Ce samedi matin, près de 150 personnes ont pris part à un rassemblement organisé dans le hameau de San Benedetto, à Alata, afin de protester contre la présence d’un habitant mis en cause pour des faits d’agression sexuelle. Des photographies de ses voisins, adultes et enfants, prises à leur insu, auraient également été retrouvées à son domicile.
Près de 150 personnes réunies autour des familles Rossi et Merlenghi. Ce samedi matin, les habitants du hameau de San Benedetto à Alata, se sont mobilisés pour apporter leur soutien à leurs voisins et amis après la découverte de photographies prises à leur insu par l’un de leurs voisins. Des clichés volés qui montreraient des adultes, mais aussi plusieurs enfants, et qui auraient été réalisés en 2025 et 2026 sur les terrains des deux familles, vraisemblablement depuis des fourrés.
Un choc pour les deux familles qui ont découvert l’existence de ces clichés il y a tout juste quelques jours. « Nous avons reçu par courrier une convocation devant la justice pour des faits de criminalité qui nous concernent. J’ai d’abord cru à une mauvaise blague et j’ai jeté la lettre. Mais ma voisine m’a appelé et m’a dit que notre voisin avait pris des photos de nous et de nos enfants sur nos terrains, et que nous devions nous rendre au commissariat pour identifier les photos », retrace Jessice Merlenghi.
Mardi dernier, au commissariat d’Ajaccio, les familles Rossi et Merlenghi découvrent les raisons de cette convocation. « On nous a expliqué que ce monsieur est accusé d’agressions sexuelles sur mineurs. Ce sont des faits pour lesquels une enquête a été ouverte en 2024. À la suite de cela, son domicile a récemment été perquisitionné. Des ordinateurs et un appareil photo ont été saisis. Sur celui-ci, nous avons dû identifier des photos pour savoir si nous nous reconnaissions », poursuit Jessica Merlenghi. Parmi les clichés qui leur sont présentés, les deux familles identifient leurs enfants et plusieurs de leurs proches. « Nous avons pu voir qu’il y avait des photos de nous et de nos enfants en pyjama ou en maillot, avec des gros plans sur certaines parties du corps », indique Jessica Merlenghi.
« Le monde s’est écroulé sous nos pieds »
Au-delà de l’atteinte à leur intimité, les deux familles qui ont depuis déposé plainte disent surtout avoir immédiatement imaginé ce qui aurait pu se produire. « Quand nous avons vu les photos, le monde s’est écroulé sous nos pieds. Nous nous sommes dit qu’un prédateur vivait à côté de chez nous alors que nous ne le savions pas. Il aurait pu entrer chez nous, approcher l’un de nos enfants, nous faire du mal », confie Jessica Merlenghi avec beaucoup d’émotion. « Nous vivons dans un village où les enfants circulent librement et on se dit qu’il aurait pu en prendre un en passant sur la route. Nous sommes catastrophés », poursuit-elle.
Depuis le début de la semaine, la vie quotidienne des deux familles a d’ailleurs radicalement changé. « Je n’arrive plus à ouvrir mes volets quand j’aère ma maison alors que nous vivions avec les fenêtres ouvertes. Nous ne nous baignons plus dans nos piscines », indique Jessica Merlenghi. Pis, chez les Rossi, l’une des enfants ne veut désormais plus quitter la maison. « Ma fille adolescente est traumatisée », témoigne Coralie Rossi.
Les familles ne cachent pas non plus leur colère face à des faits qui se seraient déroulés alors que des plaintes pour agressions sexuelles avaient déjà été déposées contre leur voisin. « On se dit que ces plaintes datent et que, malgré cela, il n’a pas hésité à prendre ces photos. Alors pourquoi ne recommencerait-il pas ? On ne sait pas ce qu’il se passe dans la tête de ces gens », s’inquiète Jessica Merlenghi.
