Pour sa douzième édition, A Fiera di u Focu a de nouveau placé l’artisanat et les savoir-faire insulaires au cœur du village de Costa. Avec 52 exposants réunis autour des métiers du feu et de la création locale, la manifestation franchit cette année une nouvelle étape en rejoignant la Fédération des foires rurales agricoles et artisanales de Corse (FFRAAC), reconnaissance d’une démarche fondée depuis sa création sur la qualité et la sélection des producteurs et artisans.
À Costa, le feu est bien davantage qu’un thème. Il constitue le fil conducteur d’une foire imaginée pour mettre en lumière les métiers qui, depuis toujours, l’utilisent pour transformer la matière, façonner des objets ou élaborer des produits. Pour sa deuxième édition, A Fiera di u Focu a ainsi rassemblé 52 exposants venus présenter au public la diversité de leurs savoir-faire.
À l’origine de cette identité, on retrouve notamment le monde de la coutellerie. Jean-François Agostini, organisateur et membre du Syndicat des couteliers de Corse et lui-même coutelier, explique avoir souhaité construire une manifestation autour d’un élément naturellement lié à son métier.
« Je suis coutelier, donc cela me paraissait normal et logique d’articuler cette foire autour du feu. Mais je ne voulais pas non plus la cantonner uniquement à la coutellerie. C’est pour cela qu’on l’a appelée A Fiera di u Focu », explique-t-il.
Le feu comme trait d’union entre les savoir-faire
Autour des couteliers, particulièrement bien représentés durant le week-end avec notamment la présence de l’Association des couteliers de Corse et du Syndicat des couteliers, la manifestation ouvre ainsi largement son périmètre.
Potiers, verriers et autres artisans dont le travail nécessite la maîtrise du feu côtoient les métiers de bouche. Car le feu est également celui de la cuisson et de la transformation des produits , charcuterie, cochons ou veau grillés trouvent naturellement leur place dans cet univers.
Mais A Fiera di u Focu ne reste pas moins une foire artisanale au sens large. D’autres productions locales sont également présentes afin de proposer un panorama plus complet des savoir-faire insulaires.
Une diversité qui ne signifie cependant pas accumulation. Depuis sa création, l’organisation revendique au contraire une sélection rigoureuse des exposants et refuse de multiplier artificiellement les stands proposant des produits similaires.
« Nous ne voulions pas faire venir de revendeurs. Tous les gens qui sont ici sont artisans ou fabriquent eux-mêmes leurs produits », souligne Jean-François Agostini.
Même logique concernant la représentation des différentes filières. Pour l’huile d’olive ou le miel, par exemple, le nombre d’exposants est volontairement limité. Une manière d’éviter la concurrence excessive entre artisans et de préserver l’équilibre général de la manifestation.
Une nouvelle reconnaissance avec la FFRAAC
Cette exigence prend cette année une dimension supplémentaire puisque A Fiera di u Focu rejoint désormais la Fédération des foires rurales agricoles et artisanales de Corse (FFRAAC).
Une affiliation importante pour une manifestation encore jeune, même si elle ne vient pas bouleverser son fonctionnement.
« Cela ne change pas véritablement nos critères puisque nous avions quasiment les mêmes que ceux de la Fédération », précise Jean-François Agostini.
L’enjeu est ailleurs, intégrer le réseau des foires rurales corses permet à A Fiera di u Focu de bénéficier d’une reconnaissance supplémentaire auprès du public comme des partenaires institutionnels.
« C’était surtout une manière d’avoir une légitimité. Si nous avons besoin d’une reconnaissance au niveau des institutions, faire partie de la FFRAAC est important, parce qu’il y a derrière un label de sérieux et de qualité».
Cette affiliation vient donc davantage consacrer une démarche déjà engagée que provoquer un changement de cap. Depuis sa naissance, la foire de Costa a fait le choix de privilégier les créateurs, producteurs et artisans travaillant eux-mêmes leurs produits, plutôt que de rechercher le nombre d’exposants à tout prix.
