Le maire de Figari, Jean Giuseppi, est candidat aux élections sénatoriales de Corse du Sud qui se tiendront le 27 septembre prochain. Soutenu par la majorité territoriale et l’Indépendantiste Jean-Paul Carrolaggi, leader de l’opposition ajaccienne, c’est, pour l’instant, le seul nationaliste en lice face au sénateur sortant et à un candidat RN. Se présentant comme une alternative claire, il appelle à une convergence nationaliste et à une union des forces de progrès pour défendre le statut d’autonomie de la Corse qui sera débattu à l’automne au Sénat, mais aussi le bloc communal et l’équilibre territorial.
-Pourquoi êtes-vous candidat aux élections sénatoriales ?
- L'avenir institutionnel de la Corse est au cœur de ce mandat, tourné vers la révision constitutionnelle et la loi organique qui en découlera. C'est un moment historique pour la Corse. Le sénateur sortant affirme catégoriquement être opposé à la notion de peuple Corse, opposé à la notion de communauté et opposé au pouvoir législatif. Je crois nécessaire une alternative basée sur une union des forces nationalistes et des forces de progrès. Je veux aussi défendre le bloc communal, parce que le maire reste l’élu de proximité par excellence et que le Sénat est avant tout la chambre des collectivités territoriales.
- Vous êtes pour l’instant le seul candidat nationaliste déclaré en Corse-du-Sud. Vous êtes proche de la majorité territoriale. Sous quelle étiquette vous présentez-vous ?
- Mon engagement est connu depuis longtemps et la convergence nationaliste est mon étiquette. Au-delà, dès lors que le rassemblement est propice à la défense des intérêts fondamentaux de la Corse et des Corses, je répondrai présent.
- Vous êtes passé par Corsica Libera, vous êtes adjoint à la ComCom Sud Corse présidée par Jean-Christophe Angelini. Avez-vous discuté avec les différentes familles du mouvement national ?
- Oui. J’ai eu des échanges avec plusieurs responsables et élus de différentes sensibilités. Je bénéficie aujourd’hui du soutien officiel de Femu a Corsica et de Jean-Paul Carrolaggi. Des discussions constructives ont été engagées avec Core in Fronte ainsi que le PNC. A ce stade je n'ai rencontré aucune hostilité, bien au contraire.
- Pensez-vous réussir à fédérer l’ensemble du mouvement national ?
- Je ne peux pas prétendre fédérer l'ensemble du mouvement national, mais je pense pouvoir contribuer à un rassemblement le plus large possible. Cette élection et les enjeux qui l'entourent sont fondamentaux pour l'avenir de la Corse. La reconnaissance de notre identité, de notre langue, de notre culture, la protection du foncier, du logement, c’est sur ces bases que je veux construire.
- Vous vous présentez contre le sénateur sortant LR qui part favori et contre un candidat RN. Pensez-vous vraiment créer la surprise ?
- Dans une élection, rien n’est jamais joué d’avance. L'enjeu de ce mandat ne se résume pas à un effet de surprise. Je sais pouvoir compter sur mes soutiens et sur mon enracinement en Corse du Sud.
- Le principal enjeu de cette élection est le débat sur l’autonomie qui se tiendra à l’automne au Sénat et contre lequel bataille le sénateur Panunzi. Pensez-vous que ce soit un argument fédérateur ?
- Oui, parce que cette question dépasse les clivages politiques traditionnels, ma candidature sera aussi l'occasion de proposer une alternative ainsi qu'un choix clair aux grands électeurs. Le sénateur sortant s'est clairement positionné contre la notion de peuple Corse, la notion de communauté et le pouvoir législatif. Il se dit autonomiste et favorable au pouvoir d'adaptation. Or l'autonomie se définit comme la possibilité de se donner sa propre loi, la simple faculté d'adapter des lois décidées à Paris n'est pas un statut d'autonomie, c'est un statu quo. Pour moi l'autonomie doit permettre de répondre aux difficultés concrètes rencontrées par les Corses : c'est le cas de la protection de notre langue et notre culture, de l'accès au logement et au foncier, de la corsisation des emplois, de la gestion de l’eau... Je pense qu’il est essentiel que le Sénat entende cette voix.
