Face à un contexte politique jugé plus hostile, l’association L’Arcu organise, le 13 juin prochain à Ajaccio, la quatrième Marche des fiertés de Corse. Un rendez-vous devenu incontournable pour les militants LGBTQIA+, qui revendiquent le droit d’exister, de se montrer et de défendre leurs droits dans l’espace public.
Les drapeaux arc-en-ciel s’apprêtent de nouveau à investir les rues d’Ajaccio. Après Bastia l’an dernier, la cité impériale accueillera, le samedi 13 juin, la quatrième édition de la Marche des fiertés de Corse, organisée par l’association L’Arcu.
Un choix qui s’inscrit dans une alternance désormais bien établie entre les deux principales villes de l’île. « Chaque année, nous alternons entre Bastia et Ajaccio. L’an dernier c’était à Bastia, cette année c’est Ajaccio », rappelle Eva Lucchesi, membre de l’association.
Quatre ans après la première édition, le constat dressé par les organisateurs est encourageant. La mobilisation ne cesse de grandir et l’événement semble désormais ancré dans le paysage militant insulaire. « On a de plus en plus de personnes qui viennent et de plus en plus de personnes qui nous contactent pour obtenir des informations et organiser leur venue », souligne-t-elle.
Mais au-delà de cette progression de la participation, c’est surtout l’évolution du contexte politique qui renforce, selon l’association, la nécessité de maintenir ce rendez-vous annuel. « Le climat politique a changé par rapport à la première marche. On sent qu’on a vraiment besoin de faire ces marches », estime Eva Lucchesi.
À ses yeux, l’approche des échéances électorales nationales et la montée de certains discours conservateurs donnent une résonance particulière à l’événement. « Certains partis politiques sont contre notre existence et contre ce que nous représentons. Pouvoir marcher dans l’espace public, dénoncer les inégalités et simplement montrer que nous existons, c’est important », affirme-t-elle.
Car si l’ambiance se veut festive, les organisateurs revendiquent avant tout une démarche politique. Dans leur appel à mobilisation, ils dénoncent la progression des idées d’extrême droite, les discriminations visant les personnes LGBTQIA+ et les atteintes aux droits fondamentaux observées dans plusieurs pays. Ils entendent également rappeler que les violences et les inégalités demeurent une réalité quotidienne pour de nombreuses personnes, y compris en Corse.
Un choix qui s’inscrit dans une alternance désormais bien établie entre les deux principales villes de l’île. « Chaque année, nous alternons entre Bastia et Ajaccio. L’an dernier c’était à Bastia, cette année c’est Ajaccio », rappelle Eva Lucchesi, membre de l’association.
Quatre ans après la première édition, le constat dressé par les organisateurs est encourageant. La mobilisation ne cesse de grandir et l’événement semble désormais ancré dans le paysage militant insulaire. « On a de plus en plus de personnes qui viennent et de plus en plus de personnes qui nous contactent pour obtenir des informations et organiser leur venue », souligne-t-elle.
Mais au-delà de cette progression de la participation, c’est surtout l’évolution du contexte politique qui renforce, selon l’association, la nécessité de maintenir ce rendez-vous annuel. « Le climat politique a changé par rapport à la première marche. On sent qu’on a vraiment besoin de faire ces marches », estime Eva Lucchesi.
À ses yeux, l’approche des échéances électorales nationales et la montée de certains discours conservateurs donnent une résonance particulière à l’événement. « Certains partis politiques sont contre notre existence et contre ce que nous représentons. Pouvoir marcher dans l’espace public, dénoncer les inégalités et simplement montrer que nous existons, c’est important », affirme-t-elle.
Car si l’ambiance se veut festive, les organisateurs revendiquent avant tout une démarche politique. Dans leur appel à mobilisation, ils dénoncent la progression des idées d’extrême droite, les discriminations visant les personnes LGBTQIA+ et les atteintes aux droits fondamentaux observées dans plusieurs pays. Ils entendent également rappeler que les violences et les inégalités demeurent une réalité quotidienne pour de nombreuses personnes, y compris en Corse.
