Régates de voile légère à Furiani : le Club Nautique Bastiais maintient le flambeau

Rédigé le 30/04/2026
Matteo Lanfranchi

Les samedi 2 et dimanche 3 mai, le Club Nautique Bastiais organise deux régates comptant pour le Championnat de Corse de Voile Légère, sur le plan d'eau de la Marana à Furiani. Une soixantaine de coureurs venus de toute l'île sont attendus.

Fondé en 1921, le Club Nautique Bastiais est l'un des plus anciens clubs de voile de Corse. D'abord implanté au Vieux-Port de Bastia, il dispose aujourd'hui d'un second site sur le lido de la Marana, à Furiani. Autour de lui, les clubs ont disparu les uns après les autres.
"Avant, il y avait plusieurs clubs dans la région bastiaise, à Toga, à Taverne, à Campoloto. Maintenant, on est les seuls à continuer à organiser", constate Frédéric Simonnet, responsable du club. Il explique cette situation par plusieurs facteurs : la voile reste un sport coûteux, difficile à rendre accessible, et le recrutement de personnel qualifié est compliqué sur l'île.
"On est deux à l'année au club. Il n'y a pas de formation localement, et il n'y a pas beaucoup de monde qui s'y connaît en voile." Pour maintenir la pratique accessible, le club a fait le choix de garder des tarifs bas. "On est un des clubs les moins chers de Corse, voire même de France, je pense."

Des coureurs de toute l'île

Ce week-end, le plan d'eau de la Marana accueillera environ 60 coureurs par jour, venus de Calvi, Bonifacio, Porticcio, Ajaccio et Coti-Chiavari. La diversité des supports proposés reflète celle du club lui-même : Optimist pour les plus jeunes, catamaran, planche à voile et wingfoil pour les plus expérimentés. "La voile a beaucoup de formes, chacun choisit la sienne. Ça permet d'accueillir un peu tout le monde en course."
Samedi, la Division 2 ouvrira le bal avec Optimist, catamaran et planchesà voile. Dimanche, la Division 1 proposera un programme plus large incluant dériveur, raceboard et wingfoil.
Les courses débuteront à 11h30, après une confirmation des inscriptions de 9 à 10 heures. Le site de la Marana a ses qualités et ses contraintes. "Il y a de la place, c'est un endroit où il y a du sable", note Frédéric Simonnet. Mais c'est un plan d'eau en mer ouverte, sans protection contre le vent du Nord-Est qui peut lever des vagues. "Quand il fait beau, c'est parfait. C'est ça la voile, c'est un peu la loterie."

Maintenir le cap

Au-delà de ce week-end, l'ambition du club est claire : continuer. Après une période creuse où il n'organisait plus qu'une régate par an, le club en programme désormais quatre annuellement, deux de voile légère et deux avec des voiliers habitables au départ du port, en juin et en septembre. "Notre but c'est de continuer à accueillir tous les clubs insulaires sur beaucoup de supports différents, et que les jeunes de notre club puissent régater sans forcément avoir à se déplacer." Et peut-être, au passage, donner envie à de nouveaux pratiquants. "J'espère que la visibilité nous permettra de faire connaître le club aux personnes qui ne nous connaissent pas."