Du 15 au 18 juillet, Pigna vibrera une nouvelle fois au rythme de Festivoce. À une semaine de l’ouverture, le Centre de Création Musicale Voce a levé le voile sur la 34e édition de son festival lors d’une conférence de presse organisée mercredi 8 juillet à l’auditorium. Une édition resserrée sur quatre jours, mais toujours fidèle à son ambition, celle de faire dialoguer les musiques, les cultures et les artistes venus du monde entier.
C’est dans l’écrin de l’auditorium de Pigna que l’équipe du Centre de Création Musicale Voce, entourée de ses membres et bénévoles, a présenté mercredi 8 juillet les grandes lignes de la 34e édition de Festivoce. Un rendez-vous désormais incontournable de l’été culturel corse, qui se déroulera exceptionnellement du 15 au 18 juillet, avec une journée de moins qu’à l’accoutumée.
Président du Centre de Création Musicale Voce, Jérôme Casalonga a rappelé que si Festivoce constitue le temps fort de l’année, il s’inscrit dans un projet culturel beaucoup plus vaste.
« Festivoce est le moment le plus visible de notre activité, mais il n’en est pas l’unique expression. Tout au long de l’année, le Centre de Création Musicale Voce accueille des résidences, organise plus d’une centaine de concerts et accompagne les artistes. Le festival est l’aboutissement de ce travail permanent».
Une édition adaptée au calendrier
Cette année, le festival se déroulera du 15 au 18 juillet, un choix dicté par le calendrier.
« Nous avons supprimé la journée du 19 juillet en raison de la finale de la Coupe du monde. Nous avons préféré maintenir une cohérence dans les dates du festival plutôt que d’entrer en concurrence avec un événement aussi suivi».
Malgré cette adaptation, la formule reste inchangée. Trois concerts chaque jour, des ateliers, des rencontres avec les artistes, avant le grand final du samedi soir qui transformera tout le village de Pigna en une immense scène à ciel ouvert.
Le village entier devient une scène
Comme chaque année, le dernier soir donnera lieu au célèbre « Paes’e Voce », véritable signature du festival.
Six lieux du village accueilleront les artistes qui se succéderont toutes les trente minutes. Le public déambulera librement d’une scène à l’autre pour découvrir plusieurs univers musicaux au cours de la même soirée.
« C’est une manière de vivre la musique autrement. Les artistes restent tout le festival, se rencontrent, jouent ensemble, échangent avec le public. Cette dimension humaine est essentielle».
Le final réunira ensuite tous les musiciens sur la place du village dans une création collective, accompagnée cette année d’une performance de danse aérienne de la compagnie Mines de Rien de Bastia et d’une projection des œuvres du peintre Bernard Filippi sur les façades.
Bernard Filippi signe l’identité visuelle
Comme le veut la tradition, un artiste plasticien réalise chaque année l’affiche du festival.
C’est cette fois Bernard Filippi qui prête son univers pictural à cette édition.
« Chaque affiche est une invitation à découvrir le monde d’un artiste. Elle fait partie intégrante de l’identité de Festivoce».
Une programmation construite au fil des rencontres
À rebours des grandes tournées commerciales, Jérôme Casalonga revendique une programmation née de rencontres humaines.
« Je programme rarement des artistes parce qu’une agence me les propose. Ce sont des rencontres faites au fil des festivals, des résidences, des collaborations. Beaucoup sont devenues des amitiés artistiques».
Cette année, le public retrouvera notamment Emmanuelle Troy, Federica Bocchini Trio, Haratago, Yazz Ahmed, Titi Robin, Roberto SaadnaThomas Leleu, Diana Saliceti, Oum Luca Bassanese.
Des artistes venus de nombreux horizons qui feront voyager les spectateurs entre musiques traditionnelles, jazz, création contemporaine, musiques méditerranéennes, orientales ou encore improvisées.
Une invitation permanente à la découverte
Pour Jérôme Casalonga, la philosophie de Festivoce demeure inchangée depuis plus de trois décennies, susciter la curiosité.
