures d'urgence sociale et de justice fiscale.
Lors d’une conférence de presse Charles Casabianca, secrétaire générale l’UD GCGT de Haute-Corse, et plusieurs responsables de sections ont dressé un état des lieux de la situation sociale dans le département et formulé leurs propositions. D’ores et déjà ils appellent à une journée d’action le mardi 29 septembre à Bastia.
« En cette rentrée sociale 2026, la situation en Haute-Corse atteint un niveau d'urgence inédit » martèle Charles Casabianca. « La Corse subit la double peine. Aux mécanismes nationaux d'appauvrissement, d'austérité budgétaire et de remise en cause des conquêtes sociales s'ajoute une sur-inflation insulaire structurelle que les arguments de la fatalité géographique ou des coûts logistiques ne suffisent plus à masquer. L'Enquête de Comparaison Spatiale des Prix menée par l'INSEE met en évidence un surcoût global de 7 % sur les prix à la consommation en Corse par rapport à la province continentale » souligne-t-il.
Et la CGT de pointer moult problèmes et difficultés : Sur inflation structurelle sur les besoins vitaux (+ 7% en moyenne de plus que sur le continent sur alimentation, énergies, carburants...), transports, crise du logement, spéculation contre le droit à l’habitat, mal logement avec un marché locatif complètement saturé, une inadéquation entre l’offre de logements sociaux et besoins réels, pauvreté de masse à Bastia… « Plusieurs piliers qui asphyxient l’île » pour Charles Casabianca qui détaille :« +14% sur le poste alimentaire, avec des écarts de 10 à 12% de plus sur les produits laitiers, les viandes, le pain ou les céréales, +13% sur l’énergie, 8 à 10% sur les carburants. Concernant l’immobilier, 35,1% des logements de Haute-Corse sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, contre 9,8 sur le continent. Quant au prix de l‘immobilier il atteint des niveaux déconnectés des salaires réels. Enfin, le taux de logements sociaux en Corse stagne autour de 10% du parc de résidences principales violant l’obligation légale de SRU qui fixe le taux entre 20 et 25%. »
Mais la CGT ne se contente pas d’énumérer toutes ces problèmes sociaux, elle énonce un programme revendicatif, un programme de ruptures d’urgence sociale et de justice fiscale en plusieurs points.
« Vouloir créer un CHU en Corse c’est bien, mais il faudrait déjà que nos hôpitaux fonctionnent normalement » estime le responsable syndical qui évoque aussi les multiples soucis dans l’éducation nationale : manque de postes, manque de moyens, insalubrité, chaleur dans les locaux, sureffectif…
Mardi 29 septembre journée noire ?
« On appelle à une grande mobilisation le 29 septembre à 10 heures devant le palais de justice de Bastia. Ce doit être une journée noire, une journée revendicative, une journée de manifestation intersyndicale, avec une large mobilisation des services publics, hospitaliers, enseignants, pompiers, agents territoriaux et salariés du secteur privé. Le STC nous a d’ores et déjà indiqué qu’il serait de la mobilisation, on attend les réactions des autres syndicats. On alerte aussi les élus politiques car on approche des élections présidentielles et on s’aperçoit que le social est absent de leurs discours ».
« En cette rentrée sociale 2026, la situation en Haute-Corse atteint un niveau d'urgence inédit » martèle Charles Casabianca. « La Corse subit la double peine. Aux mécanismes nationaux d'appauvrissement, d'austérité budgétaire et de remise en cause des conquêtes sociales s'ajoute une sur-inflation insulaire structurelle que les arguments de la fatalité géographique ou des coûts logistiques ne suffisent plus à masquer. L'Enquête de Comparaison Spatiale des Prix menée par l'INSEE met en évidence un surcoût global de 7 % sur les prix à la consommation en Corse par rapport à la province continentale » souligne-t-il.
Et la CGT de pointer moult problèmes et difficultés : Sur inflation structurelle sur les besoins vitaux (+ 7% en moyenne de plus que sur le continent sur alimentation, énergies, carburants...), transports, crise du logement, spéculation contre le droit à l’habitat, mal logement avec un marché locatif complètement saturé, une inadéquation entre l’offre de logements sociaux et besoins réels, pauvreté de masse à Bastia… « Plusieurs piliers qui asphyxient l’île » pour Charles Casabianca qui détaille :« +14% sur le poste alimentaire, avec des écarts de 10 à 12% de plus sur les produits laitiers, les viandes, le pain ou les céréales, +13% sur l’énergie, 8 à 10% sur les carburants. Concernant l’immobilier, 35,1% des logements de Haute-Corse sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, contre 9,8 sur le continent. Quant au prix de l‘immobilier il atteint des niveaux déconnectés des salaires réels. Enfin, le taux de logements sociaux en Corse stagne autour de 10% du parc de résidences principales violant l’obligation légale de SRU qui fixe le taux entre 20 et 25%. »
Mais la CGT ne se contente pas d’énumérer toutes ces problèmes sociaux, elle énonce un programme revendicatif, un programme de ruptures d’urgence sociale et de justice fiscale en plusieurs points.
Revalorisation générale des salaires, pensions et minima sociaux avec un SMIC à 2000 € net, une échelle mobile des Salaires, l'instauration d’une prime d’insularité/vie chère pérenne pour l’ensemble des salariés du secteur privé et du secteur public, revalorisation dans la fonction publique, blocage immédiat des prix, baisse de la TVA, fin des cadeaux fiscaux patronaux, plan d’urgence de logements sociaux, plafonnement des loyers, régulations des meublés touristiques, un service public unifié dans les transports, une tarification sociale et gratuité, le éveloppement d’infrastructures et le renforcement des services publics de proximité dans la santé….
« Vouloir créer un CHU en Corse c’est bien, mais il faudrait déjà que nos hôpitaux fonctionnent normalement » estime le responsable syndical qui évoque aussi les multiples soucis dans l’éducation nationale : manque de postes, manque de moyens, insalubrité, chaleur dans les locaux, sureffectif…
Mardi 29 septembre journée noire ?
« On appelle à une grande mobilisation le 29 septembre à 10 heures devant le palais de justice de Bastia. Ce doit être une journée noire, une journée revendicative, une journée de manifestation intersyndicale, avec une large mobilisation des services publics, hospitaliers, enseignants, pompiers, agents territoriaux et salariés du secteur privé. Le STC nous a d’ores et déjà indiqué qu’il serait de la mobilisation, on attend les réactions des autres syndicats. On alerte aussi les élus politiques car on approche des élections présidentielles et on s’aperçoit que le social est absent de leurs discours ».

Charles Casabianca, secrétaire générale l’UD GCGT de Haute-Corse, a donné le ton de cette rentrée sociale pour la CGT


