Ancien agent des services municipaux et ex-conseiller municipal, Jean-Claude Donzella se lance dans la course aux élections municipales à la tête de la liste Inseme per Carghjese. Fort de sa connaissance du fonctionnement communal, il entend porter un projet axé sur l’amélioration du cadre de vie, la gestion des services publics et une gouvernance qu’il souhaite plus participative.
Après une carrière effectuée à Cargèse, notamment dans les services municipaux, et une expérience de conseiller municipal il y a quelques années, pourquoi avoir décidé de vous porter candidat aux élections municipales de 2026 ?
Parce que je suis aujourd’hui à la retraite, que j'ai toujours vécu à Cargèse, et que je veux mettre mon expérience et ma disponibilité au service du village. Je n'ai pas d'autre envie que de m’engager pour le village, en plus j'ai touché pratiquement tous les services, administratif, technique, urbanisme... Si je peux améliorer quelque chose aujourd’hui, j’aimerais pouvoir le faire.
Comment votre liste a-t-elle été constituée ?
Elle a été constituée avec des gens de Cargèse de tous bords. Ce sont des gens qui vivent tous au village. Il y a un médecin des pêcheurs, des conseillers juridiques, ... Tous ont accepté rapidement ma demande. Notre ambition est de travailler pour avancer et améliorer le cadre de vie, surtout pour la jeunesse. J'ai beaucoup de motivation.
Vous vous décrivez comme un « homme de terrain ». En quoi votre expérience constitue-t-elle, selon vous, un atout pour diriger une commune comme Cargèse ?
J’ai eu plusieurs expériences au sein de la commune, et j'ai aussi eu plusieurs casquettes au niveau du Centre de gestion de la fonction publique territoriale où j'ai été élu pendant une vingtaine d'années au comité technique, au comité administratif, au conseil de réforme, et au conseil disciplinaire. Donc je connais un peu tous ces rouages. Pour ma commune et pour ses agents, je crois que je connais pas mal de choses dans ce domaine.
Vous avez siégé au conseil municipal entre 1995 et 2001, sous la mandature de Marc Frimigacci. Quel regard portez-vous sur l’évolution de Cargèse depuis cette période ?
Il y a beaucoup de choses qui ont été faites. Il y a quand même un pôle de santé, une station d'épuration, une réserve d'eau potable, un stade de foot... Il y a plein de réseaux qui sont en train de se faire, notamment des réseaux d’eau. Donc il y a eu effectivement pas mal d’avancées.
Justement, vous vous présentez face à une majorité sortante en place depuis plus de vingt-cinq ans. Votre candidature s’inscrit-elle dans une volonté de rupture ou de correction de certaines orientations ?
Nous sommes obligés de terminer quand même les chantiers qui ont été entrepris et il y en a plusieurs que nous mènerons à bien. Mais je ne me place pas dans la continuité de la majorité sortante. Nos programmes se différencient sur certains points, notamment sur la régie de l’eau.
Vous proposez de reprendre en main cette régie de l’eau, avec à la clé des économies et la création d’emplois. Pouvez-vous expliquer ce choix et ses bénéfices pour les habitants ?
Il faut avant tout prendre en compte la somme que la commune reverse à la société qui se charge de la régie de l’eau aujourd’hui. Avec cette somme, nous pourrions créer facilement trois emplois. Puis, récupérer la régie de l’eau aurait une retombée positive pour les recettes de la commune. Et les Cargésiens verront la différence déjà sur le coût, mais aussi sur le fonctionnement. C'est bénéfique de récupérer la régie pour la collectivité.
Vous évoquez la notion d’« innovation citoyenne » comme moteur de transformation. Comment cela peut-il se traduire concrètement dans la gestion municipale ?
Au travers l’'innovation citoyenne, mon idée est de faire appel à une commission extra-municipale pour impliquer les Cargésiens à monter des projets avec nous.
Vous insistez aussi sur la participation des jeunes et la création d’une Maison des Associations. Votre volonté c’est somme tout de redonner aux habitants l’envie de s’impliquer dans la vie locale ?
Oui, bien sûr. Par exemple, au niveau de la maison des associations, j'ai le projet de créer un bureau justement pour que la jeunesse s'implique un peu plus. J’ai l’idée de création d'un nouveau bâtiment qui pourrait servir aux associations et à la confrérie Saint-Antoine. Et après, un deuxième bâtiment pourrait accueillir l'office du tourisme pour relancer un peu tout, que ce soient les réunions publiques, la langue, l'informatique, ...