« Chaque année, 95 % de la programmation est renouvelée. Le festival est là pour faire découvrir des artistes que l’on ne connaît pas encore. C’est un véritable carrefour international où les musiciens viennent partager leurs cultures autant que leur musique».
Selon lui, le festival rassemble cette année près d’une trentaine de nationalités différentes parmi les artistes invités.
Ateliers, rencontres et transmission
Au-delà des concerts, Festivoce fait une large place à la transmission.
Chaque matin, des ateliers gratuits seront proposés aux enfants comme aux adultes, tandis que les après-midis seront consacrés aux rencontres avec les artistes.
Le Centre Communal d’Action Sociale de L’Île-Rousse sera une nouvelle fois associé à l’événement afin de permettre aux enfants accueillis dans les centres de loisirs de participer à des ateliers de pratique artistique.
« Les artistes ne viennent pas seulement jouer un concert. Ils restent tout le festival, échangent avec le public, transmettent leur savoir-faire».
Une équipe de professionnels et de bénévoles
Jérôme Casalonga a tenu à saluer le travail de l’ensemble de l’équipe permanente du Centre Voce, épaulée chaque année par de nombreux bénévoles.
« Organiser un festival, c’est préparer les voyages, l’accueil des artistes, la technique, la restauration, les ateliers, l’accueil du public… C’est un travail immense qui repose sur une équipe passionnée et extrêmement compétente».
Une politique tarifaire accessible
Malgré un contexte économique tendu, Festivoce conserve des tarifs volontairement modérés.
Le pass quatre jours est proposé à 110 euros, tandis que des réductions sont prévues pour les habitants, les demandeurs d’emploi et les associations. Les enfants de moins de dix ans bénéficient de la gratuité.
« Nous voulons que chacun puisse accéder à la culture. Nous nous autofinançons entre 30 et 40 %, mais nous tenons à rester dans une logique sociale».
Trente-quatre éditions et toujours la même passion
Interrogé sur la longévité du festival, Jérôme Casalonga résume simplement ce qui, selon lui, fait sa force.
« Le secret, c’est la passion. Le plaisir de faire découvrir des artistes, de provoquer des rencontres, de donner envie de s’ouvrir à d’autres cultures. La culture a un coût, bien sûr, mais on oublie souvent de se demander ce que coûterait une société sans culture».
À l’heure où Festivoce s’apprête à ouvrir sa 34e édition, le rendez-vous confirme plus que jamais sa place singulière dans le paysage culturel corse : celle d’un festival où la musique devient un langage universel, porté par la rencontre, la transmission et le partage.
Président du Centre de Création Musicale Voce, Jérôme Casalonga a rappelé que si Festivoce constitue le temps fort de l’année, il s’inscrit dans un projet culturel beaucoup plus vaste.
« Festivoce est le moment le plus visible de notre activité, mais il n’en est pas l’unique expression. Tout au long de l’année, le Centre de Création Musicale Voce accueille des résidences, organise plus d’une centaine de concerts et accompagne les artistes. Le festival est l’aboutissement de ce travail permanent».
Une édition adaptée au calendrier
Cette année, le festival se déroulera du 15 au 18 juillet, un choix dicté par le calendrier.
« Nous avons supprimé la journée du 19 juillet en raison de la finale de la Coupe du monde. Nous avons préféré maintenir une cohérence dans les dates du festival plutôt que d’entrer en concurrence avec un événement aussi suivi».
Malgré cette adaptation, la formule reste inchangée. Trois concerts chaque jour, des ateliers, des rencontres avec les artistes, avant le grand final du samedi soir qui transformera tout le village de Pigna en une immense scène à ciel ouvert.
Le village entier devient une scène
Comme chaque année, le dernier soir donnera lieu au célèbre « Paes’e Voce », véritable signature du festival.
Six lieux du village accueilleront les artistes qui se succéderont toutes les trente minutes. Le public déambulera librement d’une scène à l’autre pour découvrir plusieurs univers musicaux au cours de la même soirée.
« C’est une manière de vivre la musique autrement. Les artistes restent tout le festival, se rencontrent, jouent ensemble, échangent avec le public. Cette dimension humaine est essentielle».
