À l’occasion de son assemblée générale, la SCIC Orezza a officialisé la signature de trois conventions de mécénat avec la communauté de communes de Castagniccia-Casinca, la Fondation de l'Université de Corse, la Fondation du Patrimoine et la Collectivité de Corse. L’entreprise entend réinvestir une partie de la valeur créée par son activité dans des projets de développement dans la micro-région.

Gilles Giovannangeli, président du conseil exécutif a assisté aux travaux de la SCIC Orezza(Photos Elena Padovani-Castelli)
C’est une nouvelle étape pour la SCIC Orezza. En marge de son assemblée générale, organisée jeudi à Vescovato, l’entreprise a officialisé la signature de trois conventions de mécénat destinées à soutenir des projets de développement local en Castagniccia-Casinca. Une décision prise par la direction qui entend réinvestir une partie de la valeur créée par l’activité de la source dans des projets patrimoniaux, culturels ou liés à la formation. « Le projet d’Orezza, c'est effectivement une entreprise et on est là pour faire du chiffre et vendre des bouteilles, mais le projet politique et de société tel qu'il a été conçu et construit, c'est aussi de reverser sur le territoire une grande partie des bénéfices », explique Carine Balli, directrice générale des Eaux d’Orezza.
Concrètement, cette démarche se traduit par trois partenariats : avec la communauté de communes de Castagniccia-Casinca, avec la Fondation de l'Université de Corse, et enfin avec la Fondation du Patrimoine et la Collectivité de Corse. « On accompagne la communauté de communes et son festival Orizonti, qui met en valeur le patrimoine naturel et culturel de la vallée ainsi que ses savoir-faire. C’est un festival qui a déjà plus de cinq ans et qui a vocation à s'ancrer dans le territoire de Piedicroce et de rayonner dans la vallée mais aussi sur l’ensemble de la Castagniccia-Casinca. Et nous, on fait venir des dessinateurs qui vont venir dessiner le patrimoine industriel et naturel, puisqu'on a un beau point de vue sur le couvent d'Orezza, sur l'église de Piedicroce et sur la source. C'est une manière différente de faire découvrir le patrimoine. »
Du côté de l’université, le partenariat prendra la forme d’un accompagnement à la formation pour les étudiants. « On va les accueillir, notamment en alternance », souligne la directrice des Eaux d’Orezza. « On participe à des séminaires, on vient présenter le modèle de l’entreprise et on vient présenter sur le territoire tout ce qui peut se faire pour développer la vallée, mais plus généralement aussi la Corse. On est surtout là pour démocratiser le modèle SCIC parce que c'est très peu connu, et on souhaite aussi accompagner les jeunes vers des métiers que nous proposons pour qu’ils aient un niveau d'employabilité ici. »
Enfin, les Eaux d’Orezza vont mettre en place, aux côtés de la Fondation du Patrimoine et de la Collectivité de Corse, une opération de produit-partage pour la restauration et la valorisation du couvent d’Orezza, fondé en 1485 et aujourd’hui en cours de réhabilitation. « C’est un partenariat qu'on a déjà engagé l'année dernière et qu'on conclut cette année. En fait, sur chaque bouteille achetée, un certain montant sera reversé à la Fondation du Patrimoine pour la restauration du couvent », détaille Carine Balli.
Signés pour un (Fondation de l’Université de Corse, Fondation du Patrimoine et Collectivité de Corse) et trois ans (communauté de communes de Castagniccia-Casinca), les partenariats traduisent la volonté de l’entreprise de faire de son activité économique un levier au service du territoire. « On veut vraiment que cette richesse issue de ce patrimoine naturel, c’est-à-dire l'eau, serve à développer en cascade tous les autres pans du patrimoine, que ce soit du patrimoine naturel, culturel, historique ou patrimonial. C'est vraiment le but de toutes ces actions de mécénat que l'on conclut. »


