Le tribunal administratif de Bastia a confirmé vendredi le refus du préfet de Haute-Corse d'accorder une dérogation environnementale pour la construction d'un centre d'enfouissement de déchets à Giuncaggio, notamment contestée par un collectif de riverains.
La création par la société privée Oriente Environnement de ce centre devant comporter deux installations de stockage de terres amiantifères et de déchets non dangereux, de capacités respectives de 70.000 et 100.000 tonnes par an pendant 30 ans, est envisagée depuis 2016 et a été émaillée de multiples décisions de justice et de l'opposition du collectif de riverains Tavignanu Vivu, de la préfecture de Haute-Corse et du conseil exécutif de Corse.
Vendredi, le tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Oriente Environnement pour faire annuler l'arrêté du préfet de Haute-Corse, pris en novembre 2023, qui rejetait sa demande de dérogation au régime de protection des espèces protégées.
Cette dérogation, qui avait fait l’objet d’un avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), était indispensable pour lancer la création de ce centre controversé.
Pour refuser cette demande, le préfet avait fait valoir que "l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur n’était pas établie" et "que le projet litigieux s’implantait sur des habitats naturels comprenant quatre habitats d’intérêt communautaire", rappelle le tribunal administratif dans sa décision consultée par l'AFP.
"Le préfet de la Haute-Corse n’a pas fait une inexacte application" de la loi "en refusant la dérogation sollicitée au motif que le projet est de nature à porter atteinte à l’état de conservation des espèces concernées par la demande de dérogation dans les aires de répartition naturelle", écrit le tribunal administratif pour expliquer le rejet de la requête d'Oriente Environnement.
Le collectif de riverains Tavignanu Vivu, opposé à ce centre, avait alerté fin 2019 Emmanuel Macron, assurant que ce projet mettrait "sciemment en danger la population, l'économie et l'environnement" de la région et aurait des répercussions potentiellement désastreuses sur le Tavignano, deuxième fleuve de Corse, situé à proximité.
L'île de 365.000 habitants peine depuis une vingtaine d'années à gérer ses déchets, en l'absence d'incinérateur et avec seulement deux centres d'enfouissement visés presque chaque année par des réquisitions préfectorales pour augmenter leur capacité d'enfouissement.
Mais un centre de tri et de valorisation des déchets, en cours de construction à Monte (Haute-Corse), devrait être opérationnel en 2027 et réduire la quantité de déchets à enfouir.
Vendredi, le tribunal administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Oriente Environnement pour faire annuler l'arrêté du préfet de Haute-Corse, pris en novembre 2023, qui rejetait sa demande de dérogation au régime de protection des espèces protégées.
Cette dérogation, qui avait fait l’objet d’un avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), était indispensable pour lancer la création de ce centre controversé.
Pour refuser cette demande, le préfet avait fait valoir que "l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur n’était pas établie" et "que le projet litigieux s’implantait sur des habitats naturels comprenant quatre habitats d’intérêt communautaire", rappelle le tribunal administratif dans sa décision consultée par l'AFP.
"Le préfet de la Haute-Corse n’a pas fait une inexacte application" de la loi "en refusant la dérogation sollicitée au motif que le projet est de nature à porter atteinte à l’état de conservation des espèces concernées par la demande de dérogation dans les aires de répartition naturelle", écrit le tribunal administratif pour expliquer le rejet de la requête d'Oriente Environnement.
Le collectif de riverains Tavignanu Vivu, opposé à ce centre, avait alerté fin 2019 Emmanuel Macron, assurant que ce projet mettrait "sciemment en danger la population, l'économie et l'environnement" de la région et aurait des répercussions potentiellement désastreuses sur le Tavignano, deuxième fleuve de Corse, situé à proximité.
L'île de 365.000 habitants peine depuis une vingtaine d'années à gérer ses déchets, en l'absence d'incinérateur et avec seulement deux centres d'enfouissement visés presque chaque année par des réquisitions préfectorales pour augmenter leur capacité d'enfouissement.
Mais un centre de tri et de valorisation des déchets, en cours de construction à Monte (Haute-Corse), devrait être opérationnel en 2027 et réduire la quantité de déchets à enfouir.