Le soutien de 23 organisations
Le rendez-vous est fixé à 17 heures, place Abbatucci. Le cortège traversera ensuite le centre-ville avant de marquer une halte à la Citadelle, où sera lu publiquement le communiqué de la manifestation. La marche s’achèvera place Campinchi. Tout au long du parcours, plusieurs prises de parole rythmeront l’événement. « Il y aura des interventions au départ, à la Citadelle et à l’arrivée », précise la militante.
Cette année, un appel de soutien à la Marche des fiertés a été signé par 23 organisations associatives, syndicales et politiques. Pour L’Arcu, cette mobilisation collective constitue un signal fort. « Cela représente beaucoup pour nous. Certaines organisations ont choisi de ne pas signer. Savoir que vingt-trois structures soutiennent nos idées et nos idéaux est important », confie Eva Lucchesi.
Dans leur texte, les signataires appellent à défendre les libertés individuelles, à lutter contre toutes les formes de discrimination et à réaffirmer la place des personnes LGBTQIA+ dans la société corse.
Le rendez-vous est fixé à 17 heures, place Abbatucci. Le cortège traversera ensuite le centre-ville avant de marquer une halte à la Citadelle, où sera lu publiquement le communiqué de la manifestation. La marche s’achèvera place Campinchi. Tout au long du parcours, plusieurs prises de parole rythmeront l’événement. « Il y aura des interventions au départ, à la Citadelle et à l’arrivée », précise la militante.
Cette année, un appel de soutien à la Marche des fiertés a été signé par 23 organisations associatives, syndicales et politiques. Pour L’Arcu, cette mobilisation collective constitue un signal fort. « Cela représente beaucoup pour nous. Certaines organisations ont choisi de ne pas signer. Savoir que vingt-trois structures soutiennent nos idées et nos idéaux est important », confie Eva Lucchesi.
Dans leur texte, les signataires appellent à défendre les libertés individuelles, à lutter contre toutes les formes de discrimination et à réaffirmer la place des personnes LGBTQIA+ dans la société corse.
Une délégation venue de Sardaigne
Parmi les temps forts de cette édition figure également la présence d’une délégation sarde invitée à participer au défilé. Un symbole marquant pour l’association, qui entretient depuis plusieurs années des liens avec les organisations LGBTQIA+ de l’île voisine. « Nous sommes des îles sœurs. Nous avons toujours eu beaucoup de liens avec eux et nous avons déjà participé à leur marche », explique Eva Lucchesi.
Au-delà de cette proximité géographique, Corses et Sardes partageraient des réalités similaires. « Nous sommes confrontés aux mêmes problématiques liées à l’insularité. Beaucoup de personnes considèrent encore que nos revendications seraient importées du continent. Pourtant, nous sommes nés ici, nous aimons notre île et nous faisons pleinement partie de cette société », insiste-t-elle.
À travers cette quatrième édition, les organisateurs espèrent ainsi envoyer un message simple : rappeler que les personnes LGBTQIA+ vivent, travaillent et s’engagent en Corse, et qu’elles entendent continuer à occuper pleinement l’espace public. « Montrer que nous existons » : une revendication qui demeure, quatre ans après la première marche, au cœur du combat porté par L’Arcu.
Parmi les temps forts de cette édition figure également la présence d’une délégation sarde invitée à participer au défilé. Un symbole marquant pour l’association, qui entretient depuis plusieurs années des liens avec les organisations LGBTQIA+ de l’île voisine. « Nous sommes des îles sœurs. Nous avons toujours eu beaucoup de liens avec eux et nous avons déjà participé à leur marche », explique Eva Lucchesi.
Au-delà de cette proximité géographique, Corses et Sardes partageraient des réalités similaires. « Nous sommes confrontés aux mêmes problématiques liées à l’insularité. Beaucoup de personnes considèrent encore que nos revendications seraient importées du continent. Pourtant, nous sommes nés ici, nous aimons notre île et nous faisons pleinement partie de cette société », insiste-t-elle.
À travers cette quatrième édition, les organisateurs espèrent ainsi envoyer un message simple : rappeler que les personnes LGBTQIA+ vivent, travaillent et s’engagent en Corse, et qu’elles entendent continuer à occuper pleinement l’espace public. « Montrer que nous existons » : une revendication qui demeure, quatre ans après la première marche, au cœur du combat porté par L’Arcu.




