Ce vendredi 10 juillet, la préfète de Haute-Corse, Véronique Deprez-Boudier, s’est rendue à l’accueil de jour du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) à la rencontre de professionnelles engagées quotidiennement auprès des femmes victimes de violences. Cette visite a permis de mettre en lumière le rôle essentiel de cette structure qui offre un accueil, une écoute, une orientation et un accompagnement adapté.
L’engagement de l’équipe du CIDFF de Haute-Corse reconnu par la préfète
En visite au CIDFF, la préfète de Haute-Corse, Véronique Deprez-Boudier, a tenu à saluer le travail accompli par les équipes, mais aussi le courage des femmes victimes de violences. « On entend trop souvent dire qu'une femme victime de violences conjugales n'a qu'à partir et que, si elle reste, c'est qu'elle le veut bien », a-t-elle rappelé. « Mais ce n'est pas la réalité. Nous savons à quel point la situation est bien plus complexe, comment le phénomène d'emprise s'installe progressivement et combien il est difficile de se libérer des griffes de son bourreau. C'est un immense courage que de parvenir à franchir ce pas. »
Au-delà de la question matérielle, la préfète a souligné un enjeu plus profond, celui de la reprise de confiance en soi des victimes, le défi c’est de « retrouver l’image de soi, qu’on vaut quelque chose et que non, on ne mérite pas ce qui nous arrive. » Elle a conclu son propos par un « remerciement très appuyé de l’État » à l’ensemble des professionnels et bénévoles du CIDFF pour ses actions qualifiées de « fondamentales » et « extrêmement importantes ».
Au-delà de la question matérielle, la préfète a souligné un enjeu plus profond, celui de la reprise de confiance en soi des victimes, le défi c’est de « retrouver l’image de soi, qu’on vaut quelque chose et que non, on ne mérite pas ce qui nous arrive. » Elle a conclu son propos par un « remerciement très appuyé de l’État » à l’ensemble des professionnels et bénévoles du CIDFF pour ses actions qualifiées de « fondamentales » et « extrêmement importantes ».
Accompagnement des femmes et des familles du département
Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Haute-Corse poursuit, avec le soutien de l’État, sa mission d’accompagnement des femmes et des familles du département. Installée au 9, rue Jean-Pierre Gaffory à Bastia, l’association agréée par l’État exerce une mission d’intérêt général : permettre aux femmes et aux familles d’accéder à leurs droits, soutenir et accompagner les femmes victimes de violences, lutter contre les discriminations faites aux femmes, promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, favoriser l’accès à l’emploi ou encore apporter un appui sur les questions liées à la vie familiale et à la parentalité. Le réseau national compte environ 2 300 permanences réparties dans toute la France.
Les diverses missions du centre
Une des missions les plus importantes du centre est celle de l’accès au droit, qui repose notamment sur le travail de deux juristes présentes au CIDFF. « L’accès au droit croît de plus en plus », affirme Marie-Pierre Finalteri. A travers des entretiens individuels et des ateliers collectifs, elles renseignent les femmes sur leurs droits, les informent et les accompagnent dans leurs démarches administratives. La bonne connaissance des procédures judiciaires par l’équipe permet également d’aborder le volet pénal, notamment pour les ordonnances de protection.
Une conseillère d’emploi complète ce dispositif. « Nous parlions tout à l’heure des violences économiques, du caractère déterminant de l’autonomie des femmes, puisque c’est au cœur de notre mission : on vous accompagne vers l’autonomie pour que vous puissiez voler de vos propres ailes », a expliqué la directrice. La conseillère travaille à l’insertion professionnelle et à l’orientation vers la formation, un accompagnement dont les résultats progressent d’année en année selon Marie-Pierre Finalteri, qui évoque un nombre croissant de femmes retrouvant un emploi grâce au CIDFF.
Les ateliers collectifs liés à l’emploi, à la confiance en soi, à l’estime de soi…Constituent un axe fort dans l’accompagnement des femmes. Ils leur permettent de sortir de l’isolement et de se rendre compte qu’elles ne sont pas seules à traverser ces épreuves, créant ainsi une solidarité entre elles. Certaines participantes ont depuis trouvé un emploi, d’autres poursuivent encore leur parcours d’accompagnement.
Enfin, le quatrième pilier de l’action du centre se trouve dans un accompagnement global, avec l’appui d’une psychologue qui intervient en renfort des ateliers mais aussi dans le cadre d’un soutien psychologique proposé dès la sortie des violences.
