Ils ne sortent pas d’un film, mais leurs interventions ont tout d’un scénario hollywoodien. Le 28 à Ajaccio et le 30 à Bastia , une équipe de super-héros au grand coeur investira les hôpitaux pour offrir aux enfants malades une parenthèse hors du temps, entre émotion, spectacle et solidarité.
À la fin du mois d’avril, les centres hospitaliers corses vont vivre une parenthèse hors du commun. Le 28 avril à hôpital d’Ajaccio, puis le 30 avril à Bastia, des super-héros au grand coeur surgiront là où on les attend le moins : au chevet des enfants malades. Derrière le spectaculaire, une mission simple et essentielle : rendre, ne serait-ce qu’un instant, leur insouciance à ceux que la maladie a trop vite fait grandir.
Derrière les masques et les capes, il y a d’abord une histoire familiale. Celle de Christophe Hernandez et de son épouse Delphine. Tout commence en pleine pandémie de Covid-19. La fille aînée de ce policier, ex-membre du GIPN et du RAID, donne naissance à un bébé grand prématuré, dans un contexte particulièrement éprouvant. Isolement, angoisse, atmosphère pesante. Un jour, elle lâche une phrase qui résonne encore : elle en vient à espérer revoir des clowns à l’hôpital.
Pour Christophe, alors en mission à l’étranger, l’impuissance est totale. Mais une idée germe. Et si, au lieu des clowns, des super-héros venaient illuminer ces moments difficiles ? « On s’est dit qu’il fallait essayer de faire du bien, autrement », confie Delphine. L’association Superhérosgrandcoeur naît en 2022.
Très vite, le projet prend de l’ampleur. L’équipe compte aujourd’hui une trentaine de membres actifs - beaucoup sont issus des rangs de la police - , dont une quinzaine incarnent des figures emblématiques issues de l’univers des super-héros.
Le souci du détail est poussé à l’extrême : les costumes utilisés sont identiques à ceux des films. Une rareté en Europe, qui impose des exigences inattendues. « Il faut que tout le monde puisse rentrer dedans, même les doublures », glisse Delphine avec humour.
Derrière les masques et les capes, il y a d’abord une histoire familiale. Celle de Christophe Hernandez et de son épouse Delphine. Tout commence en pleine pandémie de Covid-19. La fille aînée de ce policier, ex-membre du GIPN et du RAID, donne naissance à un bébé grand prématuré, dans un contexte particulièrement éprouvant. Isolement, angoisse, atmosphère pesante. Un jour, elle lâche une phrase qui résonne encore : elle en vient à espérer revoir des clowns à l’hôpital.
Pour Christophe, alors en mission à l’étranger, l’impuissance est totale. Mais une idée germe. Et si, au lieu des clowns, des super-héros venaient illuminer ces moments difficiles ? « On s’est dit qu’il fallait essayer de faire du bien, autrement », confie Delphine. L’association Superhérosgrandcoeur naît en 2022.
Très vite, le projet prend de l’ampleur. L’équipe compte aujourd’hui une trentaine de membres actifs - beaucoup sont issus des rangs de la police - , dont une quinzaine incarnent des figures emblématiques issues de l’univers des super-héros.
Le souci du détail est poussé à l’extrême : les costumes utilisés sont identiques à ceux des films. Une rareté en Europe, qui impose des exigences inattendues. « Il faut que tout le monde puisse rentrer dedans, même les doublures », glisse Delphine avec humour.
Mais au-delà de l’apparence, c’est le choix même des super-héros qui s’impose comme une évidence. Contrairement à d’autres univers, ils parlent à tous les âges, fédèrent filles et garçons, et offrent des modèles universels de courage et de résilience.
Une mécanique parfaitement orchestrée
Chaque intervention est un véritable défi logistique. Trois mois de préparation sont nécessaires pour coordonner les autorisations, assurer la sécurité et organiser les mises en scène.
Car le spectacle est à la hauteur de l’engagement. L’arrivée se fait souvent dans un ronflement de moteurs, grâce à un partenariat avec Harley-Davidson. Les « méchants » ouvrent la marche, escortés par des véhicules de pompiers, de police et de gendarmerie. Puis viennent les héros, parfois en descendant en rappel depuis les toits de l’hôpital.