Un choc pour les deux familles qui ont découvert l’existence de ces clichés il y a tout juste quelques jours. « Nous avons reçu par courrier une convocation devant la justice pour des faits de criminalité qui nous concernent. J’ai d’abord cru à une mauvaise blague et j’ai jeté la lettre. Mais ma voisine m’a appelé et m’a dit que notre voisin avait pris des photos de nous et de nos enfants sur nos terrains, et que nous devions nous rendre au commissariat pour identifier les photos », retrace Jessice Merlenghi.
Mardi dernier, au commissariat d’Ajaccio, les familles Rossi et Merlenghi découvrent les raisons de cette convocation. « On nous a expliqué que ce monsieur est accusé d’agressions sexuelles sur mineurs. Ce sont des faits pour lesquels une enquête a été ouverte en 2024. À la suite de cela, son domicile a récemment été perquisitionné. Des ordinateurs et un appareil photo ont été saisis. Sur celui-ci, nous avons dû identifier des photos pour savoir si nous nous reconnaissions », poursuit Jessica Merlenghi. Parmi les clichés qui leur sont présentés, les deux familles identifient leurs enfants et plusieurs de leurs proches. « Nous avons pu voir qu’il y avait des photos de nous et de nos enfants en pyjama ou en maillot, avec des gros plans sur certaines parties du corps », indique Jessica Merlenghi.
« Le monde s’est écroulé sous nos pieds »
Au-delà de l’atteinte à leur intimité, les deux familles qui ont depuis déposé plainte disent surtout avoir immédiatement imaginé ce qui aurait pu se produire. « Quand nous avons vu les photos, le monde s’est écroulé sous nos pieds. Nous nous sommes dit qu’un prédateur vivait à côté de chez nous alors que nous ne le savions pas. Il aurait pu entrer chez nous, approcher l’un de nos enfants, nous faire du mal », confie Jessica Merlenghi avec beaucoup d’émotion. « Nous vivons dans un village où les enfants circulent librement et on se dit qu’il aurait pu en prendre un en passant sur la route. Nous sommes catastrophés », poursuit-elle.
Depuis le début de la semaine, la vie quotidienne des deux familles a d’ailleurs radicalement changé. « Je n’arrive plus à ouvrir mes volets quand j’aère ma maison alors que nous vivions avec les fenêtres ouvertes. Nous ne nous baignons plus dans nos piscines », indique Jessica Merlenghi. Pis, chez les Rossi, l’une des enfants ne veut désormais plus quitter la maison. « Ma fille adolescente est traumatisée », témoigne Coralie Rossi.
Les familles ne cachent pas non plus leur colère face à des faits qui se seraient déroulés alors que des plaintes pour agressions sexuelles avaient déjà été déposées contre leur voisin. « On se dit que ces plaintes datent et que, malgré cela, il n’a pas hésité à prendre ces photos. Alors pourquoi ne recommencerait-il pas ? On ne sait pas ce qu’il se passe dans la tête de ces gens », s’inquiète Jessica Merlenghi.
Dans ce droit fil, le sentiment d’insécurité a gagné d’autres habitants de San Benedetto. Présente au rassemblement pour soutenir ses voisins, Julie, mère de famille, affirme qu’elle ne laissera plus sa fille circuler seule dans le hameau. « Nous avons été mis au courant de certains agissements d'un de nos voisins. C’est une catastrophe. Pour nous, il est hors de question que cette personne reste sur la commune, aux abords de nos maisons. Il faut qu’il parte le plus loin possible, mais aussi que la justice agisse pour que cela ne se reproduise pas ailleurs », insiste-t-elle en ajoutant : « Jusqu’ici, les enfants allaient et venaient librement dans la commune car nous n’avions pas ce genre de soucis chez nous. Désormais, je ne laisserai plus ma fille sortir sans moi ».