- Avez-vous déjà compté vos soutiens ?
- Les soutiens se forgent également au fil de la campagne, à force de conviction et de mobilisation. Je rencontre chaque jour des maires, des conseillers municipaux et des grands électeurs. Les échanges sont positifs et je sens une attente réelle autour d’une candidature de progrès qui porte haut les intérêts de la Corse.
- Quelle sera votre suppléante ?
- Je présenterai son nom prochainement.
- Au-delà de l’autonomie, sur quels thèmes ferez-vous campagne ?
- L’autonomie sera naturellement un sujet central, mais elle ne sera pas le seul. Je parlerai du bloc communal et des sujets qui font le quotidien des maires et des communes. Nous parlerons logement, lutte contre la spéculation foncière, accès à l’eau, agriculture, infrastructures, santé et accès aux soins. De par ma fonction de maire, je suis sensible à l'égalité et à l’équilibre territorial pour que chaque commune dispose des mêmes chances de développement.
- À quoi vous engagez-vous auprès des maires et des grands électeurs qui détiennent la clé de ce scrutin ?
- Je m’engage d’abord à être un sénateur de terrain, à être disponible, à défendre chaque commune. Je serais aussi un relais, un facilitateur auprès des différentes collectivités ainsi qu'une force proposition pour que les préoccupations des maires soient directement relayées au Sénat.
- Si vous n’êtes pas en position éligible, quel choix ferez-vous pour le second tour ?
- Je respecterai le verdict des urnes et j’agirai avec responsabilité, mais aujourd’hui, toute mon énergie est tournée vers cette campagne et vers la rencontre des grands électeurs.
- Quel groupe politique rejoindrez-vous, si vous êtes élu ?
- Je serais non-inscrit car aucun groupe ne correspond à la vision que je porte.
- Cette élection aura-t-elle des répercussions sur les prochains scrutins, notamment législatif et territorial ?
- Chaque élection a des conséquences politiques, mon objectif est de rassembler la famille nationaliste le plus largement possible. Je mène aussi cette campagne parce que le débat institutionnel qui s’ouvre est sans doute le plus important depuis des décennies pour la Corse.
Propos recueillis par Nicole MARI.
- L'avenir institutionnel de la Corse est au cœur de ce mandat, tourné vers la révision constitutionnelle et la loi organique qui en découlera. C'est un moment historique pour la Corse. Le sénateur sortant affirme catégoriquement être opposé à la notion de peuple Corse, opposé à la notion de communauté et opposé au pouvoir législatif. Je crois nécessaire une alternative basée sur une union des forces nationalistes et des forces de progrès. Je veux aussi défendre le bloc communal, parce que le maire reste l’élu de proximité par excellence et que le Sénat est avant tout la chambre des collectivités territoriales.
- Vous êtes pour l’instant le seul candidat nationaliste déclaré en Corse-du-Sud. Vous êtes proche de la majorité territoriale. Sous quelle étiquette vous présentez-vous ?
- Mon engagement est connu depuis longtemps et la convergence nationaliste est mon étiquette. Au-delà, dès lors que le rassemblement est propice à la défense des intérêts fondamentaux de la Corse et des Corses, je répondrai présent.
- Vous êtes passé par Corsica Libera, vous êtes adjoint à la ComCom Sud Corse présidée par Jean-Christophe Angelini. Avez-vous discuté avec les différentes familles du mouvement national ?
- Oui. J’ai eu des échanges avec plusieurs responsables et élus de différentes sensibilités. Je bénéficie aujourd’hui du soutien officiel de Femu a Corsica et de Jean-Paul Carrolaggi. Des discussions constructives ont été engagées avec Core in Fronte ainsi que le PNC. A ce stade je n'ai rencontré aucune hostilité, bien au contraire.
- Pensez-vous réussir à fédérer l’ensemble du mouvement national ?