Et justement, la langue corse, mais aussi la mise en valeur du patrimoine, et la création éventuelle d’un musée à l’occasion du 250ᵉ anniversaire de Cargèse figurent dans votre programme. Quelle place accordez-vous à l’histoire et à l’identité dans le développement du village ?
Nous ne pouvons pas renier notre histoire. Et puis nous tombons en plus sur une date anniversaire en 2026, avec les 250 ans de l’arrivée des Grecs à Cargèse. Donc, ce serait un plus de lancer un musée Gréco-Corse ce musée à cette date anniversaire.
Parmi vos priorités, figurent aussi la gestion des déchets, de la voirie et du stationnement. Quels dysfonctionnements constatez-vous aujourd’hui et quelles solutions proposez-vous ?
Sur le stationnement, je pense que toutes les communes sont en recherche de places et de parkings. De ce côté, je pense que tout projet de construction sera dans l'obligation de faire des parkings, même en souterrain, pour commencer. Après, je suis en train de voir si au niveau communal on peut récupérer des terrains, pour faire des parkings de 80 places sur deux niveaux. Sur la gestion des déchets, je vais mettre à la disposition des habitants - sur deux parcelles inoccupées - des bennes à carton, des bennes à végétaux, des bennes à encombrants… Je pense que le plus important c’est cela. Parce que nous avons des conteneurs qui débordent un peu de partout et si on ne donne pas la possibilité aux citoyens de jeter quelque part ou de stocker quelque part, nous aurons toujours des problèmes de déchets qui débordent sur les routes. Et surtout, il va falloir renouer contact avec la communauté des communes, au sein de laquelle Cargèse ne siège plus depuis quelques années, pour trouver des solutions assez rapides.
Enfin, vous souhaitez renforcer le médico-social, protéger les personnes isolées et élargir l’offre de soins. Quel rôle la commune doit-elle jouer face au vieillissement de la population ?
Ce que je voudrais faire, en partenariat avec les médecins et le pôle santé, c'est créer une unité de rééducation. Une structure de réadaptation à l'effort et une rééducation cardiaque existe déjà sur Cargèse, mais les patients vont faire de la rééducation sur Ajaccio. Si nous en avons la possibilité, l’idée serait de faire que tout se passe à Cargèse, avec peut-être la construction d’un bassin de rééducation.
Parce que je suis aujourd’hui à la retraite, que j'ai toujours vécu à Cargèse, et que je veux mettre mon expérience et ma disponibilité au service du village. Je n'ai pas d'autre envie que de m’engager pour le village, en plus j'ai touché pratiquement tous les services, administratif, technique, urbanisme... Si je peux améliorer quelque chose aujourd’hui, j’aimerais pouvoir le faire.
Comment votre liste a-t-elle été constituée ?
Elle a été constituée avec des gens de Cargèse de tous bords. Ce sont des gens qui vivent tous au village. Il y a un médecin des pêcheurs, des conseillers juridiques, ... Tous ont accepté rapidement ma demande. Notre ambition est de travailler pour avancer et améliorer le cadre de vie, surtout pour la jeunesse. J'ai beaucoup de motivation.
Vous vous décrivez comme un « homme de terrain ». En quoi votre expérience constitue-t-elle, selon vous, un atout pour diriger une commune comme Cargèse ?
J’ai eu plusieurs expériences au sein de la commune, et j'ai aussi eu plusieurs casquettes au niveau du Centre de gestion de la fonction publique territoriale où j'ai été élu pendant une vingtaine d'années au comité technique, au comité administratif, au conseil de réforme, et au conseil disciplinaire. Donc je connais un peu tous ces rouages. Pour ma commune et pour ses agents, je crois que je connais pas mal de choses dans ce domaine.
Vous avez siégé au conseil municipal entre 1995 et 2001, sous la mandature de Marc Frimigacci. Quel regard portez-vous sur l’évolution de Cargèse depuis cette période ?
Il y a beaucoup de choses qui ont été faites. Il y a quand même un pôle de santé, une station d'épuration, une réserve d'eau potable, un stade de foot... Il y a plein de réseaux qui sont en train de se faire, notamment des réseaux d’eau. Donc il y a eu effectivement pas mal d’avancées.
