Depuis ce vendredi matin, des agents EDF de la CGT et du STC bloquent plusieurs sites du fournisseur d’énergie à Ajaccio et Bastia. Un mouvement qui a pour objectif de protester contre des mesures mises en place par la direction pour l'organisation du travail, à l’instar du plafonnement des heures supplémentaires.
Alors qu’un épisode de forts vents a touché la Corse dans la nuit de mercredi à jeudi entrainant plusieurs pannes sur le territoire, les agents EDF n’ont pas pu assurer l’ensemble des interventions sur la seule journée d’hier, du fait de nouvelles mesures pour l’organisation du travail mises en place par la direction. Résultat, l’électricité est encore coupée dans quelques foyers de certaines zones excentrées de l’île, parfois depuis près de 24 heures. Afin de protester contre cette situation, des agents EDF de la CGT et du STC ont engagé un blocage de plusieurs sites du fournisseur d’énergie à Ajaccio et Bastia.
« Nous avons décidé de bloquer les sites de Montesoro et Caldaniccia car la direction a décidé que les agents ne doivent plus dépasser 12 heures par jour. Mais vu les aléas climatiques et les dépannages qu’il y a à faire, les agents sont bien obligés de se déplacer. Je pense qu’on oublie qu’il y a un service public derrière », explique Charles Manenti, délégué STC EDF.
« Fidèles à notre position depuis 80 ans, nous défendons la mission de service public et la possibilité pour les usagers de bénéficier de l’électricité à toute heure de la journée et en tout point du territoire », abonde Michel Fazzini, secrétaire général de la CGT Énergie Corse, « À l’instar de tous les autres services publics, on réduit les moyens, on tend les organisations et de fait cela a un impact sur la qualité du service public et ici on empêche des jeunes de sortir dépanner. Nous avons eu un aléa climatique hier avec un épisode venteux et de la neige. Des usagers se sont retrouvés dans le noir, et sous prétexte de sécurité des agents et d’amplitude horaire on ne fait pas partir les équipes pour dépanner. On laisse des usagers sans électricité pendant 24h ou 48h, pour nous ce n’est pas acceptable. Le service public est notre mission principale et nous mettons en mouvement pour préserver les usagers ».
Selon les syndicats, la direction aurait fixé ce plafonnement des heures supplémentaires, considérant que dépasser des amplitudes horaires de 12h « pose un problème de sécurité pour les agents ». « Nous avons des réponses à cela », rétorque Michel Fazzini, « La direction n’a qu’à embaucher des effectifs supplémentaires et faire en sorte que la mission de service public puisse être assurée sans créer des citoyens de seconde zone car ils sont éloignés des grandes agglomérations ». Le STC demande en outre pour sa part le départ de certains dirigeants.
« Nous avons décidé de bloquer les sites de Montesoro et Caldaniccia car la direction a décidé que les agents ne doivent plus dépasser 12 heures par jour. Mais vu les aléas climatiques et les dépannages qu’il y a à faire, les agents sont bien obligés de se déplacer. Je pense qu’on oublie qu’il y a un service public derrière », explique Charles Manenti, délégué STC EDF.
« Fidèles à notre position depuis 80 ans, nous défendons la mission de service public et la possibilité pour les usagers de bénéficier de l’électricité à toute heure de la journée et en tout point du territoire », abonde Michel Fazzini, secrétaire général de la CGT Énergie Corse, « À l’instar de tous les autres services publics, on réduit les moyens, on tend les organisations et de fait cela a un impact sur la qualité du service public et ici on empêche des jeunes de sortir dépanner. Nous avons eu un aléa climatique hier avec un épisode venteux et de la neige. Des usagers se sont retrouvés dans le noir, et sous prétexte de sécurité des agents et d’amplitude horaire on ne fait pas partir les équipes pour dépanner. On laisse des usagers sans électricité pendant 24h ou 48h, pour nous ce n’est pas acceptable. Le service public est notre mission principale et nous mettons en mouvement pour préserver les usagers ».
Selon les syndicats, la direction aurait fixé ce plafonnement des heures supplémentaires, considérant que dépasser des amplitudes horaires de 12h « pose un problème de sécurité pour les agents ». « Nous avons des réponses à cela », rétorque Michel Fazzini, « La direction n’a qu’à embaucher des effectifs supplémentaires et faire en sorte que la mission de service public puisse être assurée sans créer des citoyens de seconde zone car ils sont éloignés des grandes agglomérations ». Le STC demande en outre pour sa part le départ de certains dirigeants.



