Depuis mercredi matin, l’Établissement français du sang (EFS) a installé son village place Campinchi, à Ajaccio, pour la quatrième édition de « Tout Ajaccio donne son sang ». Jusqu’à dimanche, 400 donneurs sont attendus pour contribuer à reconstituer des réserves particulièrement sollicitées pendant l’été.

Depuis mercredi matin, l’Établissement français du sang (EFS) a installé son village place Campinchi, à Ajaccio, pour la quatrième édition de « Tout Ajaccio donne son sang » (Photos : Paule Santoni)
Mercredi matin, place Campinchi, les premiers donneurs prennent place dans le village de l’Établissement français du sang. Certains ont rendez-vous, d’autres s’arrêtent spontanément. Dans quelques minutes, environ un demi-litre de leur sang sera prélevé. Mais une fois la poche remplie, le parcours du sang est loin d’être terminé.
Avant de donner, chaque personne passe par un questionnaire médical, puis un entretien avec un professionnel de santé. « On s’intéresse à ce qui peut nuire aux donneurs ou aux receveurs », explique Brigitte Perès, médecin coordinateur des sites de l’EFS en Corse. Le prélèvement dure ensuite une dizaine de minutes, avant le passage par la collation et l’hydratation.
Pour les donneurs présents ce mercredi, le geste s’arrête là. Pour leur sang, une autre étape commence. Les poches collectées à Ajaccio doivent rejoindre le continent, où se trouve le centre chargé de préparer les dons pour l’ensemble de la région PACA-Corse, près de Marseille. « Les poches vont prendre l’avion de ce soir et vont partir sur le continent », précise Brigitte Perès. Elles y sont centrifugées, filtrées et mises en quarantaine, tandis que les échantillons prélevés lors du don sont analysés. Hépatites B et C, VIH, syphilis : plusieurs examens sont réalisés avant que les produits sanguins puissent être utilisés.
Cette organisation rappelle aussi la dépendance de la Corse en matière d’approvisionnement. La région PACA-Corse est déficitaire depuis toujours. « Avant, c’était 45 % des poches qui venaient de l’extérieur. Maintenant, on essaye de réduire ce déficit à 40 %, mais ça dépend des périodes », indique la médecin. Si la Corse devait assurer seule les transfusions de ses patients, environ 25 % des poches devraient encore venir d’autres régions.
Avant de donner, chaque personne passe par un questionnaire médical, puis un entretien avec un professionnel de santé. « On s’intéresse à ce qui peut nuire aux donneurs ou aux receveurs », explique Brigitte Perès, médecin coordinateur des sites de l’EFS en Corse. Le prélèvement dure ensuite une dizaine de minutes, avant le passage par la collation et l’hydratation.
Pour les donneurs présents ce mercredi, le geste s’arrête là. Pour leur sang, une autre étape commence. Les poches collectées à Ajaccio doivent rejoindre le continent, où se trouve le centre chargé de préparer les dons pour l’ensemble de la région PACA-Corse, près de Marseille. « Les poches vont prendre l’avion de ce soir et vont partir sur le continent », précise Brigitte Perès. Elles y sont centrifugées, filtrées et mises en quarantaine, tandis que les échantillons prélevés lors du don sont analysés. Hépatites B et C, VIH, syphilis : plusieurs examens sont réalisés avant que les produits sanguins puissent être utilisés.
Cette organisation rappelle aussi la dépendance de la Corse en matière d’approvisionnement. La région PACA-Corse est déficitaire depuis toujours. « Avant, c’était 45 % des poches qui venaient de l’extérieur. Maintenant, on essaye de réduire ce déficit à 40 %, mais ça dépend des périodes », indique la médecin. Si la Corse devait assurer seule les transfusions de ses patients, environ 25 % des poches devraient encore venir d’autres régions.
