Avec Sognus Mortalis, un one-shot de 200 pages pensé et dessiné sur l’île, l’auteur ajaccien Ghjuvà Lucchinacci signe le tout premier manga corse. Entre polar paranormal, mazzerisme et expérience de lecture bilingue, l’ouvrage a été officiellement présenté le 10 mai dernier au Shonen Café de Baleone.
Dans quelques jours, un nouveau rayon pourrait symboliquement voir le jour dans les librairies insulaires : celui du manga corse. À 40 ans passés, l’Ajaccien Ghjuvà Lucchinacci s’apprête en effet à concrétiser un rêve de longue date avec la sortie de Sognus Mortalis, présenté comme le premier manga entièrement pensé, écrit et dessiné en Corse. Un projet singulier porté par la maison d’édition indépendante Le Parti des Oiseaux, et qui a été officiellement lancé ce dimanche 10 mai lors d’une séance de dédicaces organisée au Shonen Café, à Baleone.
Un lieu devenu en quelques mois le point de rassemblement des passionnés de culture manga dans la région ajaccienne. “En Corse, il manquait un endroit où les passionnés puissent se retrouver pour parler manga”, explique l’auteur, pour qui ce lancement dans ce café spécialisé relevait presque de l’évidence.
Un manga ancré dans l’univers des mazzeri
Avec ses 200 pages en noir et blanc, Sognus Mortalis reprend les codes du manga japonais tout en les transplantant dans un imaginaire profondément corse. L’intrigue entraîne le lecteur dans une enquête sombre mêlant meurtres mystérieux, rêves et phénomènes surnaturels. Au cœur du récit : les mazzeri, ces chasseurs de songes issus des croyances insulaires, capables de pénétrer les rêves des autres. “Si on vous tue dans le rêve, vous mourez en vrai”, résume Ghjuvà Lucchinacci.
L’histoire débute par l’assassinat d’une jeune femme. Sa sœur jumelle se retrouve alors plongée dans une quête où s’entremêlent mémoire, cauchemars et affrontements oniriques entre clans. Mais l’auteur refuse d’en dévoiler davantage. Depuis plusieurs semaines, il répète la même phrase : “Je ne veux pas spoiler.” À l’origine, le projet devait être réalisé en quelques mois seulement. Finalement, il aura nécessité plus de trois ans de travail. “J’ai recommencé le projet trois, quatre, cinq fois”, confie l’auteur. “Ce qui devait durer neuf mois a duré trois ans et demi.”
Le manga trouve ses racines dans un ancien projet de bande dessinée imaginé dès 2010. L’idée renaît en 2023 lors du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, où Ghjuvà Lucchinacci expose ses travaux grâce au soutien de la Collectivité de Corse. C’est là que naît la collaboration avec Simon Demuru-Antona, président du Parti des Oiseaux, qui l’encourage à transformer son univers en véritable manga.
Un livre bilingue… à lire dans les deux sens
L’une des grandes originalités de Sognus Mortalis réside dans sa construction bilingue. Le livre adopte un format “tête-bêche” : une entrée en français d’un côté, une entrée en langue corse de l’autre. Les deux récits se rejoignent au centre de l’ouvrage. Mais il ne s’agit pas d’une simple traduction. “C’est une adaptation”, insiste l’auteur. “L’histoire est inversée. En corse, le récit commence par l’assassinat de la sœur jumelle.”
Les deux versions dialoguent ainsi entre elles et offrent une expérience de lecture différente selon le sens choisi. “Vous comprendrez tout en ne lisant qu’une seule version”, explique-t-il, “mais lire les deux apporte autre chose.” Le travail d’adaptation en langue corse a été réalisé avec Stéphane Conca.
Un premier tirage déjà très attendu
Pour Ghjuvà Lucchinacci, le choix du format papier devait avoir un véritable sens. “À un moment, il faudra retourner le livre, le manipuler, peut-être même le placer devant un miroir”, glisse-t-il sans révéler davantage les mécanismes du récit. Une bande originale de 33 morceaux accompagne également les 33 chapitres du manga, renforçant cette dimension immersive et multimédia. “Je voulais qu’un jour on puisse entrer quelque part et voir un rayon manga corse”, revendique celui qui dit avoir “fait sa vie ici”.
