Une semaine après l'annonce du passage de la Haute-Corse en alerte sécheresse, les restrictions sur les usages de l'eau deviennent effectives. La préfète a en effet signé ce mercredi l'arrêté qui détaille les mesures qui s'appliquent désormais à l'ensemble du département afin de préserver une ressource de plus en plus sous tension.
Une semaine après l'annonce du passage de la Haute-Corse en alerte sécheresse, de nouvelles restrictions entrent en vigueur. La préfète Véronique Deprez-Boudiera a en effet signé ce mercredi l'arrêté détaillant les mesures qui s'appliquent désormais afin de préserver une ressource en eau qui continue de se dégrader.
Dans un communiqué, la préfecture de Haute-Corse rappelle en effet que le comité de ressource en eau réuni le 21 juillet dernier avait mis en évidence « la grande tension qui pèse sur les ressources en eau du département, et plus généralement de l'île ». « Le mois de juin n'a enregistré que 22 % des précipitations normales et le début du mois de juillet seulement 12 % de la normale. Après le printemps le plus chaud jamais observé depuis le début des relevés exploitables, les sols sont aujourd’hui particulièrement secs et les prévisions annoncent un été plus chaud que la normale », soulignent les services de l’État en notant que « dans le même temps, la consommation d'eau potable est très élevée sur l’ensemble du département ». « À titre d’exemple, elle a progressé de 8,6 % par rapport à l'an dernier sur le territoire de la Communauté d'agglomération de Bastia ». En outre, les réserves diminuent. « Malgré un très bon niveau de remplissage des barrages pendant l'hiver, les ouvrages gérés par l'Office de l'Équipement Hydraulique de la Corse en Haute-Corse affichent à ce jour un taux de remplissage de 57 %, en forte baisse ces dernières semaines », précise le communiqué.
Face à cette situation, l'arrêté de la préfète de Haute-Corse tend ainsi à instaurer « un effort proportionné et partagé entre l'ensemble des usagers ». Concrètement, l'arrosage des jardins, pelouses, massifs fleuris, espaces verts, stades et hippodromes est désormais interdit entre 11 heures et 18 heures, tandis que les golfs ne pourront plus être arrosés entre 8 heures et 20 heures et devront réduire leur consommation d'eau de 15 à 30 %. Le remplissage et la vidange des piscines privées sont également interdits, tout comme le lavage des façades, toitures, trottoirs et espaces publics, sauf impératif sanitaire. Les douches de plage, jeux d'eau et fontaines en circuit ouvert devront rester à l'arrêt. Les particuliers ne peuvent plus non plus laver leurs véhicules, bateaux ou engins nautiques. Pour les professionnels, cette activité ne reste autorisée qu'à condition de disposer d'un système haute pression ou d'un dispositif de recyclage permettant de réutiliser au moins 70 % de l'eau. L'arrêté prévoit également une réduction d'au moins 5 % des prélèvements pour les installations classées les plus consommatrices d'eau, ainsi que l'interdiction des prélèvements dans les cours d'eau et les canaux entre 11 heures et 18 heures. Le monde agricole est lui aussi concerné. Après concertation avec la Chambre d'agriculture et les filières, une journée hebdomadaire sans irrigation est instaurée : le mardi pour la viticulture, le jeudi pour les agrumes et les kiwis, et le dimanche pour l'arboriculture ainsi que les productions de fourrages, céréales, oléagineux et prairies.
La préfecture précise enfin que les maires pourront prendre des mesures complémentaires en fonction de la situation de leur commune. Un nouveau comité de ressource en eau est d'ores et déjà programmé le 4 août afin d'évaluer l'évolution de la sécheresse.
Dans un communiqué, la préfecture de Haute-Corse rappelle en effet que le comité de ressource en eau réuni le 21 juillet dernier avait mis en évidence « la grande tension qui pèse sur les ressources en eau du département, et plus généralement de l'île ». « Le mois de juin n'a enregistré que 22 % des précipitations normales et le début du mois de juillet seulement 12 % de la normale. Après le printemps le plus chaud jamais observé depuis le début des relevés exploitables, les sols sont aujourd’hui particulièrement secs et les prévisions annoncent un été plus chaud que la normale », soulignent les services de l’État en notant que « dans le même temps, la consommation d'eau potable est très élevée sur l’ensemble du département ». « À titre d’exemple, elle a progressé de 8,6 % par rapport à l'an dernier sur le territoire de la Communauté d'agglomération de Bastia ». En outre, les réserves diminuent. « Malgré un très bon niveau de remplissage des barrages pendant l'hiver, les ouvrages gérés par l'Office de l'Équipement Hydraulique de la Corse en Haute-Corse affichent à ce jour un taux de remplissage de 57 %, en forte baisse ces dernières semaines », précise le communiqué.
Face à cette situation, l'arrêté de la préfète de Haute-Corse tend ainsi à instaurer « un effort proportionné et partagé entre l'ensemble des usagers ». Concrètement, l'arrosage des jardins, pelouses, massifs fleuris, espaces verts, stades et hippodromes est désormais interdit entre 11 heures et 18 heures, tandis que les golfs ne pourront plus être arrosés entre 8 heures et 20 heures et devront réduire leur consommation d'eau de 15 à 30 %. Le remplissage et la vidange des piscines privées sont également interdits, tout comme le lavage des façades, toitures, trottoirs et espaces publics, sauf impératif sanitaire. Les douches de plage, jeux d'eau et fontaines en circuit ouvert devront rester à l'arrêt. Les particuliers ne peuvent plus non plus laver leurs véhicules, bateaux ou engins nautiques. Pour les professionnels, cette activité ne reste autorisée qu'à condition de disposer d'un système haute pression ou d'un dispositif de recyclage permettant de réutiliser au moins 70 % de l'eau. L'arrêté prévoit également une réduction d'au moins 5 % des prélèvements pour les installations classées les plus consommatrices d'eau, ainsi que l'interdiction des prélèvements dans les cours d'eau et les canaux entre 11 heures et 18 heures. Le monde agricole est lui aussi concerné. Après concertation avec la Chambre d'agriculture et les filières, une journée hebdomadaire sans irrigation est instaurée : le mardi pour la viticulture, le jeudi pour les agrumes et les kiwis, et le dimanche pour l'arboriculture ainsi que les productions de fourrages, céréales, oléagineux et prairies.
La préfecture précise enfin que les maires pourront prendre des mesures complémentaires en fonction de la situation de leur commune. Un nouveau comité de ressource en eau est d'ores et déjà programmé le 4 août afin d'évaluer l'évolution de la sécheresse.


