Municipales - À Bastia, Sacha Bastelica veut « changer les choses »

Rédigé le 09/03/2026
Christophe Giudicelli

Sacha Bastelica (Via Citadina) tenait, ce lundi 9 mars, son meeting dans l’auditorium du musée de Bastia. Âgé de seulement 21 ans, le plus jeune, mais pas le plus inconnu, des candidats de cette élection bastiaise a motivé ses troupes à quelques jours du scrutin, présenté sa vision de Bastia et tiré à boulets rouges sur ses adversaires.

Municipales - À Bastia, Sacha Bastelica veut « changer les choses »

Carla Vinciguerra et Sacha Bastelica

(Photos Gérard Baldocchi)

Fort de son score à la dernière élection législative (1 327 voix sur Bastia), mais aussi de sa présence régulière dans les médias insulaires et sur les réseaux sociaux, Sacha Bastelica, entouré pour ce premier tour des municipales de plusieurs mouvements de gauche, entend bien peser au soir du premier tour du scrutin et se maintenir au second, voire aller jusqu’à la victoire finale. C’est au son de la chanson et hymne de son parti, spécialement composée pour ces élections municipales des 15 et 22 mars, que le candidat de gauche a mené de front son meeting d’avant premier tour.

« Si vous êtes ici avec nous, c’est que vous aspirez à des jours heureux !.. Qui ne sont pas une promesse vague. » Devant un peu moins d’une centaine de personnes, Sacha Bastelica n’a pas hésité à utiliser les références du Conseil National de la Résistance pour motiver ses troupes : « Il faut que le printemps se lève ! » Le leitmotiv de Via Citadina est clair : « Ce que vous demandent les gens, c’est de changer les choses ! »

Et pour Via Citadina, pour que cela change, il faut mettre fin à certaines pratiques : « La réalité qui se cache derrière les grands discours, c’est le cumul des mandats, des postes pour des proches et le clientélisme » n’a pas hésité à prononcer à l’attention de ses adversaires Carla Vinciguerra numéro 2 de la liste. Quant à Sacha Bastelica, en face de lui : « Ce n’est pas une force idéologique mais une force clientéliste. » et : « des prétentieux qui pensent qu’il suffit d’abreuver d’argent une campagne pour gagner » ou encore : « des rageux qui parlent de grand remplacement ».

Avec sa candidature, Sacha Bastelica entend ouvrir une nouvelle voie. Celle de la justice sociale. L’occasion d’évoquer le constat qu'il fait de la municipalité sortante : « raréfaction des logements, augmentation des prix des loyers, transformation des quartiers en zones dortoirs. » Mais aussi de proposer devant son public ses remèdes : moratoire sur les Airbnb, construction et rénovation de logements sociaux.

Le candidat a également déroulé ses objectifs: « Gratuité des transports publics pour les publics les plus précaires, tarif résident pour le stationnement, verdissement des espaces publics, régie alimentaire, agriculture, tarification progressive de l’eau, maison médicale, crèche municipale » et réaffirmé son opposition ferme à la construction d’un nouveau port à la Carbonite.
Il a poursuivi en rappelant sa fibre de gauche :- « Priorité non pas au sang, à la race, à la fiscalité, mais à ceux qui partagent déjà un quotidien qui se dégrade »  - tout comme en se présentant : « La seule liste qui parle de la Mafia et des intérêts opaques ».

Il n'a pas davantage omis d'expliquer depuis l’estrade : « qu’administrer une ville ce n’est pas simplement administrer des dossiers mais décider d’un sens, dans lequel nous voulons orienter la vie collective ».
Affichant ses ambitions électorales, Sacha Bastelica a rappelé le contexte de sa candidature et l’union qui n’a pas été faite avec les communistes : « Personne ne peut nous reprocher de ne pas avoir cherché l’union… pendant que certains regardaient déjà vers des alliances improbables avec la droite. Nous avons décidé de rester fidèles à nos convictions ».

Il a tenu aussi à évoquer devant ses électeurs la suite de la campagne et les différents cas de figure qui pourraient arriver dès ce dimanche soir : « Nous ne nous compromettons pas pour quelques sièges, ni au premier tour, ni au second ! Une élection n’est pas un marché, ni une négociation de couloir où l’on échange des principes contre des places ».