Antoine Pétrus, sommelier à la renommée internationale, était présent ce dimanche 7 juin à Bastia à l’occasion de la Nuit du Millésime. Celui qui est également Meilleur Ouvrier de France a rencontré les vignerons lors de deux master class. L’événement, organisé par le Conseil Interprofessionnel des Vins de Corse, a pour but de mettre en valeur la production du vignoble insulaire.
- Qu’est-ce qui caractérise les vins corses ?
- Beaucoup de choses. La diversité des cépages, les sols et surtout l’engagement de ses vignerons.
- En ce qui concerne les goûts ?
- Ce sont des goûts singuliers, marquants. Certaines fois clivants, mais très attachants, qui méritent toute leur place sur la scène nationale et surtout internationale.
- Est-ce qu’un effort a été fait ? Est-ce que les vins corses sont meilleurs que par le passé ?
-Toutes les expériences que j’ai eues avec les vins corses ont évolué. Je pense à de très grands muscats du Cap Corse des années 70, à des Patrimonio des années 90. Tous m’ont plu. Vous allez dire que je ne suis pas neutre, vous avez peut-être raison. Ce que je vois depuis les dix dernières années, c’est de grands progrès sur la vinification des vins rouges. Les vignerons travaillent au plus proche de la matière. Les vins sont moins extraits, plus délicats, avec des boisés plus subtils et un vrai travail sur l’élevage des blancs. Jamais je n’oublierai le muscat du Cap Corse, qui mérite toute notre attention. Oui, il y a un vrai progrès et un grand élan.
- Quels sont les vins des micro-régions de Corse qui vous plaisent le plus ?
Les neuf AOP me plaisent. J’ai une affection particulière pour Sartène, pour son approche très soyeuse, très tendre et délicate sur les rouges.
Je trouve que ce qui est fait à Patrimonio depuis cinq ans sur la texture des vins rouges, où le Niellucciu est travaillé avec plus de tendreté, m’intéresse beaucoup.
- Comment est-ce que vous voyez l’avenir des vins corses ?
Je le vois beau et serein, mais je pense qu’il doit y avoir une prise de conscience générale par les acteurs du marché, que ce soit les cavistes, les sommeliers, les restaurateurs, les journalistes également, pour porter la parole des vins corses. Aujourd’hui, on vante encore le mérite de la Corse, mais on doit être tourné vers son avenir. On doit être tourné vers les vins de Corse et se dire que les vins en Corse sont très grands et qu’il existe de très, très grands vins corses. Et demain, j’ai un rêve, c’est de se dire que l’on parlera des vignerons, des millésimes, des appellations, sans systématiquement se dire : « Et oui, en plus, c’est un vin de Corse ». Non, ce sont des vins qui ont leur propre identité, leur diversité et qui méritent tous nos égards.
- Beaucoup de choses. La diversité des cépages, les sols et surtout l’engagement de ses vignerons.
- En ce qui concerne les goûts ?
- Ce sont des goûts singuliers, marquants. Certaines fois clivants, mais très attachants, qui méritent toute leur place sur la scène nationale et surtout internationale.
- Est-ce qu’un effort a été fait ? Est-ce que les vins corses sont meilleurs que par le passé ?
-Toutes les expériences que j’ai eues avec les vins corses ont évolué. Je pense à de très grands muscats du Cap Corse des années 70, à des Patrimonio des années 90. Tous m’ont plu. Vous allez dire que je ne suis pas neutre, vous avez peut-être raison. Ce que je vois depuis les dix dernières années, c’est de grands progrès sur la vinification des vins rouges. Les vignerons travaillent au plus proche de la matière. Les vins sont moins extraits, plus délicats, avec des boisés plus subtils et un vrai travail sur l’élevage des blancs. Jamais je n’oublierai le muscat du Cap Corse, qui mérite toute notre attention. Oui, il y a un vrai progrès et un grand élan.
- Quels sont les vins des micro-régions de Corse qui vous plaisent le plus ?
Les neuf AOP me plaisent. J’ai une affection particulière pour Sartène, pour son approche très soyeuse, très tendre et délicate sur les rouges.
Je trouve que ce qui est fait à Patrimonio depuis cinq ans sur la texture des vins rouges, où le Niellucciu est travaillé avec plus de tendreté, m’intéresse beaucoup.
- Comment est-ce que vous voyez l’avenir des vins corses ?
Je le vois beau et serein, mais je pense qu’il doit y avoir une prise de conscience générale par les acteurs du marché, que ce soit les cavistes, les sommeliers, les restaurateurs, les journalistes également, pour porter la parole des vins corses. Aujourd’hui, on vante encore le mérite de la Corse, mais on doit être tourné vers son avenir. On doit être tourné vers les vins de Corse et se dire que les vins en Corse sont très grands et qu’il existe de très, très grands vins corses. Et demain, j’ai un rêve, c’est de se dire que l’on parlera des vignerons, des millésimes, des appellations, sans systématiquement se dire : « Et oui, en plus, c’est un vin de Corse ». Non, ce sont des vins qui ont leur propre identité, leur diversité et qui méritent tous nos égards.


