Le festival du court métrage Emergenzza revient pour une 4e édition à Corte

Rédigé le 24/03/2026
Léana Serve

La quatrième édition du festival Emergenzza a lieu à Corte du 25 au 30 mars. Créé par l’association Radio Nebbia Campus Corte dans le cadre de la fête du court-métrage célébrée au niveau national, il permet de célébrer le court métrage et la jeune création insulaire et méditerranéenne. Une quarantaine de films vont être dévoilés, et des animations sont prévues pour renforcer les échanges entre les participants.

Le festival du court métrage Emergenzza revient pour une 4e édition à Corte

Photo d'illustration

Emergenzza, le festival qui célèbre le court métrage et la jeune création insulaire et méditerranéenne, revient pour une quatrième édition du 25 au 30 mars. Porté par l’association Radio Nebbia Campus Corte, qui propose des événements culturels et sociaux dans le Centre Corse, il se déroule chaque année à l’occasion de la fête du court métrage, qui propose des animations dans toute la France et fête cette année ses 10 ans. « On a à disposition des films au niveau national, mais en plus de la fête du court métrage, on vient ajouter des films et des réflexions qui sont propres à la Corse, à l'insularité ou encore à la Méditerranée », explique Anthony Limelette, directeur de Radio Nebbia Campus Corte.
 

Si aucune thématique n’est imposée au niveau national, en Corse, chaque édition traite d'un sujet en particulier. Après la mer Méditerranée, la famille ou encore l’amour, cette année, le festival a pour thème Changer de point de vue, changer de place : traverser. « On a choisi le verbe, pas le nom, c’est-à-dire le fait de changer de place, de point de vue et le fait de se mettre à la place de l'autre », précise Anthony Limelette. Plus de 40 courts métrages vont ainsi être projetés entre Corte et Ajaccio, comme « des films d’amateurs, d’étudiants ou d’écoles, mais aussi de réalisateurs beaucoup plus accomplis ». « On a un peu de tout dans la programmation, c'est extrêmement varié, et le but, c’est vraiment de faire dialoguer la jeunesse avec des artistes réalisateurs confirmés et le public. »
 

Deux rencontres autour du cinéma
 

En plus des nombreuses projections de courts métrages, deux événements sont prévus durant les cinq jours du festival, à commencer par une rencontre entre les étudiants de l’atelier radio du centre culturel universitaire et l’association Sirocco, qui organise le Festival des cinémas arabes et berbères. « Mercredi, au cinéma L’Alba, des représentants de l'association vont échanger avec les étudiants, qui ont préparé une émission de cinéma en direct autour du festival Sirocco. C'est une façon pour nous de créer du lien, d'être ensemble, et de questionner diverses problématiques tout en renforçant les collaborations. »
 

Le festival Emergenzza  sera aussi marqué par un autre temps fort le jeudi : la diffusion, sur Radio Nebbia, en streaming et sur Twitch, d’un épisode spécial autour du cinéma de l’émission de radio La Matinale des Insomniaques. « C'est une émission qui est tournée un jeudi par mois à Corte et qui est assez connue auprès des jeunes et des étudiants », souligne Anthony Limelette. « C’est une émission très particulière parce qu’elle est organisée en plein milieu d'un bar, et elle a un côté très libre-antenne aussi, puisqu'on a la parole du public qui est là, avec un micro qui se balade entre les gens. »

À l’occasion d’un « hors-série sur le cinéma », les participants pourront retrouver « à la fois une programmation de courts métrages, mais aussi de création sonore ». « Emergenzza, c'est vraiment ce dialogue entre le cinéma et le monde du sonore. Au départ, cette émission est faite pour faire connaître la scène locale émergente, donc on va recevoir Lucas Antonelli, mais aussi le festival Sirocco. Ce sera une émission de trois heures, en direct d’un bar au cœur de la ville de Corte, et l’accès est libre. L'objectif, c'est de permettre aux gens de ne pas avoir peur de cet espace d’échange qu'est la radio, et de créer des dialogues entre eux. Et on s’est dit que le meilleur moyen pour que les gens soient détendus, c'est d'aller dans un autre espace, qui est le bar. Lorsqu'on quitte le travail ou l'université, avant d'aller chez soi, souvent on se retrouve dans ces lieux que sont les bars, des endroits assez ouverts, et c’est pour ça que l’émission intervient à ce moment-là. »