En déplacement sur l’île, Françoise Gatel, ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, a consacré une partie de sa visite cet après-midi à un échange nourri avec une partie des maires de Corse-du-Sud. Les élus ont exprimé leurs difficultés quotidiennes : manque de moyens, complexité des normes et montée des tensions. Un dialogue direct, centré sur les réalités locales.
Ce n’était pas une simple étape protocolaire. En rencontrant les maires, ce jeudi après-midi à la Cité Grossetti, la ministre a voulu prendre le pouls d’élus « en première ligne », confrontés chaque jour aux attentes de leurs administrés.
« C’était une vraie réunion de maires, ils parlent de leur fonction », a résumé la ministre à l’issue des échanges. Des discussions très concrètes, centrées sur l’urbanisme, la gestion des communes rurales et les conditions d’exercice du mandat.
Malgré les difficultés, elle dit avoir perçu une forme de détermination : « L’exercice n’est pas facile, mais ils sont volontaires. Ils ont été élus pour servir et ils y vont ».
Normes et adaptation : une demande récurrente
Au cœur des échanges, un thème revient avec insistance : la complexité normative et son inadéquation avec les réalités locales.
La ministre a défendu une approche plus souple de l’action publique, estimant que « l’égalité est une valeur républicaine, mais on la confond souvent avec l’uniformité ». Avant d’illustrer : « Quand vous êtes à Paris, vous vous déplacez en métro ; ici, il faut s’adapter autrement ».
Dans cette logique, un projet de loi doit être présenté au Sénat en juin. Objectif : permettre au préfet d’ajuster certaines normes. « Il ne pourra pas dire le contraire de la loi, mais il prendra en compte les situations particulières pour éviter que la norme n’entrave », a-t-elle précisé. Une mesure attendue, alors que de nombreux élus dénoncent des règles parfois déconnectées du terrain.
« C’était une vraie réunion de maires, ils parlent de leur fonction », a résumé la ministre à l’issue des échanges. Des discussions très concrètes, centrées sur l’urbanisme, la gestion des communes rurales et les conditions d’exercice du mandat.
Malgré les difficultés, elle dit avoir perçu une forme de détermination : « L’exercice n’est pas facile, mais ils sont volontaires. Ils ont été élus pour servir et ils y vont ».
Normes et adaptation : une demande récurrente
Au cœur des échanges, un thème revient avec insistance : la complexité normative et son inadéquation avec les réalités locales.
La ministre a défendu une approche plus souple de l’action publique, estimant que « l’égalité est une valeur républicaine, mais on la confond souvent avec l’uniformité ». Avant d’illustrer : « Quand vous êtes à Paris, vous vous déplacez en métro ; ici, il faut s’adapter autrement ».
Dans cette logique, un projet de loi doit être présenté au Sénat en juin. Objectif : permettre au préfet d’ajuster certaines normes. « Il ne pourra pas dire le contraire de la loi, mais il prendra en compte les situations particulières pour éviter que la norme n’entrave », a-t-elle précisé. Une mesure attendue, alors que de nombreux élus dénoncent des règles parfois déconnectées du terrain.
Des élus sous pression financière et administrative
Les maires ont, de leur côté, dressé un constat sans détour. Celui d’Ajaccio, Stéphane Sbraggia, a résumé le sentiment général : « Nous ne pouvons pas parler d’institutions sans parler du quotidien ».
Il évoque une Corse confrontée à des tensions multiples : « la vie chère, les difficultés à se loger, la précarité ». Et surtout, un sentiment de perte de maîtrise locale : « On nous demande toujours plus (…) alors que nos capacités d’action se réduisent ».
L’élu dénonce une « recentralisation silencieuse » et des transferts de compétences insuffisamment compensés. « Sans perspectives claires, pas de stratégie. Et donc pas d’avenir pour nos territoires », alerte-t-il.
Les communes rurales en quête de reconnaissance
Même tonalité du côté du président des maires, Jean-Jacques Ciccolini, qui insiste sur le rôle central des élus de proximité. « Le maire est en première ligne, le premier interlocuteur des citoyens, parfois le premier rempart », rappelle-t-il. Mais cette responsabilité se heurte à une réalité budgétaire et administrative de plus en plus contrainte.
Il appelle à une évolution des méthodes de l’État : « Moins de verticalité, plus de coopération, moins de procédure descendante, plus de co-construction ». Les communes rurales, ajoute-t-il, doivent être considérées comme « des espaces d’avenir porteurs de solutions » et non comme des variables d’ajustement.
Les maires ont, de leur côté, dressé un constat sans détour. Celui d’Ajaccio, Stéphane Sbraggia, a résumé le sentiment général : « Nous ne pouvons pas parler d’institutions sans parler du quotidien ».