Une mise en scène impressionnante, pensée dans les moindres détails. Parmi les membres, une majorité de professionnels des forces de l’ordre, habitués à gérer des situations complexes. Ici, rien n’est laissé au hasard. Mais une fois le spectacle passé, place à l’essentiel. Les super-héros deviennent accessibles, proches, humains. Ils prennent le temps, d’échanger, de rire, de rassurer.
Les enfants qui le peuvent assistent à l’événement. Pour les autres, l’équipe monte directement dans les chambres. Et parfois, l’engagement dépasse le cadre hospitalier : anniversaires d’enfants en fin de vie, visites à domicile… l’association répond présente, sans hésiter. « Pendant ces moments-là, ils ne sont plus des patients. Ce sont juste des enfants », résume Delphine.
Une mécanique parfaitement orchestrée
Chaque intervention est un véritable défi logistique. Trois mois de préparation sont nécessaires pour coordonner les autorisations, assurer la sécurité et organiser les mises en scène.
Car le spectacle est à la hauteur de l’engagement. L’arrivée se fait souvent dans un ronflement de moteurs, grâce à un partenariat avec Harley-Davidson. Les « méchants » ouvrent la marche, escortés par des véhicules de pompiers, de police et de gendarmerie. Puis viennent les héros, parfois en descendant en rappel depuis les toits de l’hôpital.
Une mise en scène impressionnante, pensée dans les moindres détails. Parmi les membres, une majorité de professionnels des forces de l’ordre, habitués à gérer des situations complexes. Ici, rien n’est laissé au hasard. Mais une fois le spectacle passé, place à l’essentiel. Les super-héros deviennent accessibles, proches, humains. Ils prennent le temps, d’échanger, de rire, de rassurer.
Les enfants qui le peuvent assistent à l’événement. Pour les autres, l’équipe monte directement dans les chambres. Et parfois, l’engagement dépasse le cadre hospitalier : anniversaires d’enfants en fin de vie, visites à domicile… l’association répond présente, sans hésiter. « Pendant ces moments-là, ils ne sont plus des patients. Ce sont juste des enfants », résume Delphine.
Redonner à l’enfance sa place
Cette seconde venue en Corse s’inscrit dans cette logique d’engagement. Le déplacement est rendu possible grâce au soutien de ACEF Méditerranée. « On ne pouvait pas oublier les enfants malades en Corse. C’était une évidence. » Au fond, l’objectif est simple, presque vital : redonner à l’enfance ce que la maladie lui enlève trop souvent.
Dans des lieux marqués par l’attente et l’inquiétude, ces super-héros apportent une bouffée d’air, une étincelle, un souvenir lumineux. « La maladie est déjà difficile pour un adulte. Alors pour un enfant… On veut juste leur offrir un moment différent », conclut Delphine.
Le 28 et le 30 avril, en Corse, les héros ne seront pas seulement dans les histoires. Ils seront là, bien réels. Et dans les yeux des enfants, ils feront bien plus que sauver le monde : ils redonneront, pour quelques heures, le droit de rêver.
Cette seconde venue en Corse s’inscrit dans cette logique d’engagement. Le déplacement est rendu possible grâce au soutien de ACEF Méditerranée. « On ne pouvait pas oublier les enfants malades en Corse. C’était une évidence. » Au fond, l’objectif est simple, presque vital : redonner à l’enfance ce que la maladie lui enlève trop souvent.
Dans des lieux marqués par l’attente et l’inquiétude, ces super-héros apportent une bouffée d’air, une étincelle, un souvenir lumineux. « La maladie est déjà difficile pour un adulte. Alors pour un enfant… On veut juste leur offrir un moment différent », conclut Delphine.
Le 28 et le 30 avril, en Corse, les héros ne seront pas seulement dans les histoires. Ils seront là, bien réels. Et dans les yeux des enfants, ils feront bien plus que sauver le monde : ils redonneront, pour quelques heures, le droit de rêver.




