Au nord-ouest de Corte, sur un piton rocheux, se dresse le village de Castiglione que Ptolémé évoquait déjà au premier siècle ! Connu pour ses multiples sentiers de randonnée, ses ruelles pavées, son accueil chaleureux et la solidarité familiale de ses villageois, Castiglione abrite également une grotte, A Sapara, dont la légende raconte, depuis la nuit des temps, qu’elle permettrait de rejoindre Calvi…
« A vedelu dà luntanu, Castiglione mi pare un forte… » Ce premier couplet d’une paghjella bien connue et faisant en fait référence à Pianellu, aurait pu tout aussi bien être écrit pour Castiglione, ou Castiglioni. Effectivement, avec ses petites maisons de caractère construites autour de l’église de Notre-Dame-du-Rosaire, le village ressemble à un petit fort, d’où son nom bien sûr. Et il existe d’ailleurs une maison tour dans le fond du village, point de vue unique sur la vallée permettant de voir les éventuels envahisseurs bien longtemps avant qu’ils ne puissent atteindre l’entrée du village !
Plus haute commune de la pieve de la Ghjuvellina avec ses 724 mètres, Castiglione est un véritable bijou dans un écrin de chênes et de châtaigniers, au cœur d’un massif majestueux, celui de la Rundinaia, prolongement de la chaîne du Cintu. Il est, sans doute, avec une toute petite pointe de chauvinisme, le plus beau village de Corse… Certes, les hivers y sont rudes, tout comme ses habitants, dit-on. Mais ce ne sont que des apparences, car les Castigliunesi, surnommés « appinza stecchi », ont le cœur sur la main et savent accueillir les visiteurs comme il se doit. D’ailleurs, la population constitue une grande famille qui se réunit très régulièrement, été comme hiver, pour des festins et des moments festifs dont eux seuls ont le secret. Et ce n’est pas une légende.
Le village offre une multitude de sentiers de randonnées vers ses sommets les plus hauts de la Rundinaia à 1658 mètres pour atteindre même 2180 mètres pour A Cima à i Mori en passant par ses fameux bains romains de Veta di Muru, après une pause fraîcheur dans la grotte de la Scaffa. Sans oublier le petit chemin qui mène au ruisseau de Terivola, dans le bas du village, avec sa belle et délicate piscine naturelle de « l’Onda di i Culombi » où jeunes et moins jeunes se retrouvent l’été pour un bon moment de rafraîchissement avec la chaleur ambiante de l’été. Et c’est bien le terme qu’il convient, puisque ses eaux ne dépassent guère les 15° !
En parlant de grotte, il en est une qui renferme des secrets, attise les convoitises et porte une légende tenace, transmise de générations en générations : A Sapara, située en bordure de la route départementale 118 qui conduit jusqu’au village !
On dit que de multiples galeries permettent de rejoindre le village dont certaines sorties se situent dans les caves de quelques maisons. Mais surtout, depuis son entrée principale et en empruntant un véritable dédale de galeries, on pourrait sortir à… Calvi !
« C’est du moins ce que dit la légende. Il y a des lustres, les villageois auraient lâché une chèvre que l’on aurait retrouvé quelques jours plus tard à Calvi. Mythe ou réalité ? On préfère continuer à véhiculer la légende et garder cette part de mystère qui intrigue et fascine tout autant les enfants que les visiteurs », raconte Jean-Marcel Bertini, le maire du village.
Mais pour les spécialistes de la spéléologie insulaire, il ne s’agit que d’un mythe, « car il n’y a pas de continuité dans le massif calcaire. Or pour avoir des cavités, nous devons absolument être dans un massif calcaire. En revanche, il est vrai que nous avons ici l’une des plus longues grottes de Corse avec ses 337 mètres. La plus longue étant celle de Butrone à Siscu avec 557 mètres », explique Joseph Nasica.
Pour autant, nous continuerons d’entretenir le mythe…
Cette grotte permettait d’y abriter les troupeaux de chèvres jusqu’après-guerre. Mais elle renferme plusieurs colonies de chauves-souris dont le Minioptère de Schreibers ou encore le Murin de Capaccini, qui fait partie des espèces menacées. Une espèce considérée comme vulnérable en France et en Europe et en danger en Corse. Les études, conduites par le Groupe Chiroptère Corse, ont permis de mettre en lumière une perte de près de 40% de sa population ces dix dernières années. Ainsi, la grotte de Sapara fait aujourd’hui partie d’un programme de protection et le fond a été fermé avec une porte cadenassée pour éviter aux visiteurs de déranger les chauves-souris. En effet, une fréquentation trop importante de cette grotte durant des décennies, est la cause de la diminution des dix espèces de chauves-souris présentent ici, sur les 22 recensées en Corse. Pour protéger ces chauves-souris, un arrêté préfectoral de protection du biotope a été pris en 1988. Des perturbations sur la galerie peuvent entraîner, en effet, un préjudice irrémédiable sur la colonie et avoir par conséquent des répercussions sur les populations de ces espèces. Certes, on peut pénétrer dans la grotte et découvrir les stalactites et stalagmites à quelques mètres de l’entrée. Mais il est donc important de préserver le site et de ne pas tenter de forcer la porte de fer située en milieu de galerie.