- Je ne peux pas prétendre fédérer l'ensemble du mouvement national, mais je pense pouvoir contribuer à un rassemblement le plus large possible. Cette élection et les enjeux qui l'entourent sont fondamentaux pour l'avenir de la Corse. La reconnaissance de notre identité, de notre langue, de notre culture, la protection du foncier, du logement, c’est sur ces bases que je veux construire.
- Vous vous présentez contre le sénateur sortant LR qui part favori et contre un candidat RN. Pensez-vous vraiment créer la surprise ?
- Dans une élection, rien n’est jamais joué d’avance. L'enjeu de ce mandat ne se résume pas à un effet de surprise. Je sais pouvoir compter sur mes soutiens et sur mon enracinement en Corse du Sud.
- Le principal enjeu de cette élection est le débat sur l’autonomie qui se tiendra à l’automne au Sénat et contre lequel bataille le sénateur Panunzi. Pensez-vous que ce soit un argument fédérateur ?
- Oui, parce que cette question dépasse les clivages politiques traditionnels, ma candidature sera aussi l'occasion de proposer une alternative ainsi qu'un choix clair aux grands électeurs. Le sénateur sortant s'est clairement positionné contre la notion de peuple Corse, la notion de communauté et le pouvoir législatif. Il se dit autonomiste et favorable au pouvoir d'adaptation. Or l'autonomie se définit comme la possibilité de se donner sa propre loi, la simple faculté d'adapter des lois décidées à Paris n'est pas un statut d'autonomie, c'est un statu quo. Pour moi l'autonomie doit permettre de répondre aux difficultés concrètes rencontrées par les Corses : c'est le cas de la protection de notre langue et notre culture, de l'accès au logement et au foncier, de la corsisation des emplois, de la gestion de l’eau... Je pense qu’il est essentiel que le Sénat entende cette voix.
- Avez-vous déjà compté vos soutiens ?
- Les soutiens se forgent également au fil de la campagne, à force de conviction et de mobilisation. Je rencontre chaque jour des maires, des conseillers municipaux et des grands électeurs. Les échanges sont positifs et je sens une attente réelle autour d’une candidature de progrès qui porte haut les intérêts de la Corse.
- Quelle sera votre suppléante ?
- Je présenterai son nom prochainement.
- Au-delà de l’autonomie, sur quels thèmes ferez-vous campagne ?
- L’autonomie sera naturellement un sujet central, mais elle ne sera pas le seul. Je parlerai du bloc communal et des sujets qui font le quotidien des maires et des communes. Nous parlerons logement, lutte contre la spéculation foncière, accès à l’eau, agriculture, infrastructures, santé et accès aux soins. De par ma fonction de maire, je suis sensible à l'égalité et à l’équilibre territorial pour que chaque commune dispose des mêmes chances de développement.
- À quoi vous engagez-vous auprès des maires et des grands électeurs qui détiennent la clé de ce scrutin ?
- Je m’engage d’abord à être un sénateur de terrain, à être disponible, à défendre chaque commune. Je serais aussi un relais, un facilitateur auprès des différentes collectivités ainsi qu'une force proposition pour que les préoccupations des maires soient directement relayées au Sénat.
- Si vous n’êtes pas en position éligible, quel choix ferez-vous pour le second tour ?
- Je respecterai le verdict des urnes et j’agirai avec responsabilité, mais aujourd’hui, toute mon énergie est tournée vers cette campagne et vers la rencontre des grands électeurs.
- Quel groupe politique rejoindrez-vous, si vous êtes élu ?
- Je serais non-inscrit car aucun groupe ne correspond à la vision que je porte.
- Cette élection aura-t-elle des répercussions sur les prochains scrutins, notamment législatif et territorial ?
- Chaque élection a des conséquences politiques, mon objectif est de rassembler la famille nationaliste le plus largement possible. Je mène aussi cette campagne parce que le débat institutionnel qui s’ouvre est sans doute le plus important depuis des décennies pour la Corse.
Propos recueillis par Nicole MARI.