Une conseillère d’emploi complète ce dispositif. « Nous parlions tout à l’heure des violences économiques, du caractère déterminant de l’autonomie des femmes, puisque c’est au cœur de notre mission : on vous accompagne vers l’autonomie pour que vous puissiez voler de vos propres ailes », a expliqué la directrice. La conseillère travaille à l’insertion professionnelle et à l’orientation vers la formation, un accompagnement dont les résultats progressent d’année en année selon Marie-Pierre Finalteri, qui évoque un nombre croissant de femmes retrouvant un emploi grâce au CIDFF.
Les ateliers collectifs liés à l’emploi, à la confiance en soi, à l’estime de soi…Constituent un axe fort dans l’accompagnement des femmes. Ils leur permettent de sortir de l’isolement et de se rendre compte qu’elles ne sont pas seules à traverser ces épreuves, créant ainsi une solidarité entre elles. Certaines participantes ont depuis trouvé un emploi, d’autres poursuivent encore leur parcours d’accompagnement.
Enfin, le quatrième pilier de l’action du centre se trouve dans un accompagnement global, avec l’appui d’une psychologue qui intervient en renfort des ateliers mais aussi dans le cadre d’un soutien psychologique proposé dès la sortie des violences.
Accueil de jour et isolement rural
Depuis 2025, le CIDFF de Haute-Corse dispose d’un accueil de jour. Les femmes y viennent « à la carte », selon leurs besoins et leur rythme. Cet espace de répit, gratuit et confidentiel, accessible avec ou sans rendez-vous, permet de rencontrer juristes, psychologues et conseillères d’insertion professionnelle. Le centre est par ailleurs de plus en plus sollicité par les établissements scolaires et l’Éducation nationale, avec cette année la mise en place de premières actions dans les classes des plus jeunes.
Il reste néanmoins une question sensible, celle de l’accès à ces dispositifs pour les femmes vivant dans des villages. « On a de la chance, on est dans une grande ville, on est à Bastia, il y a des transports », a relevé la préfète, avant de s’interroger sur la situation dans les petits villages : « La difficulté, c’est qu’à la fois le village protège, mais le village il enferme, tout se sait et tout se dit et forcément c’est encore plus difficile. » Elle a souligné que partir, dans ce contexte, ne signifie pas seulement quitter un conjoint : « C’est quitter beaucoup d’autres choses, parfois toute son histoire, toute sa vie. »
Le CIDFF dispose de points de permanence sur le territoire, notamment en Balagne. Mais Marie-Pierre Finalteri le reconnaît : « C’est beaucoup plus compliqué, effectivement, la question des femmes en ruralité, c’est extrêmement compliqué. » La fédération entend renforcer son action en direction des femmes en milieu rural, alors que 50 % des féminicides surviennent en zone rurale, une problématique que l’on retrouve sur l’ensemble du territoire français.
Il reste néanmoins une question sensible, celle de l’accès à ces dispositifs pour les femmes vivant dans des villages. « On a de la chance, on est dans une grande ville, on est à Bastia, il y a des transports », a relevé la préfète, avant de s’interroger sur la situation dans les petits villages : « La difficulté, c’est qu’à la fois le village protège, mais le village il enferme, tout se sait et tout se dit et forcément c’est encore plus difficile. » Elle a souligné que partir, dans ce contexte, ne signifie pas seulement quitter un conjoint : « C’est quitter beaucoup d’autres choses, parfois toute son histoire, toute sa vie. »
Le CIDFF dispose de points de permanence sur le territoire, notamment en Balagne. Mais Marie-Pierre Finalteri le reconnaît : « C’est beaucoup plus compliqué, effectivement, la question des femmes en ruralité, c’est extrêmement compliqué. » La fédération entend renforcer son action en direction des femmes en milieu rural, alors que 50 % des féminicides surviennent en zone rurale, une problématique que l’on retrouve sur l’ensemble du territoire français.
Les numéros à connaître
Pour les situations d’urgence, la présidente du CIDFF de Haute-Corse, Aurélia Dominici Campagna, rappelle l’existence d’un numéro vert disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 : le 0800 400 235. « À n’importe quelle heure, car on sait que les violences ne se passent pas qu’aux heures de bureau », précise-t-elle. Les femmes victimes de violences peuvent également joindre le 39 19, ligne d’écoute nationale qui leur est dédiée.
Derrière chaque numéro, chaque permanence, chaque atelier, un même message est adressé aux femmes victimes de violences : vous n’êtes pas seules.
Derrière chaque numéro, chaque permanence, chaque atelier, un même message est adressé aux femmes victimes de violences : vous n’êtes pas seules.


