Erbalunga : Lorie, Manu Payet, Thomas Angelvy, Bérengère Krief, Diana di l'Alba, Felì et Eppò du 12 au 18 juillet

Rédigé le 08/07/2026
Matteo Lanfranchi

Du 12 au 18 juillet, le Théâtre de Verdure d'Erbalunga accueille sa nouvelle saison estivale, qui réunit deux rendez-vous devenus incontournables du nord de la Corse : la 37e édition du Festival de musique d'Erbalunga et la 12e édition de "Cap sur le rire". Cinq soirées au programme, deux de musique et trois d'humour, dans un cadre exceptionnel entre mer et montagne.

 Erbalunga : Lorie, Manu Payet, Thomas Angelvy, Bérengère Krief, Diana di l'Alba, Felì et Eppò du 12 au 18 juillet

©corsicafestivals

Côté musique, la chanteuse Lorie ouvrira les festivités le 12 juillet, avant une soirée entièrement dédiée à la scène corse le 18 juillet, réunissant trois groupes majeurs de l'île : Diana di l'Alba, Felì et Eppò. Le volet humour, baptisé "Cap sur le rire", déroulera quant à lui trois dates avec Thomas Angelvy le 15 juillet, Manu Payet le 16 juillet et Bérengère Krief le 17 juillet. Comme chaque année, des artistes corses assureront les premières parties des différentes soirées. La programmation repose sur une alternance désormais bien rodée. "Il y a deux festivals qui se succèdent, un festival d'humour et un festival de musique, explique Olivier Nicolaï, directeur du festival. On choisit en fonction des années et des artistes qui nous plaisent." Si le festival de musique reste majoritairement ancré dans la variété française, il s'est ouvert au fil des ans à d'autres horizons, accueillant par le passé des artistes comme Calogero, Julien Doré, Gims ou encore Christophe Maé.

Un modèle économique sous tension

Maintenir un tel événement relève d'un défi croissant. "Les cachets augmentent tous les ans, surtout dans la musique, et c'est compliqué de maintenir un événement avec de grosses têtes d'affiche", reconnaît Olivier Nicolaï. Une hausse qui se répercute mécaniquement sur le prix des billets, et donc sur le public. "Les gens sont souvent obligés de faire un choix entre une soirée ou l'autre." Côté financement, le directeur pointe des subventions publiques en baisse, qu'elles viennent de la région ou de la commune. "C'est un problème qui n'est pas régional mais national, de moins en moins d'argent est alloué à la culture." Le festival s'appuie désormais sur des partenariats privés et sa billetterie pour boucler son budget.

Malgré ces difficultés, la motivation reste intacte. "Ce qui nous fait le plus triper, c'est qu'on est amoureux de notre endroit, de notre village, de notre région", confie Olivier Nicolaï. Pour lui, l'enjeu dépasse le simple divertissement : il s'agit d'offrir au nord de l'île un accès à des événements d'ampleur souvent réservés au sud. "Ce qui nous rend le plus fiers, c'est de pouvoir montrer l'endroit où on vit au maximum de personnes." Né il y a 37 ans sur la place du village devant 400 personnes, le festival a pris son essor avec la construction du Théâtre de Verdure en 2008, qui permet aujourd'hui d'accueillir jusqu'à 2 000 spectateurs. "Il a évolué grâce à cet outil, et aussi grâce à l'énergie de toute l'équipe de bénévoles qui travaille avec nous toute l'année."


Tarifs et billetterie

Les places sont proposées à 52 euros pour Lorie le 12 juillet, 40 euros pour Thomas Angelvy le 15 juillet, 42 euros pour Manu Payet le 16 juillet, 39 euros pour Bérengère Krief le 17 juillet, et 35 euros pour la soirée corse du 18 juillet. Reste, pour les organisateurs, un souhait simple à l'approche de l'été. "On espère que le public vienne et prenne autant de plaisir que nous à mettre en place ces événements", conclut Olivier Nicolaï.