Financé à plus de 200 % sur la plateforme Ulule, Sognus Mortalis a été imprimé à 500 exemplaires. Les premières précommandes sont actuellement en cours d’expédition, priorité ayant été donnée aux contributeurs ayant soutenu le projet dès ses débuts. Le succès semble déjà au rendez-vous.
Un lieu devenu en quelques mois le point de rassemblement des passionnés de culture manga dans la région ajaccienne. “En Corse, il manquait un endroit où les passionnés puissent se retrouver pour parler manga”, explique l’auteur, pour qui ce lancement dans ce café spécialisé relevait presque de l’évidence.
Un manga ancré dans l’univers des mazzeri
Avec ses 200 pages en noir et blanc, Sognus Mortalis reprend les codes du manga japonais tout en les transplantant dans un imaginaire profondément corse. L’intrigue entraîne le lecteur dans une enquête sombre mêlant meurtres mystérieux, rêves et phénomènes surnaturels. Au cœur du récit : les mazzeri, ces chasseurs de songes issus des croyances insulaires, capables de pénétrer les rêves des autres. “Si on vous tue dans le rêve, vous mourez en vrai”, résume Ghjuvà Lucchinacci.
L’histoire débute par l’assassinat d’une jeune femme. Sa sœur jumelle se retrouve alors plongée dans une quête où s’entremêlent mémoire, cauchemars et affrontements oniriques entre clans. Mais l’auteur refuse d’en dévoiler davantage. Depuis plusieurs semaines, il répète la même phrase : “Je ne veux pas spoiler.” À l’origine, le projet devait être réalisé en quelques mois seulement. Finalement, il aura nécessité plus de trois ans de travail. “J’ai recommencé le projet trois, quatre, cinq fois”, confie l’auteur. “Ce qui devait durer neuf mois a duré trois ans et demi.”
Le manga trouve ses racines dans un ancien projet de bande dessinée imaginé dès 2010. L’idée renaît en 2023 lors du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, où Ghjuvà Lucchinacci expose ses travaux grâce au soutien de la Collectivité de Corse. C’est là que naît la collaboration avec Simon Demuru-Antona, président du Parti des Oiseaux, qui l’encourage à transformer son univers en véritable manga.
Un livre bilingue… à lire dans les deux sens
L’une des grandes originalités de Sognus Mortalis réside dans sa construction bilingue. Le livre adopte un format “tête-bêche” : une entrée en français d’un côté, une entrée en langue corse de l’autre. Les deux récits se rejoignent au centre de l’ouvrage. Mais il ne s’agit pas d’une simple traduction. “C’est une adaptation”, insiste l’auteur. “L’histoire est inversée. En corse, le récit commence par l’assassinat de la sœur jumelle.”
Les deux versions dialoguent ainsi entre elles et offrent une expérience de lecture différente selon le sens choisi. “Vous comprendrez tout en ne lisant qu’une seule version”, explique-t-il, “mais lire les deux apporte autre chose.” Le travail d’adaptation en langue corse a été réalisé avec Stéphane Conca.
Un premier tirage déjà très attendu
Pour Ghjuvà Lucchinacci, le choix du format papier devait avoir un véritable sens. “À un moment, il faudra retourner le livre, le manipuler, peut-être même le placer devant un miroir”, glisse-t-il sans révéler davantage les mécanismes du récit. Une bande originale de 33 morceaux accompagne également les 33 chapitres du manga, renforçant cette dimension immersive et multimédia. “Je voulais qu’un jour on puisse entrer quelque part et voir un rayon manga corse”, revendique celui qui dit avoir “fait sa vie ici”.
Financé à plus de 200 % sur la plateforme Ulule, Sognus Mortalis a été imprimé à 500 exemplaires. Les premières précommandes sont actuellement en cours d’expédition, priorité ayant été donnée aux contributeurs ayant soutenu le projet dès ses débuts. Le succès semble déjà au rendez-vous.