« La peur doit changer de camp »
En organisant ce rassemblement pacifique, les familles Rossi et Merlenghi assurent toutefois n’avoir jamais voulu appeler à une quelconque confrontation. « Il n’est pas question de se faire justice soi-même. Nous avons quand même foi en la justice, qui essaye de faire au mieux son travail, mais nous avons voulu dénoncer ces faits, dire qu’un prédateur vit dans le village et qu’il n’est pas question de détourner le regard », souligne Jessica Merlenghi avant de souffler : « Nous, nous avons peur alors que lui dort tranquillement. Je pense que la peur doit changer de camp. C’est ce monsieur qui doit être inquiété de tout ce qu’il a fait. Nous, nous voulons montrer notre unité, montrer que nous nous protégeons et que nous sommes là les uns pour les autres ».
Le propriétaire de la maison où vivait l’homme mis en cause a lui aussi tenu à participer au rassemblement afin d’apporter son soutien aux familles. « J’ai été mis au courant des faits par les familles photographiées qui ont été entendues par la police et qui m’ont averti que l’auteur présumé des faits était mon locataire », explique-t-il, en se disant « sous le choc ». « Cela fait quinze ans qu’il est locataire chez moi, nous avions des relations cordiales. Malheureusement, je sais qu’il était famille d’accueil, il accueillait des enfants chez lui, même si cela faisait quelques années que son agrément lui avait été retiré », poursuit-il.
Si le propriétaire indique ne pas pouvoir mettre unilatéralement un terme au bail par lequel il est lié avec l’auteur présumé des faits, il assure néanmoins lui avoir proposé d’y mettre fin. Selon lui, l’homme ne serait d’ailleurs déjà plus présent à San Benedetto depuis quelques jours et souhaiterait quitter la Corse. Un départ qui ne suffit pas à rassurer les deux familles. « On ne veut pas que le problème soit déplacé. On voudrait que ce monsieur soit incarcéré car, même s’il part d’ici, on ne veut pas qu’il puisse faire du mal à d’autres enfants », insistent Jessica Merlenghi et Coralie Rossi.
« La peur doit changer de camp »
En organisant ce rassemblement pacifique, les familles Rossi et Merlenghi assurent toutefois n’avoir jamais voulu appeler à une quelconque confrontation. « Il n’est pas question de se faire justice soi-même. Nous avons quand même foi en la justice, qui essaye de faire au mieux son travail, mais nous avons voulu dénoncer ces faits, dire qu’un prédateur vit dans le village et qu’il n’est pas question de détourner le regard », souligne Jessica Merlenghi avant de souffler : « Nous, nous avons peur alors que lui dort tranquillement. Je pense que la peur doit changer de camp. C’est ce monsieur qui doit être inquiété de tout ce qu’il a fait. Nous, nous voulons montrer notre unité, montrer que nous nous protégeons et que nous sommes là les uns pour les autres ».
Le propriétaire de la maison où vivait l’homme mis en cause a lui aussi tenu à participer au rassemblement afin d’apporter son soutien aux familles. « J’ai été mis au courant des faits par les familles photographiées qui ont été entendues par la police et qui m’ont averti que l’auteur présumé des faits était mon locataire », explique-t-il, en se disant « sous le choc ». « Cela fait quinze ans qu’il est locataire chez moi, nous avions des relations cordiales. Malheureusement, je sais qu’il était famille d’accueil, il accueillait des enfants chez lui, même si cela faisait quelques années que son agrément lui avait été retiré », poursuit-il.
Si le propriétaire indique ne pas pouvoir mettre unilatéralement un terme au bail par lequel il est lié avec l’auteur présumé des faits, il assure néanmoins lui avoir proposé d’y mettre fin. Selon lui, l’homme ne serait d’ailleurs déjà plus présent à San Benedetto depuis quelques jours et souhaiterait quitter la Corse. Un départ qui ne suffit pas à rassurer les deux familles. « On ne veut pas que le problème soit déplacé. On voudrait que ce monsieur soit incarcéré car, même s’il part d’ici, on ne veut pas qu’il puisse faire du mal à d’autres enfants », insistent Jessica Merlenghi et Coralie Rossi.



