Le 5 août, lors du concert de Voce Ventu, les personnes sourdes et malentendantes pourront suivre les chansons grâce à un dispositif inédit mêlant langue des signes, traduction de la langue corse et gilets vibrants. Une première sur l'île qui propose une autre manière de vivre la musique.
La musique peut-elle se vivre autrement que par l'ouïe ? À Appietto, le 5 août prochain, la réponse sera oui. Au concert du groupe Voce Ventu, certains spectateurs ne se contenteront pas d'écouter les chansons : ils pourront les voir, les ressentir et, d'une certaine manière, les vivre avec tout leur corps.
Pour la première fois en Corse, un répertoire chanté en langue corse sera interprété en chansigne grâce à une adaptation inédite entre la langue corse et la langue des signes française (LSF). Dans le même temps, des gilets vibrants permettront aux personnes sourdes et malentendantes de percevoir le rythme, les basses et les différentes intensités de la musique à travers des vibrations diffusées directement sur le torse. L'ambition est simple : faire en sorte que le concert ne soit plus réservé à ceux qui entendent.
Voir les paroles, ressentir le rythme
Dans le cas de Voce Ventu, l'exercice était d'autant plus complexe que les chansons sont interprétées en langue corse. L'association « 10 doigts en cavale », spécialisée dans le chansigne, a donc conçu une adaptation spécifique, créant une passerelle entre deux langues qui possèdent chacune leur propre grammaire, leur propre culture et leur propre manière d'exprimer les émotions.
À cette lecture visuelle des chansons s'ajoute une expérience physique. Reliés à la régie avant le concert, cinq gilets vibrants retransmettent les basses fréquences sous forme de pulsations. « Nous les connectons au système de sonorisation avant le spectacle. Ensuite, les personnes sourdes viennent les récupérer et ressentent la musique grâce aux vibrations, explique Angélique Antonini, cofondatrice et directrice bénévole du Pôle Surdité de Corse. Cela leur permet notamment de suivre le rythme tout au long du concert. »
Le Pôle Surdité de Corse assure l'accueil du public, la mise à disposition des gilets et leur installation avec les équipes techniques. Les équipements, pesant près de 1,2kg et acquis par la Collectivité de Corse il y a quelques années pour 12 000 euros, sont chaque été déployés sur plusieurs manifestations, dont cette année le concert de Voce Ventu. Et les vibrations ne reproduisent pas uniquement les basses : elles permettent aussi de distinguer les percussions, les cordes ou encore le piano.
Pour la première fois en Corse, un répertoire chanté en langue corse sera interprété en chansigne grâce à une adaptation inédite entre la langue corse et la langue des signes française (LSF). Dans le même temps, des gilets vibrants permettront aux personnes sourdes et malentendantes de percevoir le rythme, les basses et les différentes intensités de la musique à travers des vibrations diffusées directement sur le torse. L'ambition est simple : faire en sorte que le concert ne soit plus réservé à ceux qui entendent.
Voir les paroles, ressentir le rythme
Dans le cas de Voce Ventu, l'exercice était d'autant plus complexe que les chansons sont interprétées en langue corse. L'association « 10 doigts en cavale », spécialisée dans le chansigne, a donc conçu une adaptation spécifique, créant une passerelle entre deux langues qui possèdent chacune leur propre grammaire, leur propre culture et leur propre manière d'exprimer les émotions.
À cette lecture visuelle des chansons s'ajoute une expérience physique. Reliés à la régie avant le concert, cinq gilets vibrants retransmettent les basses fréquences sous forme de pulsations. « Nous les connectons au système de sonorisation avant le spectacle. Ensuite, les personnes sourdes viennent les récupérer et ressentent la musique grâce aux vibrations, explique Angélique Antonini, cofondatrice et directrice bénévole du Pôle Surdité de Corse. Cela leur permet notamment de suivre le rythme tout au long du concert. »
Le Pôle Surdité de Corse assure l'accueil du public, la mise à disposition des gilets et leur installation avec les équipes techniques. Les équipements, pesant près de 1,2kg et acquis par la Collectivité de Corse il y a quelques années pour 12 000 euros, sont chaque été déployés sur plusieurs manifestations, dont cette année le concert de Voce Ventu. Et les vibrations ne reproduisent pas uniquement les basses : elles permettent aussi de distinguer les percussions, les cordes ou encore le piano.
Une accessibilité encore peu connue
Le dispositif a déjà été proposé lors de récents concerts et les retours ont parfois dépassé les attentes. « Les personnes nous disent que les vibrations les aident à se repérer dans la musique. Et le chansigne leur permet de comprendre les paroles. Les deux sont vraiment complémentaires », souligne Angélique Antonini.
Selon les derniers chiffres de la Maison départementale des personnes handicapées, datant de 2016, la Corse compte environ 600 personnes sourdes ou malentendantes, dont 255 dans le Grand Ajaccio.
Pour Angélique Antonini, ces solutions restent encore méconnues, y compris par les principaux intéressés : « Les personnes sourdes et malentendantes demandent ce type de dispositif lorsqu'elles savent qu'il existe. Mais il faut encore le faire connaître. On voit aussi des personnes entendantes qui sont curieuses et souhaitent essayer les gilets vibrants. » Le rendez-vous d'Appietto marquera toutefois une étape particulière. Parce qu'au-delà des vibrations, c'est la langue corse elle-même qui sera, pour la première fois, interprétée en chansigne.
Le dispositif a déjà été proposé lors de récents concerts et les retours ont parfois dépassé les attentes. « Les personnes nous disent que les vibrations les aident à se repérer dans la musique. Et le chansigne leur permet de comprendre les paroles. Les deux sont vraiment complémentaires », souligne Angélique Antonini.
Selon les derniers chiffres de la Maison départementale des personnes handicapées, datant de 2016, la Corse compte environ 600 personnes sourdes ou malentendantes, dont 255 dans le Grand Ajaccio.
Pour Angélique Antonini, ces solutions restent encore méconnues, y compris par les principaux intéressés : « Les personnes sourdes et malentendantes demandent ce type de dispositif lorsqu'elles savent qu'il existe. Mais il faut encore le faire connaître. On voit aussi des personnes entendantes qui sont curieuses et souhaitent essayer les gilets vibrants. » Le rendez-vous d'Appietto marquera toutefois une étape particulière. Parce qu'au-delà des vibrations, c'est la langue corse elle-même qui sera, pour la première fois, interprétée en chansigne.