Plus haute commune de la pieve de la Ghjuvellina avec ses 724 mètres, Castiglione est un véritable bijou dans un écrin de chênes et de châtaigniers, au cœur d’un massif majestueux, celui de la Rundinaia, prolongement de la chaîne du Cintu. Il est, sans doute, avec une toute petite pointe de chauvinisme, le plus beau village de Corse… Certes, les hivers y sont rudes, tout comme ses habitants, dit-on. Mais ce ne sont que des apparences, car les Castigliunesi, surnommés « appinza stecchi », ont le cœur sur la main et savent accueillir les visiteurs comme il se doit. D’ailleurs, la population constitue une grande famille qui se réunit très régulièrement, été comme hiver, pour des festins et des moments festifs dont eux seuls ont le secret. Et ce n’est pas une légende.
Le village offre une multitude de sentiers de randonnées vers ses sommets les plus hauts de la Rundinaia à 1658 mètres pour atteindre même 2180 mètres pour A Cima à i Mori en passant par ses fameux bains romains de Veta di Muru, après une pause fraîcheur dans la grotte de la Scaffa. Sans oublier le petit chemin qui mène au ruisseau de Terivola, dans le bas du village, avec sa belle et délicate piscine naturelle de « l’Onda di i Culombi » où jeunes et moins jeunes se retrouvent l’été pour un bon moment de rafraîchissement avec la chaleur ambiante de l’été. Et c’est bien le terme qu’il convient, puisque ses eaux ne dépassent guère les 15° !
En parlant de grotte, il en est une qui renferme des secrets, attise les convoitises et porte une légende tenace, transmise de générations en générations : A Sapara, située en bordure de la route départementale 118 qui conduit jusqu’au village !
On dit que de multiples galeries permettent de rejoindre le village dont certaines sorties se situent dans les caves de quelques maisons. Mais surtout, depuis son entrée principale et en empruntant un véritable dédale de galeries, on pourrait sortir à… Calvi !
« C’est du moins ce que dit la légende. Il y a des lustres, les villageois auraient lâché une chèvre que l’on aurait retrouvé quelques jours plus tard à Calvi. Mythe ou réalité ? On préfère continuer à véhiculer la légende et garder cette part de mystère qui intrigue et fascine tout autant les enfants que les visiteurs », raconte Jean-Marcel Bertini, le maire du village.
Mais pour les spécialistes de la spéléologie insulaire, il ne s’agit que d’un mythe, « car il n’y a pas de continuité dans le massif calcaire. Or pour avoir des cavités, nous devons absolument être dans un massif calcaire. En revanche, il est vrai que nous avons ici l’une des plus longues grottes de Corse avec ses 337 mètres. La plus longue étant celle de Butrone à Siscu avec 557 mètres », explique Joseph Nasica.
Pour autant, nous continuerons d’entretenir le mythe…
Cette grotte permettait d’y abriter les troupeaux de chèvres jusqu’après-guerre. Mais elle renferme plusieurs colonies de chauves-souris dont le Minioptère de Schreibers ou encore le Murin de Capaccini, qui fait partie des espèces menacées. Une espèce considérée comme vulnérable en France et en Europe et en danger en Corse. Les études, conduites par le Groupe Chiroptère Corse, ont permis de mettre en lumière une perte de près de 40% de sa population ces dix dernières années. Ainsi, la grotte de Sapara fait aujourd’hui partie d’un programme de protection et le fond a été fermé avec une porte cadenassée pour éviter aux visiteurs de déranger les chauves-souris. En effet, une fréquentation trop importante de cette grotte durant des décennies, est la cause de la diminution des dix espèces de chauves-souris présentent ici, sur les 22 recensées en Corse. Pour protéger ces chauves-souris, un arrêté préfectoral de protection du biotope a été pris en 1988. Des perturbations sur la galerie peuvent entraîner, en effet, un préjudice irrémédiable sur la colonie et avoir par conséquent des répercussions sur les populations de ces espèces. Certes, on peut pénétrer dans la grotte et découvrir les stalactites et stalagmites à quelques mètres de l’entrée. Mais il est donc important de préserver le site et de ne pas tenter de forcer la porte de fer située en milieu de galerie.







