Le gouvernement confirme l’implantation d’un TEP Scan en Corse, mais sans donner de calendrier

Rédigé le 12/06/2026
Manon Perelli

Interpellé par le sénateur de Corse-du-Sud, Jean-Jacques Panunzi, lors de la séance de questions au Gouvernement, la ministre de la Santé a réaffirmé son engagement en faveur de l'installation d'un TEP Scan en Corse, un équipement essentiel pour le diagnostic et le suivi des cancers. Une annonce qui ne s'accompagne une nouvelle d'aucun calendrier précis, alors que des milliers de patients sont contraints chaque année de quitter l'île pour réaliser cet examen.

C’est un sujet maintes fois remis sur la table par les parlementaires corses et les professionnels de santé. L’implantation d’un TEP Scan sur l’île a à nouveau fait l’objet d’une question au gouvernement au Sénat jeudi après-midi par la voix de Jean-Jacques Panunzi.
 
Dans son intervention, le sénateur de Corse-du-Sud a rappelé que l'accès aux soins et aux infrastructures médicales demeure « l'une des préoccupations centrales des Corses », alors que plusieurs territoires de l'île sont confrontés à une pénurie de professionnels de santé.
Il a également souligné avoir déposé, dès septembre 2019, un amendement visant à inscrire dans la loi l'implantation d'une unité de PET Scan en Corse. « Les élus, le Gouvernement, l'ARS sont tous d'accord sur le principe, et pourtant rien de concret n'est observable. L'an dernier, le ministère annonçait une demande d'autorisation fin 2025 et une mise en service en 2027. À ce jour, aucun document officiel ne l'atteste », a-t-il en outre regretté soulignant combien le TEP San est aujourd’hui jugé indispensable pour la prise en charge des cancers. 
 
En effet, si le niveau d'équipement de l'île en imagerie médicale s'est amélioré ces dernières années, la Corse reste la seule région française à ne pas disposer de cet appareil qui permet de détecter et de suivre avec précision l'évolution des tumeurs. « La moyenne nationale d’équipement est d’une unité pour un peu moins de 400 000 habitants », a-t-il arguant en appuyant : « C’est incontestablement l’équipement médical qui manque en Corse alors même que le cancer est la première cause de mortalité dans l’île ». 
 
En outre, le sénateur a mis en exergue que même Projets Régionaux de Santé, menés par l’ARS de Corse, fixent l’installation d’un TEP Scan sur l’île comme objectif depuis des années, alors qu’en 2025, environ 8000 examens de ce type ont été effectués pour les patients corses et « autant de déplacements médicaux vers des unités en région PACA principalement ».
 
Estimant qu'« une unité par région relève autant du bon sens que de l'équité territoriale », Jean-Jacques Panunzi a de facto demandé au gouvernement de préciser l'état d'avancement du dossier et de s'engager sur un calendrier.
 
En réponse, la ministre déléguée chargée de la Santé, Stéphanie Rist, a confirmé l'engagement déjà affirmé par sa prédécesseur. « Comme Catherine Vautrin s'y était engagée, je confirme qu'il y aura bien un PET Scan pour la cancérologie en Corse. J'y suis attachée », a-t-elle déclaré.
 
Une confirmation attendue par les élus et les professionnels de santé, qui ne s'est toutefois accompagnée d'aucune précision sur la date de déploiement de cet équipement très attendu sur l'île.

Le gouvernement confirme l’implantation d’un TEP Scan en Corse, mais sans donner de calendrier

(Photo d'illustration - Pixabay)