Après plusieurs années de travaux et un investissement de 1,8 million d’euros, la Ville d’Ajaccio a inauguréce samedi 31 janvier à 10 heures le Parc botanique Armand-Berthault, un jardin historique entièrement réhabilité au cœur de la cité impériale. Sur plus de 5 000 m² aménagés, près de 1 950 végétaux représentant 227 essences venues des cinq continents composent désormais ce nouvel écrin paysager, pensé comme un espace de promenade, de biodiversité et de convivialité. Financée conjointement par la Ville, l’État et la Collectivité de Corse, l’opération ambitionne de faire du site le premier « Jardin remarquable » public de l’île.
Fin XIXe siècle, Armand Berthault, un riche industriel vient chercher à Ajaccio les bienfaits du climat hivernal. Tombé amoureux de la ville, il y acquiert de vastes terrains dès 1891 et y crée un jardin exotique avant-gardiste, ponctué de bassins, de murs en pierre, d’ouvrages d’irrigation et de plantations rares venues du monde entier. L'histoire du Parc Berthault d'Ajaccio est en marche. Un véritable laboratoire botanique qui marquera durablement le quartier et qui vient d’être réhabilité après plusieurs années de travaux. Peu à peu démantelé au fil du XXe siècle, le parc entre finalement dans le patrimoine municipal grâce à une donation.
Sa réhabilitation, engagée en 2022, visait un objectif clair : ne pas effacer l’histoire, mais la prolonger. « Nous ne sommes pas repartis de zéro. La structure existait déjà. Nous avons cherché à l’améliorer, à la rendre plus accessible et plus vivante », explique Michel Beaumont, responsable des sites identitaires et remarquables de la Ville.
Sa réhabilitation, engagée en 2022, visait un objectif clair : ne pas effacer l’histoire, mais la prolonger. « Nous ne sommes pas repartis de zéro. La structure existait déjà. Nous avons cherché à l’améliorer, à la rendre plus accessible et plus vivante », explique Michel Beaumont, responsable des sites identitaires et remarquables de la Ville.
Un jardin pensé comme un voyage végétal
Dès l’entrée, le ton est donné : le parc se découvre comme une promenade immersive. Près de 1 950 sujets plantés et 227 essences composent ce nouveau paysage, inspiré des jardins d’acclimatation du XIXe siècle. Le parcours botanique traverse ainsi différents climats et continents : zones arides et cactus, ambiances méditerranéennes, espèces exotiques et tropicales, touches australiennes, végétation plus continentale en partie haute.
L’eau, fil conducteur du site, a été soigneusement remise en valeur. Canalisée puis redistribuée vers les massifs les plus gourmands, elle alimente fontaines et systèmes d’irrigation. Son murmure accompagne la déambulation. « Deux axes forts ont guidé la conception : la végétalisation et l’eau. C’est vraiment l’élément naturel central du parc », souligne Michel Beaumont.
Un parc pour tous, sans exception
Le projet a été largement concerté et discuté avec les habitants du quartier depuis 2019. Résultat : une grande place centrale conviviale voit le jour, destinée aux rencontres, aux jeux, aux animations ou aux échecs en plein air. Le parc devient également un espace de sociabilité autant qu’un jardin. L’accessibilité a également été un sujet prioritaire : cheminements adaptés, rampes, sanitaires PMR, circulations facilitées… Le site est intégralement pensé pour accueillir les personnes à mobilité réduite et les malvoyants. Mobilier urbain, éclairage public économe, surveillance et horaires encadrés complètent l’ensemble pour garantir confort et sécurité.
