Ce mercredi 29 avril, le préfet de Haute-Corse Michel Prosic a présidé à l'auditorium du musée de Bastia la cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française de 35 personnes issues de 16 nationalités différentes.
(Photos Gérard Baldocchi)
Pour le préfet Michel Prosic, cette cérémonie dépasse le simple cadre administratif. "La France est riche de son histoire, elle est riche des femmes et des hommes qui l'ont construite. On a des femmes et des hommes de 16 nationalités différentes qui font le choix de rejoindre la communauté nationale et d'acquérir la nationalité du pays qui les a accueillis, souvent il y a de nombreuses années."
Dans son allocution de bienvenue, il a évoqué des figures comme Marie Curie, Charles Aznavour ou Pablo Picasso, eux aussi naturalisés français. Un message clair aux nouveaux citoyens : "Certains se verront reconnaître à l'échelle nationale, voire internationale, et d'autres feront partie de cette communauté nationale et amèneront ce qu'ils savent faire, ce qu'ils savent penser pour enrichir la culture française."
La fierté du consul du Maroc
Parmi les invités, Mohammed Moutaoukel, le consul général du Maroc, dont la présence n'est pas anodine : 15 des 35 nouveaux naturalisés sont d'origine marocaine. "Le nombre de Marocains reflète leur intégration, leur réussite sur cette terre, spécialement ici en Corse", a-t-il déclaré. Sa présence à cette cérémonie, à laquelle il est régulièrement convié par le préfet, est pour lui un symbole fort. "On est présent tout près de nos ressortissants, on partage avec eux toutes les valeurs de la société corse et nous sommes très heureux de les accompagner dans de telles cérémonies." Il s'est dit fier, non seulement des personnes présentes ce jour, mais de l'ensemble de la communauté marocaine en Corse.
Alexandra, Lucian et Gloria
Parmi les nouveaux naturalisés, Alexandra, originaire de Roumanie, était accompagnée de son mari Lucien, légionnaire parachutiste à Calvi, et de leur bébé Gloria. C'est le parcours militaire de Lucien qui les a amenés en Corse. "C'était mon rêve d'être légionnaire et d'être légionnaire parachutiste. Le régiment de Calvi est le seul régiment de la Légion des parachutistes." Aujourd'hui, il est "très fier" qu'Alexandra l'ait suivi dans ce parcours. "C'est un peu difficile d'être épouse d'un légionnaire et d'être devenu français." Alexandra, elle, relativise avec humour ce que ça change concrètement dans sa vie. "Pas grand chose, parce qu'étant déjà originaire d’un pays membre de l'Union Européenne, on a déjà le droit de travailler ici." Mais son mari tempère : "Ça va faciliter les recherches pour trouver un boulot, pour acheter." Désormais, comme le résume Alexandra avec le sourire, "on est maintenant tous français : mon mari, notre chat, et maintenant moi."



