Trois militants du parti indépendantiste Nazione dont Pierre Paoli, considéré comme un ancien chef du groupe clandestin Front de libération nationale corse (FLNC), ont été mis en examen pour violence aggravée mardi soir, a indiqué mercredi le parquet d'Ajaccio. Deux de ces mis en examen ont été placés en détention provisoire tandis que le troisième a été placé sous contrôle judiciaire, précise le parquet.
Pierre Paoli et Sébastien Poilblan ont été écroués tandis que Basile Paoli, le fils du premier, a été placé sous contrôle judiciaire, indique à l'AFP une source proche du dossier.
Ces trois hommes sont accusés d'avoir "grièvement blessé courant juillet" un quatrième dans un restaurant d'un centre commercial d'Ajaccio, ajoute une autre source proche du dossier, sans communiquer les motivations des auteurs présumés.
"La victime pourrait perdre un œil", précise à l'AFP une source proche de l'enquête en évoquant "40 jours" d'incapacité totale de travail (ITT).
Dans une note confidentielle de la police répertoriant les 20 bandes criminelles actives en Corse en 2025 et consultée par l'AFP, ces trois hommes apparaissent dans la bande dite "Paoli" dont Pierre Paoli, ancien chef du FLNC en Corse-du-Sud et cadre du parti Nazione, est le chef. Ce clan aurait, selon cette note, "délaissé les luttes idéologiques pour se consacrer à des intérêts financiers, dans une dérive affairiste toujours plus forte". "L’emprise de ce groupe dans les milieux économiques, politique et criminel de l’île en fait l'une des équipes les plus puissantes actuellement", écrivent encore les policiers, précisant que ces "mafionalistes" cherchent "à dominer certains secteurs (BTP, restauration)". "Pierre Paoli est le chef des mafionalistes de Corse-du-Sud", assure mercredi à l'AFP une source proche de l'enquête.
Dans un communiqué, le parti Nazione et l’associu Sulidarita, avaient dénoncé lundi les "perquisitions, portes défoncées, intervention à 6 heures du matin" et la présomption d'innocence "reléguée au second plan" dans cette affaire.
"Depuis toujours, nous considérons que l'État français a recours à ce type de méthodes pour criminaliser celles et ceux qui résistent et défendent une revendication politique", ont-ils affirmé en dénonçant une "logique d'intimidation et de stigmatisation".
Dans un autre communiqué mercredi, Sulidarita demande "la libération des militants incarcérés", assurant que "la détention provisoire ne doit pas devenir le prolongement d’une démonstration de force".
Ces trois hommes sont accusés d'avoir "grièvement blessé courant juillet" un quatrième dans un restaurant d'un centre commercial d'Ajaccio, ajoute une autre source proche du dossier, sans communiquer les motivations des auteurs présumés.
"La victime pourrait perdre un œil", précise à l'AFP une source proche de l'enquête en évoquant "40 jours" d'incapacité totale de travail (ITT).
Dans une note confidentielle de la police répertoriant les 20 bandes criminelles actives en Corse en 2025 et consultée par l'AFP, ces trois hommes apparaissent dans la bande dite "Paoli" dont Pierre Paoli, ancien chef du FLNC en Corse-du-Sud et cadre du parti Nazione, est le chef. Ce clan aurait, selon cette note, "délaissé les luttes idéologiques pour se consacrer à des intérêts financiers, dans une dérive affairiste toujours plus forte". "L’emprise de ce groupe dans les milieux économiques, politique et criminel de l’île en fait l'une des équipes les plus puissantes actuellement", écrivent encore les policiers, précisant que ces "mafionalistes" cherchent "à dominer certains secteurs (BTP, restauration)". "Pierre Paoli est le chef des mafionalistes de Corse-du-Sud", assure mercredi à l'AFP une source proche de l'enquête.
Dans un communiqué, le parti Nazione et l’associu Sulidarita, avaient dénoncé lundi les "perquisitions, portes défoncées, intervention à 6 heures du matin" et la présomption d'innocence "reléguée au second plan" dans cette affaire.
"Depuis toujours, nous considérons que l'État français a recours à ce type de méthodes pour criminaliser celles et ceux qui résistent et défendent une revendication politique", ont-ils affirmé en dénonçant une "logique d'intimidation et de stigmatisation".
Dans un autre communiqué mercredi, Sulidarita demande "la libération des militants incarcérés", assurant que "la détention provisoire ne doit pas devenir le prolongement d’une démonstration de force".


