Lancé par l'URPS Médecins Libéraux de Corse, le dispositif de parrainage met en relation des médecins en exercice et des étudiants admis en deuxième année de médecine. Objectif : les accompagner tout au long de leur cursus, créer un lien durable avec le territoire et, à terme, favoriser leur retour sur l'île.
Faire des études de médecine est souvent un parcours semé d'interrogations. Entre les choix de stages, de spécialité ou encore de sujet de thèse, les étudiants doivent franchir de nombreuses étapes, parfois sans disposer de repères dans leur entourage. C'est de ce constat qu'est né le dispositif de parrainage porté par l'URPS Médecins Libéraux de Corse.
À l'origine de cette initiative, le Dr Laurent Carlini, médecin généraliste dans la vallée de la Gravona, praticien aux urgences de l'hôpital d'Ajaccio et élu à l'URPS, souhaitait offrir un accompagnement humain dès le début des études. « Lorsque l'on démarre ce parcours universitaire, qui est l'un des plus longs qui existe, et que l'on n'a pas dans son entourage quelqu'un qui l'a déjà vécu, on découvre chaque année les difficultés et les étapes à franchir », explique-t-il. « Je me suis dit qu'il serait utile de donner à ceux qui le souhaitent la possibilité d'être aiguillés dès le départ. »
Le principe est simple : chaque étudiant volontaire est associé à un médecin parrain. Aucun cadre rigide n'est imposé. Les échanges se font en fonction des besoins, des disponibilités et des envies de chacun. « Il n'y a pas de cahier des charges », insiste Laurent Carlini. « Le but est de créer un véritable binôme, de se rencontrer et d'échanger au fil des années. »
Maintenir le lien avec les futurs médecins corses
Au-delà de cet accompagnement, le dispositif poursuit un objectif plus large : conserver un lien fort avec les étudiants pendant les longues années où ils poursuivent leur formation sur le continent. Car si la première partie du cursus peut désormais être suivie en Corse, la majorité des futurs médecins doivent encore quitter l'île pour la suite de leurs études. « Les études durent au minimum dix ans en médecine générale, davantage pour d'autres spécialités. Une fois partis, on perd souvent les étudiants de vue et on ne les retrouve parfois qu'au moment de l'internat », rappelle le médecin. « Le parrainage permet de maintenir ce lien tout au long de leur parcours et d'espérer leur retour pour exercer sur l'île. »
Le rôle du parrain dépasse largement le simple conseil académique. Il peut aider son filleul à réfléchir à son orientation, au choix d'un sujet de thèse, lui faire découvrir son exercice professionnel ou encore lui ouvrir son réseau. « En échangeant avec son parrain, un étudiant peut constituer un réseau, découvrir une spécialité ou même faire naître des projets d'association ou d'installation », souligne le médecin.
Selon les disponibilités, certains praticiens proposent également des immersions ponctuelles dans leur cabinet, en complément des stages prévus par le cursus universitaire.
Le dispositif séduit également les médecins volontaires, qui y voient une manière de transmettre leur expérience à la nouvelle génération. « Il y a une véritable transmission entre une génération de médecins et celle qui arrive. C'est aussi une façon de mieux connaître ces futurs confrères », observe Laurent Carlini.
Pour lui, cette initiative s'inscrit dans une réflexion plus large sur la démographie médicale en Corse. « Les étudiants d'aujourd'hui seront nos futurs confrères. Nous savons que nous faisons face à une pénurie de médecins. Ce sont aussi les futurs soignants dont la population aura besoin. Le parrainage est une petite pierre à l'édifice, mais nous espérons qu'elle contribuera à favoriser leur retour. »
Une pièce de plus dans la construction du futur CHU
Le développement progressif du cursus médical à l'Université de Corse renforce encore l'intérêt de cette initiative. Après l'ouverture de la deuxième année, la troisième année de médecine sera proposée à la prochaine rentrée. La récente soutenance de la première thèse de médecine sur l'île marque également une étape importante.
