Crise des carburants en Corse : l’EPCI réclame un fonds de soutien pour les détaillants indépendants

Rédigé le 16/09/2026
La rédaction

Face à la crise qui touche les stations-service indépendantes en Corse, l’Établissement public du commerce et de l’industrie demande des mesures d’urgence. Il réclame notamment un fonds de soutien pour les détaillants menacés et une modification des règles encadrant la distribution des carburants sur l’île.

Crise des carburants en Corse : l’EPCI réclame un fonds de soutien pour les détaillants indépendants

(AFP)

La situation des détaillants indépendants en carburants inquiète l’Établissement public du commerce et de l’industrie de Corse (EPCI). Dans un communiqué daté de ce mercredi 16 septembre, l’institution évoque une « crise majeure sur le prix des carburants, qui n’en finit plus de rebondir et de s’aggraver ».
L’EPCI vise plus particulièrement les détaillants indépendants et les stations-service situées hors du réseau TotalEnergies. Une cellule de crise a été activée dès le 10 septembre à leur intention. L’établissement affirme que ces professionnels ont vu « leurs activités fortement impactées, leurs marges disparaître » et considère leur avenir comme « compromis à court terme ».


Une réunion de travail s’est tenue mardi 15 septembre à l’initiative du préfet de Corse. Elle réunissait notamment des détaillants et fournisseurs de carburant, le député Paul-André Colombani, les services de l’État et l’EPCI. À cette occasion, l’établissement a rappelé les propositions qu’il indique avoir transmises au gouvernement dès le 9 septembre.


Un fonds pour les détaillants menacés
Le plan présenté par l’EPCI comporte trois mesures. La première concerne l’accompagnement immédiat des détaillants confrontés à un déficit de trésorerie, en lien avec les services de l’État, les services fiscaux et les organismes sociaux.
L’établissement demande ensuite la création à court terme d’un « fonds de soutien aux détaillants insulaires en risque de disparition ». Il souhaite un dispositif sectoriel comparable à ceux accordés, selon le communiqué, à plusieurs professions exposées, parmi lesquelles les agriculteurs, les pêcheurs, le BTP et les transporteurs routiers.

L’EPCI veut revoir les règles de distribution
Le troisième volet porte sur une réforme plus structurelle. L’EPCI demande une « redéfinition dans les délais les plus brefs possibles du marché et des règles de distribution des carburants dans l’Ile ». Celle-ci passerait par une modification législative et réglementaire afin de permettre une régulation des prix qui prenne en compte les contraintes liées à l’insularité et vise à « éviter toute situation de monopole ».
Sur ce dossier, l’établissement rappelle l’existence de plusieurs délibérations de l’Assemblée de Corse. Il cite également les rapports parlementaires confiés au député Paul-André Colombani sur le prix des carburants et au député Michel Castellani sur la cherté de la vie.
Pour l’EPCI, les conséquences dépassent désormais le seul secteur de la distribution. L’établissement estime que « la sévérité de la crise, son ampleur et sa durée imprévisible » affectent directement ou indirectement tous les secteurs économiques, mais aussi l’ensemble de la population corse, « en particulier les plus vulnérables ».

 


Le communiqué de L’EPCI