La CAPEB Haute-Corse organise ce jeudi 2 juillet, à partir de 17h30, un afterwork consacré aux primes CEE et à la rénovation énergétique, dans ses locaux de la zone d'Erbajolo à Bastia. Un format inédit pour la chambre syndicale, pensé pour réunir les artisans du bâtiment autour d'un enjeu devenu central pour la profession. La soirée réunira trois partenaires clés : EDF Agir Plus, ORELI et l'Agence d'Aménagement durable, d'Urbanisme et d'Énergie de la Corse (AUE).
"C'est une période un peu plus calme pour les artisans, c'est le moyen de les regrouper pour les informer", explique Vincent Baldo, président de la CAPEB Haute-Corse. Après plusieurs éditions de salons, la chambre teste cette année un format plus resserré et convivial. Une cinquantaine de participants, issus d'une vingtaine d'entreprises, sont attendus. La CAPEB compte 160 entreprises adhérentes en Haute-Corse, représentant environ 500 salariés.
Un "réservoir de compétences" déjà en place
Contrairement à une idée reçue, les artisans corses ne manquent ni de formation ni de sensibilisation à la rénovation énergétique. Depuis 2017, environ 600 entreprises ont été formées au label RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) sur la Haute-Corse. "On dispose d'un réservoir de compétences et d'entreprises qualifiées", souligne Vincent Baldo. Mais sur ces 600 entreprises, seule une sur trois, soit environ 200 à 250, a effectivement validé son agrément, en raison d'une démarche administrative jugée longue et coûteuse.
La formation étant acquise à vie, ces entreprises peuvent toutefois finaliser leur label à tout moment. "C'est comme si vous étiez en terminale et que vous vous arrêtiez une semaine avant de passer le bac", illustre le président. C'est précisément cette cible que l'afterwork entend mobiliser, en démontrant qu'un véritable marché existe aujourd'hui sur la rénovation énergétique.
La formation étant acquise à vie, ces entreprises peuvent toutefois finaliser leur label à tout moment. "C'est comme si vous étiez en terminale et que vous vous arrêtiez une semaine avant de passer le bac", illustre le président. C'est précisément cette cible que l'afterwork entend mobiliser, en démontrant qu'un véritable marché existe aujourd'hui sur la rénovation énergétique.
Des dispositifs qui fonctionnent, un reste à charge qui freine
Au cœur des échanges figureront les certificats d'économie d'énergie (CEE), un mécanisme national qui incite les entreprises polluantes à financer des travaux vertueux. En Corse, il se décline à travers le programme EDF Agir Plus, qui finance chauffage, isolation ou pompes à chaleur, et le dispositif ORELI, créé par la Collectivité de Corse pour la rénovation globale. "Ce sont des mécanismes qui fonctionnent bien et qu'il faut soutenir", estime Vincent Baldo.
Il pointe cependant une limite : le reste à charge qui pèse sur certains clients. "Il y a des clients qui n'ont pas les moyens de sortir ce reste à charge, donc certains ne vont pas au bout de leur projet." Un frein qui tient davantage au pouvoir d'achat des particuliers qu'à la capacité des artisans, qu'il décrit comme "formés, sensibilisés et prêts". Fidèle à son slogan "Più Forte Inseme", la CAPEB veut faire de cette soirée un temps d'information et de réseau, où chaque partenaire présentera ses dispositifs et leurs dernières évolutions réglementaires.
Il pointe cependant une limite : le reste à charge qui pèse sur certains clients. "Il y a des clients qui n'ont pas les moyens de sortir ce reste à charge, donc certains ne vont pas au bout de leur projet." Un frein qui tient davantage au pouvoir d'achat des particuliers qu'à la capacité des artisans, qu'il décrit comme "formés, sensibilisés et prêts". Fidèle à son slogan "Più Forte Inseme", la CAPEB veut faire de cette soirée un temps d'information et de réseau, où chaque partenaire présentera ses dispositifs et leurs dernières évolutions réglementaires.