Avec 52 stands et une importante représentation des métiers du feu, cette deuxième édition confirme ainsi la volonté de la manifestation de se construire progressivement une place dans le calendrier des foires insulaires.
À Costa, autour des forges, des fours, des cuissons et des démonstrations, le feu devient finalement un prétexte à quelque chose de plus large, faire se rencontrer des métiers, transmettre des gestes et offrir une vitrine à un artisanat corse qui entend rester vivant, productif et profondément ancré dans ses territoires.
À l’origine de cette identité, on retrouve notamment le monde de la coutellerie. Jean-François Agostini, organisateur et membre du Syndicat des couteliers de Corse et lui-même coutelier, explique avoir souhaité construire une manifestation autour d’un élément naturellement lié à son métier.
« Je suis coutelier, donc cela me paraissait normal et logique d’articuler cette foire autour du feu. Mais je ne voulais pas non plus la cantonner uniquement à la coutellerie. C’est pour cela qu’on l’a appelée A Fiera di u Focu », explique-t-il.
Le feu comme trait d’union entre les savoir-faire
Autour des couteliers, particulièrement bien représentés durant le week-end avec notamment la présence de l’Association des couteliers de Corse et du Syndicat des couteliers, la manifestation ouvre ainsi largement son périmètre.
Potiers, verriers et autres artisans dont le travail nécessite la maîtrise du feu côtoient les métiers de bouche. Car le feu est également celui de la cuisson et de la transformation des produits , charcuterie, cochons ou veau grillés trouvent naturellement leur place dans cet univers.
Mais A Fiera di u Focu ne reste pas moins une foire artisanale au sens large. D’autres productions locales sont également présentes afin de proposer un panorama plus complet des savoir-faire insulaires.
Une diversité qui ne signifie cependant pas accumulation. Depuis sa création, l’organisation revendique au contraire une sélection rigoureuse des exposants et refuse de multiplier artificiellement les stands proposant des produits similaires.
« Nous ne voulions pas faire venir de revendeurs. Tous les gens qui sont ici sont artisans ou fabriquent eux-mêmes leurs produits », souligne Jean-François Agostini.
Même logique concernant la représentation des différentes filières. Pour l’huile d’olive ou le miel, par exemple, le nombre d’exposants est volontairement limité. Une manière d’éviter la concurrence excessive entre artisans et de préserver l’équilibre général de la manifestation.
Une nouvelle reconnaissance avec la FFRAAC
Cette exigence prend cette année une dimension supplémentaire puisque A Fiera di u Focu rejoint désormais la Fédération des foires rurales agricoles et artisanales de Corse (FFRAAC).
Une affiliation importante pour une manifestation encore jeune, même si elle ne vient pas bouleverser son fonctionnement.
« Cela ne change pas véritablement nos critères puisque nous avions quasiment les mêmes que ceux de la Fédération », précise Jean-François Agostini.
L’enjeu est ailleurs, intégrer le réseau des foires rurales corses permet à A Fiera di u Focu de bénéficier d’une reconnaissance supplémentaire auprès du public comme des partenaires institutionnels.
« C’était surtout une manière d’avoir une légitimité. Si nous avons besoin d’une reconnaissance au niveau des institutions, faire partie de la FFRAAC est important, parce qu’il y a derrière un label de sérieux et de qualité».
Cette affiliation vient donc davantage consacrer une démarche déjà engagée que provoquer un changement de cap. Depuis sa naissance, la foire de Costa a fait le choix de privilégier les créateurs, producteurs et artisans travaillant eux-mêmes leurs produits, plutôt que de rechercher le nombre d’exposants à tout prix.
Avec 52 stands et une importante représentation des métiers du feu, cette deuxième édition confirme ainsi la volonté de la manifestation de se construire progressivement une place dans le calendrier des foires insulaires.
À Costa, autour des forges, des fours, des cuissons et des démonstrations, le feu devient finalement un prétexte à quelque chose de plus large, faire se rencontrer des métiers, transmettre des gestes et offrir une vitrine à un artisanat corse qui entend rester vivant, productif et profondément ancré dans ses territoires.