Pour le Dr Laurent Carlini, le parrainage s'inscrit pleinement dans cette dynamique, aux côtés des nouveaux parcours universitaires, de l'augmentation des stages d'internat en Corse et de la perspective du futur CHU. « Toutes ces actions mises bout à bout étoffent progressivement le parcours de formation en Corse », conclut-il.
Ainsi, une trentaine d'étudiants bénéficient de ce dispositif, appelé à se développer au fil des prochaines promotions.
À l'origine de cette initiative, le Dr Laurent Carlini, médecin généraliste dans la vallée de la Gravona, praticien aux urgences de l'hôpital d'Ajaccio et élu à l'URPS, souhaitait offrir un accompagnement humain dès le début des études. « Lorsque l'on démarre ce parcours universitaire, qui est l'un des plus longs qui existe, et que l'on n'a pas dans son entourage quelqu'un qui l'a déjà vécu, on découvre chaque année les difficultés et les étapes à franchir », explique-t-il. « Je me suis dit qu'il serait utile de donner à ceux qui le souhaitent la possibilité d'être aiguillés dès le départ. »
Le principe est simple : chaque étudiant volontaire est associé à un médecin parrain. Aucun cadre rigide n'est imposé. Les échanges se font en fonction des besoins, des disponibilités et des envies de chacun. « Il n'y a pas de cahier des charges », insiste Laurent Carlini. « Le but est de créer un véritable binôme, de se rencontrer et d'échanger au fil des années. »
Maintenir le lien avec les futurs médecins corses
Au-delà de cet accompagnement, le dispositif poursuit un objectif plus large : conserver un lien fort avec les étudiants pendant les longues années où ils poursuivent leur formation sur le continent. Car si la première partie du cursus peut désormais être suivie en Corse, la majorité des futurs médecins doivent encore quitter l'île pour la suite de leurs études. « Les études durent au minimum dix ans en médecine générale, davantage pour d'autres spécialités. Une fois partis, on perd souvent les étudiants de vue et on ne les retrouve parfois qu'au moment de l'internat », rappelle le médecin. « Le parrainage permet de maintenir ce lien tout au long de leur parcours et d'espérer leur retour pour exercer sur l'île. »
Le rôle du parrain dépasse largement le simple conseil académique. Il peut aider son filleul à réfléchir à son orientation, au choix d'un sujet de thèse, lui faire découvrir son exercice professionnel ou encore lui ouvrir son réseau. « En échangeant avec son parrain, un étudiant peut constituer un réseau, découvrir une spécialité ou même faire naître des projets d'association ou d'installation », souligne le médecin.
Selon les disponibilités, certains praticiens proposent également des immersions ponctuelles dans leur cabinet, en complément des stages prévus par le cursus universitaire.
Le dispositif séduit également les médecins volontaires, qui y voient une manière de transmettre leur expérience à la nouvelle génération. « Il y a une véritable transmission entre une génération de médecins et celle qui arrive. C'est aussi une façon de mieux connaître ces futurs confrères », observe Laurent Carlini.
Pour lui, cette initiative s'inscrit dans une réflexion plus large sur la démographie médicale en Corse. « Les étudiants d'aujourd'hui seront nos futurs confrères. Nous savons que nous faisons face à une pénurie de médecins. Ce sont aussi les futurs soignants dont la population aura besoin. Le parrainage est une petite pierre à l'édifice, mais nous espérons qu'elle contribuera à favoriser leur retour. »
Une pièce de plus dans la construction du futur CHU
Le développement progressif du cursus médical à l'Université de Corse renforce encore l'intérêt de cette initiative. Après l'ouverture de la deuxième année, la troisième année de médecine sera proposée à la prochaine rentrée. La récente soutenance de la première thèse de médecine sur l'île marque également une étape importante.
Pour le Dr Laurent Carlini, le parrainage s'inscrit pleinement dans cette dynamique, aux côtés des nouveaux parcours universitaires, de l'augmentation des stages d'internat en Corse et de la perspective du futur CHU. « Toutes ces actions mises bout à bout étoffent progressivement le parcours de formation en Corse », conclut-il.
Ainsi, une trentaine d'étudiants bénéficient de ce dispositif, appelé à se développer au fil des prochaines promotions.



