La saison de compétition d'escalade 2025-2026 s'achève sur de très belles performances pour les jeunes grimpeurs corses. Malgré l'absence d'équipements adaptés sur l'île, ils ont rivalisé avec les meilleurs niveaux nationaux tout au long de l'année, au fil d'une vingtaine de compétitions continentales.
Le constat est posé sans détour par Yann Vacher, responsable de la commission escalade de la ligue Corse FFME. "La Corse n'a qu'un seul mur qui possède une hauteur correspondant aux normes, le Palatinu à Ajaccio, et qui n'est pas accessible à tous." Un manque criant dans une discipline qui exige des entraînements réguliers sur des structures identiques à celles des compétitions. Plus problématique encore, l'escalade de vitesse ne bénéficie d'aucune voie officielle sur le territoire insulaire. "Les athlètes concernés sont obligés de se rendre sur le continent pour s'entraîner sur des structures officielles."
Des résultats qui témoignent d'une progression constante
Ces obstacles n'ont pas empêché les jeunes grimpeurs insulaires de se distinguer. Nino Vacher (U15) a réalisé un doublé de qualifications pour les finales des Championnats de France, d'abord en bloc en février, puis en difficulté à Marseille. Liria Angeli (U15) a quant à elle signé une 16e place nationale en vitesse et une 17e place aux finales du Championnat de France de bloc. Tito Mouchet (U15) s'est classé 6e au niveau national en vitesse, après une belle 4e place aux championnats régionaux PACA en bloc. Carl'andria Maranelli, Timothé Berges, Yann Duranton, Sarah Heckmann, Jean-Antoine Fresi et Oyhana Issartel ont également atteint les demi-finales des Championnats de France de difficulté. Des performances qui s'inscrivent selon Yann Vacher dans "une progression régulière observée depuis six ans, date à laquelle une politique d'élévation de la performance a été mise en place au sein de la ligue."
Sept athlètes au statut de haut niveau régional
Cette saison, sept grimpeurs ont obtenu le statut de haut niveau régional, contre seulement trois il y a quatre ans. Un chiffre qui devrait encore progresser : onze athlètes devraient bénéficier de ce statut la saison prochaine. Concrètement, ce label leur permet de bénéficier d'une préparation physique proposée par le CSJC et de justifier leurs absences scolaires lors des déplacements en compétition. "C'est la preuve de l'élévation constante du niveau", souligne Yann Vacher.
Un avenir prometteur
Dans deux semaines, Manoa Mouchet, Augustin Massa et Ana Dea Peri représenteront la Corse aux finales nationales U13 à Besançon les 13 et 14 juin, aboutissement d'un projet de formation mis en place depuis plusieurs années. La ligue organise deux stages par an sur le continent, ouverts dès la catégorie U11. Un investissement qui porte déjà ses fruits : le jeune Noam Benzidi, actuellement en U11, réalise des performances prometteuses pour sa future saison en U13.
Avec des infrastructures adaptées, jusqu'où ces jeunes pourraient-ils aller ? "Il est tout à fait possible d'avoir régulièrement des athlètes qui réalisent des performances dans les vingt meilleurs du niveau français, voire quelques sélections en équipe de France", estime Yann Vacher. Mais l'ambition de la ligue va au-delà des podiums : "Des infrastructures adaptées seraient au bénéfice de tous, que ce soit pour les athlètes de haut niveau ou pour l'ensemble des pratiquants dans les sept clubs insulaires."
Avec des infrastructures adaptées, jusqu'où ces jeunes pourraient-ils aller ? "Il est tout à fait possible d'avoir régulièrement des athlètes qui réalisent des performances dans les vingt meilleurs du niveau français, voire quelques sélections en équipe de France", estime Yann Vacher. Mais l'ambition de la ligue va au-delà des podiums : "Des infrastructures adaptées seraient au bénéfice de tous, que ce soit pour les athlètes de haut niveau ou pour l'ensemble des pratiquants dans les sept clubs insulaires."