Le final réunira ensuite tous les musiciens sur la place du village dans une création collective, accompagnée cette année d’une performance de danse aérienne de la compagnie Mines de Rien de Bastia et d’une projection des œuvres du peintre Bernard Filippi sur les façades.
Bernard Filippi signe l’identité visuelle
Comme le veut la tradition, un artiste plasticien réalise chaque année l’affiche du festival.
C’est cette fois Bernard Filippi qui prête son univers pictural à cette édition.
« Chaque affiche est une invitation à découvrir le monde d’un artiste. Elle fait partie intégrante de l’identité de Festivoce».
Une programmation construite au fil des rencontres
À rebours des grandes tournées commerciales, Jérôme Casalonga revendique une programmation née de rencontres humaines.
« Je programme rarement des artistes parce qu’une agence me les propose. Ce sont des rencontres faites au fil des festivals, des résidences, des collaborations. Beaucoup sont devenues des amitiés artistiques».
Cette année, le public retrouvera notamment Emmanuelle Troy, Federica Bocchini Trio, Haratago, Yazz Ahmed, Titi Robin, Roberto SaadnaThomas Leleu, Diana Saliceti, Oum Luca Bassanese.
Des artistes venus de nombreux horizons qui feront voyager les spectateurs entre musiques traditionnelles, jazz, création contemporaine, musiques méditerranéennes, orientales ou encore improvisées.
Une invitation permanente à la découverte
Pour Jérôme Casalonga, la philosophie de Festivoce demeure inchangée depuis plus de trois décennies, susciter la curiosité.
« Chaque année, 95 % de la programmation est renouvelée. Le festival est là pour faire découvrir des artistes que l’on ne connaît pas encore. C’est un véritable carrefour international où les musiciens viennent partager leurs cultures autant que leur musique».
Selon lui, le festival rassemble cette année près d’une trentaine de nationalités différentes parmi les artistes invités.
Ateliers, rencontres et transmission
Au-delà des concerts, Festivoce fait une large place à la transmission.
Chaque matin, des ateliers gratuits seront proposés aux enfants comme aux adultes, tandis que les après-midis seront consacrés aux rencontres avec les artistes.
Le Centre Communal d’Action Sociale de L’Île-Rousse sera une nouvelle fois associé à l’événement afin de permettre aux enfants accueillis dans les centres de loisirs de participer à des ateliers de pratique artistique.
« Les artistes ne viennent pas seulement jouer un concert. Ils restent tout le festival, échangent avec le public, transmettent leur savoir-faire».
Une équipe de professionnels et de bénévoles
Jérôme Casalonga a tenu à saluer le travail de l’ensemble de l’équipe permanente du Centre Voce, épaulée chaque année par de nombreux bénévoles.
« Organiser un festival, c’est préparer les voyages, l’accueil des artistes, la technique, la restauration, les ateliers, l’accueil du public… C’est un travail immense qui repose sur une équipe passionnée et extrêmement compétente».
Une politique tarifaire accessible
Malgré un contexte économique tendu, Festivoce conserve des tarifs volontairement modérés.
Le pass quatre jours est proposé à 110 euros, tandis que des réductions sont prévues pour les habitants, les demandeurs d’emploi et les associations. Les enfants de moins de dix ans bénéficient de la gratuité.
« Nous voulons que chacun puisse accéder à la culture. Nous nous autofinançons entre 30 et 40 %, mais nous tenons à rester dans une logique sociale».
Trente-quatre éditions et toujours la même passion
Interrogé sur la longévité du festival, Jérôme Casalonga résume simplement ce qui, selon lui, fait sa force.
« Le secret, c’est la passion. Le plaisir de faire découvrir des artistes, de provoquer des rencontres, de donner envie de s’ouvrir à d’autres cultures. La culture a un coût, bien sûr, mais on oublie souvent de se demander ce que coûterait une société sans culture».
À l’heure où Festivoce s’apprête à ouvrir sa 34e édition, le rendez-vous confirme plus que jamais sa place singulière dans le paysage culturel corse : celle d’un festival où la musique devient un langage universel, porté par la rencontre, la transmission et le partage.