À terme, la municipalité souhaite y développer des parcours éducatifs, des visites botaniques et des actions de sensibilisation à la biodiversité, notamment pour les scolaires. Pour le maire Stéphane Sbraggia, cette ouverture dépasse la simple inauguration. « Nous avons tous eu la même impression : celle d’un aménagement posé délicatement, respectueux de l’histoire d’Armand Berthault. Ce parc est apaisant. Le simple fait d’entendre l’eau procure du calme. Mais c’est aussi un véritable lieu de vie », insiste-t-il. L’élu y voit l’illustration d’une politique plus large : « Restituer de l’espace public, renaturer, recréer des îlots de fraîcheur au cœur de la ville. C’est notre art de vivre. »
L’investissement total s’élève à 1,8 million d’euros, financé à : 44 % par la Ville, 35 % par l’État, et 21 % par la Collectivité de Corse. Pour Muriel Fagni, conseillère à l’Assemblée de Corse, ce soutien est « bien plus qu’un financement » : « C’est un engagement pour un modèle d’aménagement durable, respectueux de la nature et au service des habitants. Ce parc deviendra un lieu de respiration et de découverte pour la jeunesse. »
Objectif : premier « Jardin remarquable » public de Corse
Mais, l’histoire du parc ne fait que commencer. Caroline Corticchiato, adjointe à l’excellence environnementale, vise désormais haut : obtenir le label national « Jardin remarquable », délivré par le ministère de la Culture. « Il n’existe aujourd’hui aucun jardin public labellisé en Corse. L’ambition est que celui-ci devienne le premier. Le parc doit rester vivant, évoluer au fil des saisons tout en respectant son ancrage patrimonial. » Les plantations se poursuivront d’ailleurs au printemps, afin d’enrichir encore la palette végétale.
Dès l’entrée, le ton est donné : le parc se découvre comme une promenade immersive. Près de 1 950 sujets plantés et 227 essences composent ce nouveau paysage, inspiré des jardins d’acclimatation du XIXe siècle. Le parcours botanique traverse ainsi différents climats et continents : zones arides et cactus, ambiances méditerranéennes, espèces exotiques et tropicales, touches australiennes, végétation plus continentale en partie haute.
L’eau, fil conducteur du site, a été soigneusement remise en valeur. Canalisée puis redistribuée vers les massifs les plus gourmands, elle alimente fontaines et systèmes d’irrigation. Son murmure accompagne la déambulation. « Deux axes forts ont guidé la conception : la végétalisation et l’eau. C’est vraiment l’élément naturel central du parc », souligne Michel Beaumont.
Un parc pour tous, sans exception
Le projet a été largement concerté et discuté avec les habitants du quartier depuis 2019. Résultat : une grande place centrale conviviale voit le jour, destinée aux rencontres, aux jeux, aux animations ou aux échecs en plein air. Le parc devient également un espace de sociabilité autant qu’un jardin. L’accessibilité a également été un sujet prioritaire : cheminements adaptés, rampes, sanitaires PMR, circulations facilitées… Le site est intégralement pensé pour accueillir les personnes à mobilité réduite et les malvoyants. Mobilier urbain, éclairage public économe, surveillance et horaires encadrés complètent l’ensemble pour garantir confort et sécurité.
À terme, la municipalité souhaite y développer des parcours éducatifs, des visites botaniques et des actions de sensibilisation à la biodiversité, notamment pour les scolaires. Pour le maire Stéphane Sbraggia, cette ouverture dépasse la simple inauguration. « Nous avons tous eu la même impression : celle d’un aménagement posé délicatement, respectueux de l’histoire d’Armand Berthault. Ce parc est apaisant. Le simple fait d’entendre l’eau procure du calme. Mais c’est aussi un véritable lieu de vie », insiste-t-il. L’élu y voit l’illustration d’une politique plus large : « Restituer de l’espace public, renaturer, recréer des îlots de fraîcheur au cœur de la ville. C’est notre art de vivre. »
L’investissement total s’élève à 1,8 million d’euros, financé à : 44 % par la Ville, 35 % par l’État, et 21 % par la Collectivité de Corse. Pour Muriel Fagni, conseillère à l’Assemblée de Corse, ce soutien est « bien plus qu’un financement » : « C’est un engagement pour un modèle d’aménagement durable, respectueux de la nature et au service des habitants. Ce parc deviendra un lieu de respiration et de découverte pour la jeunesse. »
Objectif : premier « Jardin remarquable » public de Corse
Mais, l’histoire du parc ne fait que commencer. Caroline Corticchiato, adjointe à l’excellence environnementale, vise désormais haut : obtenir le label national « Jardin remarquable », délivré par le ministère de la Culture. « Il n’existe aujourd’hui aucun jardin public labellisé en Corse. L’ambition est que celui-ci devienne le premier. Le parc doit rester vivant, évoluer au fil des saisons tout en respectant son ancrage patrimonial. » Les plantations se poursuivront d’ailleurs au printemps, afin d’enrichir encore la palette végétale.





