Le maire sortant de la cité impériale Stéphane Sbraggia et le candidat de la liste d'union nationaliste Jean-Paul Carrolaggi ont tenu leur meeting au même endroit et au même moment, au Palais des Congrès d’Ajaccio, ce jeudi soir. Une configuration inédite, marquée par deux ambiances distinctes et l’irruption brève de manifestants en pleine soirée.
La scène était pour le moins inhabituelle. À Ajaccio, deux candidats opposés aux municipales ont tenu leur meeting au même endroit, au même moment, au Palais des Congrès. Une configuration rare, dictée autant par les contraintes logistiques que par le calendrier local, qui a donné lieu à une soirée dense, entre deux ambiances distinctes et l’irruption brève de manifestants ce jeudi soir.
Dans les deux camps, on assure que ce télescopage n’était pas recherché. « Quand une campagne commence, très vite se pose la question des lieux », explique un membre de l’équipe de campagne du maire sortant. Après un premier rassemblement à l’Empire, qui avait réuni près de 1 000 personnes, le choix du Palais des Congrès s’est imposé pour accueillir un public plus large. « Ajaccio ne dispose pas d’une multitude de lieux pour organiser des meetings ».
Même constat du côté de son adversaire Jean-Paul Carrolaggi. Là aussi, le lieu avait été réservé en amont, avec une organisation pensée pour accueillir entre 700 et 800 personnes, entre salle principale et retransmission dans le patio. « Ça ne change rien pour nous qu’il y ait un autre meeting au même endroit, au même moment », assure un membre de son équipe. « C’est toujours le même stress, mais pas de pression supplémentaire. »
Deux ambiances, deux styles
Sur place, la cohabitation donnait à voir deux atmosphères bien distinctes.
Du côté du maire sortant, l’ambiance se veut plus institutionnelle. La salle est pleine, avec de nombreux participants attentifs aux prises de parole qui s’enchaînent.
À quelques mètres, le meeting de la tête de liste Aiacciu Vivu affiche une tonalité différente : musique, drapeaux, militants mobilisés. Là aussi, le public est nombreux, et l’ambiance plus démonstrative
Si les portes entre les deux espaces sont restées fermées, militants et curieux pouvaient néanmoins contourner le bâtiment par l’extérieur pour aller observer le meeting voisin, dans une forme de face-à-face politique inédit.
Dans les deux camps, on assure que ce télescopage n’était pas recherché. « Quand une campagne commence, très vite se pose la question des lieux », explique un membre de l’équipe de campagne du maire sortant. Après un premier rassemblement à l’Empire, qui avait réuni près de 1 000 personnes, le choix du Palais des Congrès s’est imposé pour accueillir un public plus large. « Ajaccio ne dispose pas d’une multitude de lieux pour organiser des meetings ».
Même constat du côté de son adversaire Jean-Paul Carrolaggi. Là aussi, le lieu avait été réservé en amont, avec une organisation pensée pour accueillir entre 700 et 800 personnes, entre salle principale et retransmission dans le patio. « Ça ne change rien pour nous qu’il y ait un autre meeting au même endroit, au même moment », assure un membre de son équipe. « C’est toujours le même stress, mais pas de pression supplémentaire. »
Deux ambiances, deux styles
Sur place, la cohabitation donnait à voir deux atmosphères bien distinctes.
Du côté du maire sortant, l’ambiance se veut plus institutionnelle. La salle est pleine, avec de nombreux participants attentifs aux prises de parole qui s’enchaînent.
À quelques mètres, le meeting de la tête de liste Aiacciu Vivu affiche une tonalité différente : musique, drapeaux, militants mobilisés. Là aussi, le public est nombreux, et l’ambiance plus démonstrative
Si les portes entre les deux espaces sont restées fermées, militants et curieux pouvaient néanmoins contourner le bâtiment par l’extérieur pour aller observer le meeting voisin, dans une forme de face-à-face politique inédit.
L’irruption du social dans la soirée
Plus tôt dans la journée, des personnels grévistes des urgences de l'hôpital d’Ajaccio s’étaient rassemblés devant la préfecture pour porter leurs revendications. Après avoir été reçus en fin d’après-midi, une dizaine d’entre eux s’est rendue au Palais des Congrès.
Au moment d’une prise de parole de l’un des colistiers de la liste Forza Aiacciu, un mouvement de foule se crée près des portes. La tension monte légèrement pendant une dizaine de minutes, avant que des membres de l’équipe de campagne de Stéphane Sbraggia interviennent.
Les manifestants, venus de leur propre initiative, cherchent à interpeller le maire et à obtenir un rendez-vous pour échanger sur leurs problématiques. Après cette brève irruption, la situation se calme rapidement et aucun incident majeur n’est à déplorer.
Plus tôt dans la journée, des personnels grévistes des urgences de l'hôpital d’Ajaccio s’étaient rassemblés devant la préfecture pour porter leurs revendications. Après avoir été reçus en fin d’après-midi, une dizaine d’entre eux s’est rendue au Palais des Congrès.
Au moment d’une prise de parole de l’un des colistiers de la liste Forza Aiacciu, un mouvement de foule se crée près des portes. La tension monte légèrement pendant une dizaine de minutes, avant que des membres de l’équipe de campagne de Stéphane Sbraggia interviennent.
Les manifestants, venus de leur propre initiative, cherchent à interpeller le maire et à obtenir un rendez-vous pour échanger sur leurs problématiques. Après cette brève irruption, la situation se calme rapidement et aucun incident majeur n’est à déplorer.
Une campagne sous pression
Au-delà de l’anecdote, cet épisode illustre le climat particulier de cette campagne ajaccienne, où enjeux politiques et tensions sociales se croisent directement sur le terrain.
Entre contraintes d’agenda, notamment liées aux événements religieux de la Madunnuccia et forte mobilisation des différents camps, cette soirée restera comme une image saisissante : celle d’une campagne où, littéralement, tout se joue au même endroit.
Au-delà de l’anecdote, cet épisode illustre le climat particulier de cette campagne ajaccienne, où enjeux politiques et tensions sociales se croisent directement sur le terrain.
Entre contraintes d’agenda, notamment liées aux événements religieux de la Madunnuccia et forte mobilisation des différents camps, cette soirée restera comme une image saisissante : celle d’une campagne où, littéralement, tout se joue au même endroit.