Justement, vous vous présentez face à une majorité sortante en place depuis plus de vingt-cinq ans. Votre candidature s’inscrit-elle dans une volonté de rupture ou de correction de certaines orientations ?
Nous sommes obligés de terminer quand même les chantiers qui ont été entrepris et il y en a plusieurs que nous mènerons à bien. Mais je ne me place pas dans la continuité de la majorité sortante. Nos programmes se différencient sur certains points, notamment sur la régie de l’eau.
Vous proposez de reprendre en main cette régie de l’eau, avec à la clé des économies et la création d’emplois. Pouvez-vous expliquer ce choix et ses bénéfices pour les habitants ?
Il faut avant tout prendre en compte la somme que la commune reverse à la société qui se charge de la régie de l’eau aujourd’hui. Avec cette somme, nous pourrions créer facilement trois emplois. Puis, récupérer la régie de l’eau aurait une retombée positive pour les recettes de la commune. Et les Cargésiens verront la différence déjà sur le coût, mais aussi sur le fonctionnement. C'est bénéfique de récupérer la régie pour la collectivité.
Vous évoquez la notion d’« innovation citoyenne » comme moteur de transformation. Comment cela peut-il se traduire concrètement dans la gestion municipale ?
Au travers l’'innovation citoyenne, mon idée est de faire appel à une commission extra-municipale pour impliquer les Cargésiens à monter des projets avec nous.
Vous insistez aussi sur la participation des jeunes et la création d’une Maison des Associations. Votre volonté c’est somme tout de redonner aux habitants l’envie de s’impliquer dans la vie locale ?
Oui, bien sûr. Par exemple, au niveau de la maison des associations, j'ai le projet de créer un bureau justement pour que la jeunesse s'implique un peu plus. J’ai l’idée de création d'un nouveau bâtiment qui pourrait servir aux associations et à la confrérie Saint-Antoine. Et après, un deuxième bâtiment pourrait accueillir l'office du tourisme pour relancer un peu tout, que ce soient les réunions publiques, la langue, l'informatique, ...
Et justement, la langue corse, mais aussi la mise en valeur du patrimoine, et la création éventuelle d’un musée à l’occasion du 250ᵉ anniversaire de Cargèse figurent dans votre programme. Quelle place accordez-vous à l’histoire et à l’identité dans le développement du village ?
Nous ne pouvons pas renier notre histoire. Et puis nous tombons en plus sur une date anniversaire en 2026, avec les 250 ans de l’arrivée des Grecs à Cargèse. Donc, ce serait un plus de lancer un musée Gréco-Corse ce musée à cette date anniversaire.
Parmi vos priorités, figurent aussi la gestion des déchets, de la voirie et du stationnement. Quels dysfonctionnements constatez-vous aujourd’hui et quelles solutions proposez-vous ?
Sur le stationnement, je pense que toutes les communes sont en recherche de places et de parkings. De ce côté, je pense que tout projet de construction sera dans l'obligation de faire des parkings, même en souterrain, pour commencer. Après, je suis en train de voir si au niveau communal on peut récupérer des terrains, pour faire des parkings de 80 places sur deux niveaux. Sur la gestion des déchets, je vais mettre à la disposition des habitants - sur deux parcelles inoccupées - des bennes à carton, des bennes à végétaux, des bennes à encombrants… Je pense que le plus important c’est cela. Parce que nous avons des conteneurs qui débordent un peu de partout et si on ne donne pas la possibilité aux citoyens de jeter quelque part ou de stocker quelque part, nous aurons toujours des problèmes de déchets qui débordent sur les routes. Et surtout, il va falloir renouer contact avec la communauté des communes, au sein de laquelle Cargèse ne siège plus depuis quelques années, pour trouver des solutions assez rapides.
Enfin, vous souhaitez renforcer le médico-social, protéger les personnes isolées et élargir l’offre de soins. Quel rôle la commune doit-elle jouer face au vieillissement de la population ?
Ce que je voudrais faire, en partenariat avec les médecins et le pôle santé, c'est créer une unité de rééducation. Une structure de réadaptation à l'effort et une rééducation cardiaque existe déjà sur Cargèse, mais les patients vont faire de la rééducation sur Ajaccio. Si nous en avons la possibilité, l’idée serait de faire que tout se passe à Cargèse, avec peut-être la construction d’un bassin de rééducation.