Il évoque une Corse confrontée à des tensions multiples : « la vie chère, les difficultés à se loger, la précarité ». Et surtout, un sentiment de perte de maîtrise locale : « On nous demande toujours plus (…) alors que nos capacités d’action se réduisent ».
L’élu dénonce une « recentralisation silencieuse » et des transferts de compétences insuffisamment compensés. « Sans perspectives claires, pas de stratégie. Et donc pas d’avenir pour nos territoires », alerte-t-il.
Les communes rurales en quête de reconnaissance
Même tonalité du côté du président des maires, Jean-Jacques Ciccolini, qui insiste sur le rôle central des élus de proximité. « Le maire est en première ligne, le premier interlocuteur des citoyens, parfois le premier rempart », rappelle-t-il. Mais cette responsabilité se heurte à une réalité budgétaire et administrative de plus en plus contrainte.
Il appelle à une évolution des méthodes de l’État : « Moins de verticalité, plus de coopération, moins de procédure descendante, plus de co-construction ». Les communes rurales, ajoute-t-il, doivent être considérées comme « des espaces d’avenir porteurs de solutions » et non comme des variables d’ajustement.
Sécurité des élus : un climat de tension assumé
Sujet particulièrement sensible de la rencontre : la sécurité des élus. « Aujourd’hui, être maire, c’est aussi s’exposer », alerte le président des maires, évoquant « les menaces, les insultes, les pressions et parfois les agressions ».
La ministre partage ce constat et l’inscrit dans un contexte plus large. « Il y a d’une manière générale dans notre société un comportement que je qualifierais de négation de l’autorité », estime-t-elle.
Face à cela, elle appelle à une protection renforcée des élus locaux : « On doit instaurer un filet de sécurité républicain autour du maire et ne rien laisser passer ». Et de s’adresser directement aux élus : « N’hésitez pas à utiliser tous ces moyens parce que la République vous doit protection ».
Au-delà de la seule question sécuritaire, la ministre relie ce sujet à celui des conditions d’exercice du mandat. « Notre objectif est simple : vous accompagner, permettre que les besoins qui sont les vôtres soient facilités », affirme-t-elle.
Simplification et adaptation des règles : un axe gouvernemental
La ministre a également insisté sur un second chantier présenté comme prioritaire : la simplification administrative. « La deuxième priorité, et c’est une priorité absolue que m’a fixée le Premier ministre, c’est la simplification », rappelle-t-elle.
Sujet particulièrement sensible de la rencontre : la sécurité des élus. « Aujourd’hui, être maire, c’est aussi s’exposer », alerte le président des maires, évoquant « les menaces, les insultes, les pressions et parfois les agressions ».
La ministre partage ce constat et l’inscrit dans un contexte plus large. « Il y a d’une manière générale dans notre société un comportement que je qualifierais de négation de l’autorité », estime-t-elle.
Face à cela, elle appelle à une protection renforcée des élus locaux : « On doit instaurer un filet de sécurité républicain autour du maire et ne rien laisser passer ». Et de s’adresser directement aux élus : « N’hésitez pas à utiliser tous ces moyens parce que la République vous doit protection ».
Au-delà de la seule question sécuritaire, la ministre relie ce sujet à celui des conditions d’exercice du mandat. « Notre objectif est simple : vous accompagner, permettre que les besoins qui sont les vôtres soient facilités », affirme-t-elle.
Simplification et adaptation des règles : un axe gouvernemental
La ministre a également insisté sur un second chantier présenté comme prioritaire : la simplification administrative. « La deuxième priorité, et c’est une priorité absolue que m’a fixée le Premier ministre, c’est la simplification », rappelle-t-elle.
L’objectif affiché est de réduire la charge normative pesant sur les collectivités : « C’est vous simplifier la vie, ne pas surdoser la norme pour que vous puissiez agir et gagner du temps ». Elle met en garde contre les effets concrets de la complexité administrative : « Si vous êtes confrontés à de la surnorme, ce sont vos concitoyens qui se découragent ».
Dans cette perspective, elle défend une adaptation différenciée des règles : « La norme doit être adaptée. Elle ne peut pas être la même dans une ville de 500 000 habitants et dans un village de 350 habitants ». Une annonce qui vise à assouplir l’application des règles sur le terrain.
Dans cette perspective, elle défend une adaptation différenciée des règles : « La norme doit être adaptée. Elle ne peut pas être la même dans une ville de 500 000 habitants et dans un village de 350 habitants ». Une annonce qui vise à assouplir l’application des règles sur le terrain.