Après l’été, reconstituer les réserves
C’est tout l’enjeu de cette collecte organisée à la fin du mois d’août. Les vacances et les fortes chaleurs rendent traditionnellement les dons plus difficiles, alors que les besoins des patients restent, eux, inchangés. « Cette collecte à la fin août, c’est pour aider à reconstituer les réserves », explique Brigitte Perès. Ces stocks constituent une réserve de sécurité. À l’échelle nationale, l’EFS vise douze jours de réserve. Pour donner une idée de l’enjeu, si 10 000 poches sont transfusées chaque jour, il faut pouvoir compter sur environ 120 000 poches disponibles.
Cette année, 400 donneurs sont espérés à Ajaccio. Un objectif légèrement supérieur à celui de l’édition précédente, qui avait réuni 372 personnes, dont 72 nouveaux donneurs. Mais la météo pourrait compliquer la mobilisation. « On attend le sirocco, on attend des températures insupportables, donc je ne sais pas si les gens vont venir », reconnaît Brigitte Perès.
Pourtant, dès l’ouverture mercredi matin, les profils se mélangent. Il y a ceux pour qui donner est devenu un rendez-vous régulier, comme Jessica, 24 ans, qui donne depuis ses 18 ans, suivant l’exemple de son père. « C’est toujours bien d’aider. J’essaye de le faire le plus possible dans l’année », raconte-t-elle.
C’est tout l’enjeu de cette collecte organisée à la fin du mois d’août. Les vacances et les fortes chaleurs rendent traditionnellement les dons plus difficiles, alors que les besoins des patients restent, eux, inchangés. « Cette collecte à la fin août, c’est pour aider à reconstituer les réserves », explique Brigitte Perès. Ces stocks constituent une réserve de sécurité. À l’échelle nationale, l’EFS vise douze jours de réserve. Pour donner une idée de l’enjeu, si 10 000 poches sont transfusées chaque jour, il faut pouvoir compter sur environ 120 000 poches disponibles.
Cette année, 400 donneurs sont espérés à Ajaccio. Un objectif légèrement supérieur à celui de l’édition précédente, qui avait réuni 372 personnes, dont 72 nouveaux donneurs. Mais la météo pourrait compliquer la mobilisation. « On attend le sirocco, on attend des températures insupportables, donc je ne sais pas si les gens vont venir », reconnaît Brigitte Perès.
Pourtant, dès l’ouverture mercredi matin, les profils se mélangent. Il y a ceux pour qui donner est devenu un rendez-vous régulier, comme Jessica, 24 ans, qui donne depuis ses 18 ans, suivant l’exemple de son père. « C’est toujours bien d’aider. J’essaye de le faire le plus possible dans l’année », raconte-t-elle.
Et puis il y a ceux qui franchissent le pas pour la première fois. Emmanuelle avait longtemps hésité, par peur de faire un malaise. Son conjoint l’a finalement convaincue de venir. « C’est pour la bonne cause, pour aider les autres », explique-t-elle, avec une autre motivation : montrer l’exemple à son fils.
Jean-Pierre, 49 ans, donne depuis l’âge de 18 ans. Il n’éprouve désormais plus aucune appréhension et prend rendez-vous dès qu’il le peut. Son message résume l’enjeu de ces cinq jours : « Il faudrait plus de gens. Ils en ont besoin. Ceux qui peuvent devraient le donner. »
Car malgré les recherches, aucune alternative ne permet aujourd’hui de remplacer les donneurs. « Le sang artificiel n’existe pas », rappelle Brigitte Perès. Jusqu’à dimanche, place Campinchi, l’EFS espère donc continuer à remplir les poches car les réserves reposent, encore et toujours, sur la mobilisation des donneurs.
Jean-Pierre, 49 ans, donne depuis l’âge de 18 ans. Il n’éprouve désormais plus aucune appréhension et prend rendez-vous dès qu’il le peut. Son message résume l’enjeu de ces cinq jours : « Il faudrait plus de gens. Ils en ont besoin. Ceux qui peuvent devraient le donner. »
Car malgré les recherches, aucune alternative ne permet aujourd’hui de remplacer les donneurs. « Le sang artificiel n’existe pas », rappelle Brigitte Perès. Jusqu’à dimanche, place Campinchi, l’EFS espère donc continuer à remplir les poches car les réserves reposent, encore et toujours, sur la mobilisation des donneurs.



