Ce samedi 7 février, l’établissement Saint-Paul accueillaient les familles, en présence du Cardinal François Bustillo, à l’occasion de ses traditionnelles journées portes ouvertes. L’opportunité de découvrir de l’intérieur le fonctionnement du seul établissement privé d’Ajaccio.
Depuis plusieurs décennies, l’établissement Saint-Paul scolarise des élèves de la sixième à la terminale. Situé en bord de mer, en plein cœur d’Ajaccio, l’établissement se distingue par des parcours exigeants que certains élèves choisissent de mener en parallèle de leur scolarité classique. Parmi les
dispositifs les plus structurés, les classes à double cursus sportif occupent une place centrale. Des élèves peuvent concilier scolarité et pratique sportive intensive grâce à un partenariat étroit entre l’établissement et les clubs.
Le sport comme école de rigueur
« Il ne s’agit pas seulement d’aménager un emploi du temps », insiste François Grimaldi d’Esdra, chef d’établissement. « Nous suivons certains élèves pendant six ans. L’exigence qu’ils ont dans leur sport, nous leur demandons de l’avoir aussi dans leur travail scolaire. »
Concrètement, l’organisation évolue avec l’âge : une heure d’allègement en sixième et cinquième, deux heures en quatrième et troisième, puis des sorties avancées ou des demi-journées libérées au lycée. Mais l’accompagnement va bien au-delà des horaires. Les entraîneurs participent aux conseils de classe et un lien permanent est maintenu entre le club et l’établissement. Une sanction à l’école peut ainsi avoir des répercussions sur la pratique sportive, explique le proviseur : « Les élèves comprennent qu’ils ne vivent pas deux vies séparées. C’est un seul et même parcours. »
Football, handball, escalade, équitation, boxe, cyclisme, gymnastique, escrime… la diversité des disciplines reflète la vitalité du tissu sportif local. Mais l’entrée dans ce dispositif ne se fait pas à la légère : la demande doit venir du club, et l’engagement doit être partagé. Dès le mois de mars,
l’établissement reçoit les clubs pour discuter des aménagements à venir. « C’est trop exigeant pour être porté par l’école seule. Il faut une vraie solidarité entre toutes les parties pour que cela fonctionne », poursuit François Grimaldi d’Esdra.
dispositifs les plus structurés, les classes à double cursus sportif occupent une place centrale. Des élèves peuvent concilier scolarité et pratique sportive intensive grâce à un partenariat étroit entre l’établissement et les clubs.
Le sport comme école de rigueur
« Il ne s’agit pas seulement d’aménager un emploi du temps », insiste François Grimaldi d’Esdra, chef d’établissement. « Nous suivons certains élèves pendant six ans. L’exigence qu’ils ont dans leur sport, nous leur demandons de l’avoir aussi dans leur travail scolaire. »
Concrètement, l’organisation évolue avec l’âge : une heure d’allègement en sixième et cinquième, deux heures en quatrième et troisième, puis des sorties avancées ou des demi-journées libérées au lycée. Mais l’accompagnement va bien au-delà des horaires. Les entraîneurs participent aux conseils de classe et un lien permanent est maintenu entre le club et l’établissement. Une sanction à l’école peut ainsi avoir des répercussions sur la pratique sportive, explique le proviseur : « Les élèves comprennent qu’ils ne vivent pas deux vies séparées. C’est un seul et même parcours. »
Football, handball, escalade, équitation, boxe, cyclisme, gymnastique, escrime… la diversité des disciplines reflète la vitalité du tissu sportif local. Mais l’entrée dans ce dispositif ne se fait pas à la légère : la demande doit venir du club, et l’engagement doit être partagé. Dès le mois de mars,
l’établissement reçoit les clubs pour discuter des aménagements à venir. « C’est trop exigeant pour être porté par l’école seule. Il faut une vraie solidarité entre toutes les parties pour que cela fonctionne », poursuit François Grimaldi d’Esdra.
Un bac français… et un diplôme américain
Autre double parcours, autre ambition : le Dual Diploma, proposé depuis septembre 2024 dans l’établissement. Ce programme permet aux élèves de préparer, en parallèle du baccalauréat français, un diplôme américain reconnu à l’international.
Les cours se déroulent en ligne, en visio, avec des enseignants basés aux États-Unis. Les élèves travaillent seuls ou en petits groupes, créant au fil des années un véritable réseau international. « Ils restent scolarisés ici, mais ils s’ouvrent concrètement au monde », souligne la direction.
Le programme peut débuter dès la troisième ou la seconde. Une opportunité qui peut faciliter l’accès aux universités américaines, mais aussi valoriser les candidatures dans de grandes écoles européennes.
L’entrée reste sélective : un test de niveau en anglais est requis. L’an dernier, 33 élèves se sont présentés, 26 ont été admis. La charge de travail, elle, est bien réelle : environ une heure supplémentaire par jour, avec des devoirs à rendre selon les standards américains. « Le système est plus souple que le nôtre : un devoir raté peut être refait. Mais cela reste un engagement
important », poursuit le proviseur.
Une même philosophie derrière deux parcours
Qu’il s’agisse de sport de haut niveau ou de diplôme international, l’établissement revendique une ligne directrice claire : accompagner les ambitions sans masquer l’effort nécessaire pour que les élèves disposent des meilleures armes pour l’avenir.
Dans un cas, l’ouverture passe par les terrains, les gymnases et les compétitions. Dans l’autre, par des échanges en anglais et des horizons universitaires lointains. Deux chemins différents, mais une même exigence : apprendre à tenir un double rythme pour se préparer à viser plus haut
Autre double parcours, autre ambition : le Dual Diploma, proposé depuis septembre 2024 dans l’établissement. Ce programme permet aux élèves de préparer, en parallèle du baccalauréat français, un diplôme américain reconnu à l’international.
Les cours se déroulent en ligne, en visio, avec des enseignants basés aux États-Unis. Les élèves travaillent seuls ou en petits groupes, créant au fil des années un véritable réseau international. « Ils restent scolarisés ici, mais ils s’ouvrent concrètement au monde », souligne la direction.
Le programme peut débuter dès la troisième ou la seconde. Une opportunité qui peut faciliter l’accès aux universités américaines, mais aussi valoriser les candidatures dans de grandes écoles européennes.
L’entrée reste sélective : un test de niveau en anglais est requis. L’an dernier, 33 élèves se sont présentés, 26 ont été admis. La charge de travail, elle, est bien réelle : environ une heure supplémentaire par jour, avec des devoirs à rendre selon les standards américains. « Le système est plus souple que le nôtre : un devoir raté peut être refait. Mais cela reste un engagement
important », poursuit le proviseur.
Une même philosophie derrière deux parcours
Qu’il s’agisse de sport de haut niveau ou de diplôme international, l’établissement revendique une ligne directrice claire : accompagner les ambitions sans masquer l’effort nécessaire pour que les élèves disposent des meilleures armes pour l’avenir.
Dans un cas, l’ouverture passe par les terrains, les gymnases et les compétitions. Dans l’autre, par des échanges en anglais et des horizons universitaires lointains. Deux chemins différents, mais une même exigence : apprendre à tenir un double rythme pour se préparer à viser plus haut



