Fin de vie : VIA | Parti Chrétien-Démocrate appelle les sénateurs corses à voter contre le texte

Rédigé le 14/05/2026
La rédaction

La délégation corse de VIA | Parti Chrétien-Démocrate appelle les sénateurs corses à s’opposer à la proposition de loi sur la fin de vie, examinée en deuxième lecture au Sénat depuis le 11 mai.

Fin de vie : VIA | Parti Chrétien-Démocrate appelle les sénateurs corses à voter contre le texte

(Photo d'illustration)

Dans un communiqué, le mouvement dénonce un texte qui engagerait la France « dans une rupture anthropologique, éthique et juridique majeure ». Le parti estime qu’« une société véritablement humaine ne répond pas à la détresse par l’élimination de celui qui souffre, mais par l’accompagnement, le soin, la présence et l’espérance ».
La formation politique critique également les conditions d’examen du projet de loi, évoquant « un débat bâclé » et « mené avec précipitation ». Pour VIA, cette question « existentielle » nécessiterait au contraire « humilité » et « prudence », ainsi qu’un « engagement renouvelé en faveur du développement des soins palliatifs ».


La délégation corse fait aussi référence à la visite du Pape François à Ajaccio, le 15 décembre dernier. Elle invoque « l’esprit du 15 décembre », repris selon elle par le vicaire général de l’évêché de Corse, et estime que le message porté alors par le souverain pontife ne peut « s’estomper d’un revers de la main ».
Le communiqué revient également sur le déplacement en Corse de Catherine Vautrin en avril 2024. VIA rappelle que la ministre avait alors appelé à « l’humilité » et à « l’équilibre ». « Depuis, il n’y eut ni l’une ni l’autre. On y rencontra l’excès, l’arrogance et le passage en force », écrit le parti.


La délégation souligne par ailleurs les spécificités démographiques et sociales de la Corse, évoquant « le vieillissement accéléré » de la population et « le non-renouvellement des générations ».
Enfin, VIA | Parti Chrétien-Démocrate appelle « solennellement » les sénateurs corses « à faire preuve de sagesse et de courage », leur demandant de ne pas voter « un texte qui ferait, s’il était voté, du meurtre un droit, et même un devoir avec l’adoption du délit d’entrave ».