Le tireur présumé a avoué: à l'ouverture de son procès en appel, Christophe Guazzelli, jugé pour l'assassinat de deux membres du grand banditisme corse en décembre 2017 à l'aéroport de Bastia-Poretta, a reconnu sa culpabilité.
Pour sa seule prise de parole sur le fond du dossier depuis son arrestation en décembre 2017, Christophe Guazzelli a reconnu avoir tué Jean-Luc Codaccioni et Antoine Quilichini: "je suis coupable des faits. Je reconnais ma culpabilité dans cette affaire".
En revanche, celui qui a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle dont 20 ans de sûreté en première instance, n'a pas reconnu la qualification de "bande organisée" ni l'association de malfaiteurs : "C'est une responsabilité que, moi seul, je porte."
Cathy Châtelain, divorcée Sénéchal, une surveillante pénitentiaire de la prison corse de Borgo dont l'histoire avait inspiré un film, a elle aussi reconnu sa participation dans le double assassinat mais aussi une corruption passive.
Elle avait été condamnée à 23 ans de réclusion criminelle pour avoir notamment désigné les victimes au tireur, en embrassant Jean-Luc Codaccioni pour le saluer dans l'aéroport.
Les autres accusés ont nié les faits reprochés.
En toile de fond ce cette affaire, selon l'enquête, une vengeance entre héritiers du gang de la "Brise de mer". En première instance en juin 2024, 13 condamnations et deux acquittements avaient été prononcés lors d'un procès chaotique.
"Venger les morts" -
Fait rarissime devant une cour d'assises, les principaux accusés avaient refusé de comparaître et récusé leurs avocats, n'ayant ainsi pas de défense.
Après appel du parquet général, onze accusés dont neuf détenus étaient présents lundi devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour y être rejugés.
Cette fois-ci, des magistrats professionnels composent la cour, en application de la récente loi contre le narcotrafic qui a supprimé la participation de jury populaire pour les crimes commis en bande organisée.
Les faits ont près de 10 ans: le 5 décembre 2017, Jean-Luc Codaccioni et Antoine Quilichini, deux membres du banditisme corse, étaient les cibles de tirs sur le parking de l'aéroport de Bastia.
Antoine Quilichini était tué sur le coup. Jean-Luc Codaccioni, détenu de la prison de Borgo de retour d'une permission à Paris, décédait sept jours plus tard.
Parmi les principaux accusés figure aussi Jacques Mariani, présenté par la justice comme une figure du banditisme corse. Celui qui a passé plus de 38 années en prison, avait été condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs, lors du premier procès. Il était l'un des seuls détenus à être revenu dans le box des accusés lors du procès de première instance.
Selon l'accusation, l'objectif des principaux accusés était de "venger les morts" de leurs pères, fondateurs de la "Brise de Mer", et de "faire renaître" cette bande criminelle historique.
Le procès est prévu jusqu'au 3 juillet.
En revanche, celui qui a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle dont 20 ans de sûreté en première instance, n'a pas reconnu la qualification de "bande organisée" ni l'association de malfaiteurs : "C'est une responsabilité que, moi seul, je porte."
Cathy Châtelain, divorcée Sénéchal, une surveillante pénitentiaire de la prison corse de Borgo dont l'histoire avait inspiré un film, a elle aussi reconnu sa participation dans le double assassinat mais aussi une corruption passive.
Elle avait été condamnée à 23 ans de réclusion criminelle pour avoir notamment désigné les victimes au tireur, en embrassant Jean-Luc Codaccioni pour le saluer dans l'aéroport.
Les autres accusés ont nié les faits reprochés.
En toile de fond ce cette affaire, selon l'enquête, une vengeance entre héritiers du gang de la "Brise de mer". En première instance en juin 2024, 13 condamnations et deux acquittements avaient été prononcés lors d'un procès chaotique.
"Venger les morts" -
Fait rarissime devant une cour d'assises, les principaux accusés avaient refusé de comparaître et récusé leurs avocats, n'ayant ainsi pas de défense.
Après appel du parquet général, onze accusés dont neuf détenus étaient présents lundi devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour y être rejugés.
Cette fois-ci, des magistrats professionnels composent la cour, en application de la récente loi contre le narcotrafic qui a supprimé la participation de jury populaire pour les crimes commis en bande organisée.
Les faits ont près de 10 ans: le 5 décembre 2017, Jean-Luc Codaccioni et Antoine Quilichini, deux membres du banditisme corse, étaient les cibles de tirs sur le parking de l'aéroport de Bastia.
Antoine Quilichini était tué sur le coup. Jean-Luc Codaccioni, détenu de la prison de Borgo de retour d'une permission à Paris, décédait sept jours plus tard.
Parmi les principaux accusés figure aussi Jacques Mariani, présenté par la justice comme une figure du banditisme corse. Celui qui a passé plus de 38 années en prison, avait été condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs, lors du premier procès. Il était l'un des seuls détenus à être revenu dans le box des accusés lors du procès de première instance.
Selon l'accusation, l'objectif des principaux accusés était de "venger les morts" de leurs pères, fondateurs de la "Brise de Mer", et de "faire renaître" cette bande criminelle historique.
Le procès est prévu jusqu'au 3 juillet.


