Une trentaine de parents d’élèves ont organisé un tractage ce vendredi matin au niveau du rond-point Nogues, à Bastia. Toujours sans réponse concernant l’avenir financier de Scola Corsa, ils demandent la sécurisation juridique des écoles immersives, la contractualisation de 11 postes d’enseignants ainsi que le retrait du recours déposé par le préfet de Corse.
(Photos : Gérard Baldocchi)
Nouvelle mobilisation pour Scola Corsa ce vendredi 19 juin à Bastia. Après avoir occupé les salons de la préfecture de la Haute-Corse lundi dernier, les parents d’élèves se sont rassemblés tôt ce vendredi matin au niveau du rond-point Nogues, devant la mairie de la ville pour un un tractage. Toujours sans réponse concernant l’avenir et la pérennité économique des écoles immersives en langue corse, ils continuent de se mobiliser afin d’obtenir des réponses et des garanties concrètes. En somme, savoir si les écoles auront la capacité financière d’accueillir les élèves à l’avenir.
Les représentants des parents des 200 élèves de la Fédération Scola Corsa avaient donné 48 heures aux autorités, et notamment à la nouvelle préfète de Haute-Corse, Véronique Deprez-Bourdier, pour apporter des réponses concrètes sur l’avenir financier de l’école immersive avant d’engager de nouvelles actions. Il faut croire que les réponses ne sont pas encore sur la table. « On est dans la continuité de notre action de lundi dernier. Nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse, qu’elle soit positive ou négative, car nous devons préparer la rentrée. Et cela ne se fait pas en deux heures. Nous poursuivrons nos actions tant que nous n’aurons pas obtenu de réponse », indique Alex Negroni, parent d’élève.
Une solution qui tarde à se dessiner à quelques semaines de la rentrée scolaire. Une situation qui nourrit l’inquiétude des familles, toujours dans l’attente de garanties sur l’avenir des 200 élèves de la Fédération Scola Corsa. « On nous a dit il y a trois semaines que nous aurions une réponse dans les prochains jours concernant la sécurisation du financement de Scola Corsa. Au stade où nous en sommes aujourd’hui, nous sommes dans l’incapacité d’assurer la rentrée dans de bonnes conditions », précise Ghjiseppu Turchini, président de Scola Corsa. Avant de conclure: « Le silence assourdissant des autorités commence à ressembler à du mépris ».
Depuis plusieurs semaines, la Fédération Scola Corsa met la pression sur l’État, qui conteste la légalité de la subvention d’un montant de 1,3 million d’euros accordée par la Collectivité de Corse. En jeu : 200 élèves, 13 classes, 11 professeurs et une trentaine d’emplois. Lundi dernier, les représentants des parents d’élèves de Scola Corsa avaient été reçus par la préfète de la Haute-Corse. Cette dernière avait déclaré : « Si on veut que Scola Corsa puisse continuer de la meilleure des manières possibles, il faut la doter d'une assise juridique et financière solide. C’est la raison pour laquelle on revient sur ces modalités de financement, qu'on y travaille actuellement pour la doter d'outils qui soient pérennes. Et c'est bien ce que demandent les parents : la possibilité d'inscrire leurs enfants et de les voir grandir et évoluer dans ce dispositif. »





