Installé au CSJC, propriété de la Collectivité de Corse, le Pôle Espoirs de football d’Ajaccio pourrait perdre son agrément de la Fédération Française de Football. En cause : l’état jugé insuffisant de la pelouse synthétique. Entre inquiétude des instances nationales et promesses d’action de la Collectivité, l’avenir de la structure est suspendu à un calendrier désormais serré.
Le constat est sans appel. En visite annuelle d’agrément à Ajaccio, Johan Radet, entraîneur national en charge des Pôles Espoirs, a tiré la sonnette d’alarme : « Ce n’est pas au niveau. On doit mettre nos jeunes talents dans les meilleures conditions et ce n’est pas le cas aujourd’hui. »
Au cœur du problème : la pelouse synthétique du CSJC, jugée inadaptée aux exigences du haut niveau. « C’est comme une piscine sans eau », résume-t-il, évoquant une situation devenue critique après quatre années d’alertes répétées.
Une structure d’excellence menacée
Le Pôle Espoirs d’Ajaccio, dirigé par Antoine Pireddu, accueille actuellement 24 jeunes joueurs dans le cadre d’un cycle de préformation de deux ans. À l’échelle nationale, ces structures sont un maillon essentiel de la formation française : 30 % des champions du monde sont passés par ces pôles, véritables tremplins vers les centres de formation professionnels.
Placée sous la tutelle du ministère des Sports, de l’Éducation nationale et de la Fédération Française de Football, la structure corse est soumise à un cahier des charges strict, notamment en matière d’infrastructures. Et c’est précisément sur ce point que le bât blesse.
« Nous sommes très inquiets »
Du côté de la Ligue Corse de Football, le président Stéphane Vannucci ne cache pas son inquiétude : « On ne peut pas parler de point de non-retour, mais nous sommes très inquiets sur la date de livraison de la pelouse prévue pour septembre. » Face aux retards accumulés, les explications peinent à convaincre : « À chaque fois, il y a un problème : les services, le marché… Il y a toujours une excuse. Aujourd’hui, ce qu’on veut, c’est du concret. » Si des solutions temporaires sont envisagées — comme la mise à disposition d’autres installations à Ajaccio pendant un ou deux mois — elles restent insuffisantes à long terme.
Une pression grandissante de la FFF
La menace est bien réelle. « Il y a un risque de perdre le label », confirme Johan Radet. Une décision qui aurait des conséquences lourdes : perte d’accompagnement fédéral, estimée à plus d’un million d’euros sur plusieurs années, et remise en cause de l’accueil des jeunes talents. « Les DTN sont de plus en plus inquiets », souligne Stéphane Vannucci. « Leur hiérarchie leur a indiqué qu’il y avait de fortes chances que nous perdions le label. »
La Collectivité promet des avancées
Ce matin, Anne-Laure Santucci, conseillère exécutive en charge du sport et de la jeunesse à la Collectivité de Corse, a tenté de rassurer et a annoncé le lancement prochain d’un appel d’offres pour la réfection de la pelouse, avec une livraison envisagée en septembre. Une échéance qui laisse toutefois sceptiques les acteurs du dossier. « Nous attendons maintenant des actes. Cela fait trois ans qu’on nous promet une réfection de la pelouse et on ne voit rien venir, c’est le dernier ultimatum », insiste Johan Radet, qui a demandé un rétroplanning précis pour suivre l’avancement des travaux.
Au-delà du terrain, c’est tout un écosystème qui est concerné. Le Pôle Espoirs s’inscrit dans un complexe sportif regroupant plusieurs disciplines (judo, handball, volley, karaté), et constitue depuis 24 ans un pilier de la formation sportive en Corse. « C’est inenvisageable de déménager. Le pôle espoir football est à Ajaccio et doit y rester », martèle Stéphane Vannucci.
Entre promesses institutionnelles et exigences fédérales, le dossier est désormais entré dans une phase décisive. Sans avancées rapides et concrètes, la Corse pourrait perdre son unique Pôle Espoirs de football — et avec lui, une partie de son avenir sportif.
Car derrière les débats techniques, ce sont bien les conditions de formation de jeunes talents insulaires qui sont en jeu. Et sur ce point, tous s’accordent : il n’y a plus de temps à perdre.
Une structure d’excellence menacée
Le Pôle Espoirs d’Ajaccio, dirigé par Antoine Pireddu, accueille actuellement 24 jeunes joueurs dans le cadre d’un cycle de préformation de deux ans. À l’échelle nationale, ces structures sont un maillon essentiel de la formation française : 30 % des champions du monde sont passés par ces pôles, véritables tremplins vers les centres de formation professionnels.
Placée sous la tutelle du ministère des Sports, de l’Éducation nationale et de la Fédération Française de Football, la structure corse est soumise à un cahier des charges strict, notamment en matière d’infrastructures. Et c’est précisément sur ce point que le bât blesse.
« Nous sommes très inquiets »
Du côté de la Ligue Corse de Football, le président Stéphane Vannucci ne cache pas son inquiétude : « On ne peut pas parler de point de non-retour, mais nous sommes très inquiets sur la date de livraison de la pelouse prévue pour septembre. » Face aux retards accumulés, les explications peinent à convaincre : « À chaque fois, il y a un problème : les services, le marché… Il y a toujours une excuse. Aujourd’hui, ce qu’on veut, c’est du concret. » Si des solutions temporaires sont envisagées — comme la mise à disposition d’autres installations à Ajaccio pendant un ou deux mois — elles restent insuffisantes à long terme.
Une pression grandissante de la FFF
La menace est bien réelle. « Il y a un risque de perdre le label », confirme Johan Radet. Une décision qui aurait des conséquences lourdes : perte d’accompagnement fédéral, estimée à plus d’un million d’euros sur plusieurs années, et remise en cause de l’accueil des jeunes talents. « Les DTN sont de plus en plus inquiets », souligne Stéphane Vannucci. « Leur hiérarchie leur a indiqué qu’il y avait de fortes chances que nous perdions le label. »
La Collectivité promet des avancées
Ce matin, Anne-Laure Santucci, conseillère exécutive en charge du sport et de la jeunesse à la Collectivité de Corse, a tenté de rassurer et a annoncé le lancement prochain d’un appel d’offres pour la réfection de la pelouse, avec une livraison envisagée en septembre. Une échéance qui laisse toutefois sceptiques les acteurs du dossier. « Nous attendons maintenant des actes. Cela fait trois ans qu’on nous promet une réfection de la pelouse et on ne voit rien venir, c’est le dernier ultimatum », insiste Johan Radet, qui a demandé un rétroplanning précis pour suivre l’avancement des travaux.
Au-delà du terrain, c’est tout un écosystème qui est concerné. Le Pôle Espoirs s’inscrit dans un complexe sportif regroupant plusieurs disciplines (judo, handball, volley, karaté), et constitue depuis 24 ans un pilier de la formation sportive en Corse. « C’est inenvisageable de déménager. Le pôle espoir football est à Ajaccio et doit y rester », martèle Stéphane Vannucci.
Entre promesses institutionnelles et exigences fédérales, le dossier est désormais entré dans une phase décisive. Sans avancées rapides et concrètes, la Corse pourrait perdre son unique Pôle Espoirs de football — et avec lui, une partie de son avenir sportif.
Car derrière les débats techniques, ce sont bien les conditions de formation de jeunes talents insulaires qui sont en jeu. Et sur ce point, tous s’accordent : il n’y a plus de temps à perdre.


