La fermeture sans préavis du centre d’hébergement d’urgence de Toga, à Bastia, a contraint la préfecture de Haute-Corse à mettre en place une solution transitoire pour éviter une rupture de prise en charge. L’accueil doit reprendre dès le 21 avril, tandis qu’un nouvel appel à projets est lancé pour pérenniser le dispositif.
En Haute-Corse, le dispositif d’hébergement d’urgence traverse une nouvelle zone de turbulence après la fermeture soudaine du site de Toga. Installée sur l’ancien hôpital de Bastia, cette structure, gérée par l’association A Fratellenza, a cessé son activité sans préavis le 15 avril, contraignant l’État à réagir dans l’urgence pour éviter que des personnes déjà fragilisées ne se retrouvent sans solution.
Jusqu’ici, le département disposait de trois structures collectives permettant de répondre, de manière limitée, aux situations de grande précarité. L’une d’elles était spécifiquement dédiée à l’accueil de femmes victimes de violences, avec ou sans enfants, tandis que les deux autres recevaient un public mixte. Au total, moins de quarante places étaient mobilisables, un volume déjà insuffisant au regard des besoins constatés sur le territoire.
Dans ce contexte, le préfet de la Haute-Corse tient à clarifier les circonstances de la fermeture du site de Toga. Selon lui, "cette décision relève exclusivement de l’association gestionnaire et ne découle ni d’une orientation de l’État ni d’un désengagement financier." Les crédits alloués à A Fratellenza avaient été maintenus, atteignant 376 281 euros en 2025 après 385 611 euros en 2024. "Une baisse qui s’explique, précise la préfecture, par un ajustement consécutif à une première interruption d’activité du site à l’automne précédent."
Face à la situation, une solution transitoire a été mise en place. La gestion du site a été confiée à la structure ALIS afin d’assurer une continuité minimale de l’accueil. Le dispositif doit reprendre dès le 21 avril avec la réouverture de l’accueil de nuit. L’accès aux places se fera exclusivement via le 115, après une évaluation individualisée des situations, afin de prioriser les cas les plus urgents.
Au-delà de cette réponse immédiate, l’État entend stabiliser le dispositif. Un appel à projets a été lancé pour confier la gestion des onze places concernées à un nouvel opérateur sur la période 2026-2028. Cette procédure, publiée sur le site de la préfecture de Haute-Corse, vise à sécuriser durablement un outil jugé indispensable pour la prise en charge des publics les plus vulnérables dans le département.
Jusqu’ici, le département disposait de trois structures collectives permettant de répondre, de manière limitée, aux situations de grande précarité. L’une d’elles était spécifiquement dédiée à l’accueil de femmes victimes de violences, avec ou sans enfants, tandis que les deux autres recevaient un public mixte. Au total, moins de quarante places étaient mobilisables, un volume déjà insuffisant au regard des besoins constatés sur le territoire.
Dans ce contexte, le préfet de la Haute-Corse tient à clarifier les circonstances de la fermeture du site de Toga. Selon lui, "cette décision relève exclusivement de l’association gestionnaire et ne découle ni d’une orientation de l’État ni d’un désengagement financier." Les crédits alloués à A Fratellenza avaient été maintenus, atteignant 376 281 euros en 2025 après 385 611 euros en 2024. "Une baisse qui s’explique, précise la préfecture, par un ajustement consécutif à une première interruption d’activité du site à l’automne précédent."
Face à la situation, une solution transitoire a été mise en place. La gestion du site a été confiée à la structure ALIS afin d’assurer une continuité minimale de l’accueil. Le dispositif doit reprendre dès le 21 avril avec la réouverture de l’accueil de nuit. L’accès aux places se fera exclusivement via le 115, après une évaluation individualisée des situations, afin de prioriser les cas les plus urgents.
Au-delà de cette réponse immédiate, l’État entend stabiliser le dispositif. Un appel à projets a été lancé pour confier la gestion des onze places concernées à un nouvel opérateur sur la période 2026-2028. Cette procédure, publiée sur le site de la préfecture de Haute-Corse, vise à sécuriser durablement un outil jugé indispensable pour la prise en charge des publics les plus vulnérables dans le département.
Le communiqué de la préfecture de Haute-Corse



