La Corse figure parmi les régions les plus généreuses de France en matière de micro-dons. Depuis plus de dix ans, l’association Inseme en constate les effets concrets.
En 2025, près de 38 millions de micro-dons ont été enregistrés en France, dont une part significative vient des Corses, puisque plus de 14% des passages en caisse font l’objet de cet arrondi solidaire de quelques centimes, en appuyant sur la touche « OUI » lors du paiement par carte dans les magasins participants, hissant la région sur le haut du podium des régions généreuses. Au total, au niveau national, en 2025, 15 millions d’euros ont été collectés par près de 160 associations grâce à l’arrondi à l’euro supérieur lors du passage en caisse, selon microDON, filiale de La Banque Postale. Sur l’île, ce sont 97 482 € pour la Haute-Corse et 93 142 € pour la Corse-du-Sud qui ont été récoltés au cours de l’année passée. Et l’association Inseme en est la première bénéficiaire.
Une générosité qui n’étonne pas Laetitia Cucchi, présidente de l’association et pionnière de ce type d’initiative en France. « C’est en regardant un reportage à la télévision que j’ai découvert, dans certains pays d’Amérique latine, cette nouvelle forme de solidarité : une enseigne proposait à ses clients de faire de très petits dons, appelés “micro-dons”, lors de leur passage en caisse », raconte-t-elle. Le concept était simple : arrondir le montant de ses achats à l’euro supérieur. « J’ai tout de suite été séduite par ce geste facile, accessible à tous, sans démarches lourdes ni engagement », poursuit-elle.
De l’idée au projet concret
L’initiative voit officiellement le jour en 2014. Objectif : financer les projets d’Inseme, fondée en 2009, qui accompagne les Corses devant se rendre sur le continent pour se soigner. L’association intervient à trois niveaux : aide administrative, soutien financier pour le transport et l’hébergement, et représentation des usagers auprès des institutions. « L’argent récolté grâce à cette initiative nous permet de financer des billets de transport, des nuits d’hôtel ou même d’acheter des appartements », explique Laetitia Cucchi. Face à la saturation des hôtels et locations pour les patients, l’association décide, en 2017, d’acquérir ses propres logements. Aujourd’hui, Inseme possède neuf appartements à Marseille, Nice et Paris, ainsi qu’un dixième mis à disposition par un propriétaire généreux. « Au total, nous pouvons proposer dix appartements aux familles, car se loger reste souvent compliqué », souligne la présidente.
Une générosité qui n’étonne pas Laetitia Cucchi, présidente de l’association et pionnière de ce type d’initiative en France. « C’est en regardant un reportage à la télévision que j’ai découvert, dans certains pays d’Amérique latine, cette nouvelle forme de solidarité : une enseigne proposait à ses clients de faire de très petits dons, appelés “micro-dons”, lors de leur passage en caisse », raconte-t-elle. Le concept était simple : arrondir le montant de ses achats à l’euro supérieur. « J’ai tout de suite été séduite par ce geste facile, accessible à tous, sans démarches lourdes ni engagement », poursuit-elle.
De l’idée au projet concret
L’initiative voit officiellement le jour en 2014. Objectif : financer les projets d’Inseme, fondée en 2009, qui accompagne les Corses devant se rendre sur le continent pour se soigner. L’association intervient à trois niveaux : aide administrative, soutien financier pour le transport et l’hébergement, et représentation des usagers auprès des institutions. « L’argent récolté grâce à cette initiative nous permet de financer des billets de transport, des nuits d’hôtel ou même d’acheter des appartements », explique Laetitia Cucchi. Face à la saturation des hôtels et locations pour les patients, l’association décide, en 2017, d’acquérir ses propres logements. Aujourd’hui, Inseme possède neuf appartements à Marseille, Nice et Paris, ainsi qu’un dixième mis à disposition par un propriétaire généreux. « Au total, nous pouvons proposer dix appartements aux familles, car se loger reste souvent compliqué », souligne la présidente.
Avant de pouvoir financer ses projets, Inseme a dû sensibiliser les habitants. « Les gens ne comprenaient pas le principe. On nous disait : “Ça ne sert à rien de donner seulement des centimes” », se souvient Laetitia Cucchi. Les bénévoles ont multiplié les actions de terrain : permanences dans les galeries des Géants Casino, distribution de flyers, campagnes sur les réseaux sociaux. Petit à petit, le projet a trouvé son public. « Les gens ont commencé à en parler autour d’eux. Aujourd’hui, c’est presque devenu un réflexe : si je veux soutenir Inseme, je fais l’arrondi », sourit la présidente.
200 000 euros pour Inseme
Depuis le lancement de l’initiative, près de 200 000 euros ont été récoltés au profit de l’association. Et pourtant, la Corse combine deux extrêmes : la région la plus pauvre de France métropolitaine figure parmi les plus généreuses en micro-dons. « Nous en avons conscience, mais nous avons fait le bon pari », explique Laetitia Cucchi. « Même si la situation économique n’est pas au beau fixe, ce petit geste du quotidien, simple et sans formalité, perdure. C’est vraiment la logique des gouttes d’eau qui forment la rivière », ajoute-t-elle.
L’attachement à ce projet porté par une association insulaire n’a cessé de se renforcer au fil des années. En 2024, lors du rachat de Casino par Auchan, le partenariat a été maintenu. « Ils n’y étaient pas obligés, mais ils ont choisi de poursuivre l’aventure, et j’en suis reconnaissante, car cela permet de faire perdurer ce projet qui me tient à cœur », conclut Laetitia Cucchi.
200 000 euros pour Inseme
Depuis le lancement de l’initiative, près de 200 000 euros ont été récoltés au profit de l’association. Et pourtant, la Corse combine deux extrêmes : la région la plus pauvre de France métropolitaine figure parmi les plus généreuses en micro-dons. « Nous en avons conscience, mais nous avons fait le bon pari », explique Laetitia Cucchi. « Même si la situation économique n’est pas au beau fixe, ce petit geste du quotidien, simple et sans formalité, perdure. C’est vraiment la logique des gouttes d’eau qui forment la rivière », ajoute-t-elle.
L’attachement à ce projet porté par une association insulaire n’a cessé de se renforcer au fil des années. En 2024, lors du rachat de Casino par Auchan, le partenariat a été maintenu. « Ils n’y étaient pas obligés, mais ils ont choisi de poursuivre l’aventure, et j’en suis reconnaissante, car cela permet de faire perdurer ce projet qui me tient à cœur », conclut Laetitia Cucchi.




