À Ajaccio comme partout en France, les policiers ont manifesté ce samedi pour dénoncer le manque de moyens et l’insécurité grandissante. Une cinquantaine de personnes ont remonté le cours Napoléon pour alerter sur des conditions de travail difficiles et des missions de plus en plus nombreuses
Afin de dénoncer le manque criant de moyens de la police face à une insécurité grandissante en France, le syndicat majoritaire Alliance-Police nationale appelait à des rassemblements un peu partout en France ce samedi. Des manifestations au format inédit, puisque les policiers avaient enjoint la population, les élus et associations à se joindre à eux pour défiler dans les rues. Si au niveau national, environ 45 000 personnes ont répondu à l’appel, à Ajaccio, ils étaient une cinquantaine à remonter le cours Napoléon ce matin.
« Cette manifestation est organisée suite à un ras-le-bol total vis à vis nos conditions de travail, sur le matériel, sur les effectifs, sur la crise insécuritaire qui existe en France avec une réponse qui est malheureusement totalement inefficace et insuffisante jusqu’à présent », explique Romain Dormois, secrétaire départemental Alliance police nationale pour la Corse-du-Sud en déroulant : « On voit l’augmentation qui existe aujourd’hui sur toute la partie délinquance, la lutte contre les trafics de stupéfiants, les sollicitations du public et nos différentes missions. En parallèle, on nous demande de faire toujours plus avec moins : les effectifs baissent, les matériels ne sont pas renouvelés, on a un logiciel pour la rédaction des procédures d’un autre temps et surtout des véhicules à remplacer. Nous ne sommes plus en mesure d’absorber tout cela. Nous ne sommes pas en condition aujourd’hui de pouvoir satisfaire les victimes et d’accueillir le public correctement alors que ce sont nos premières missions ».
« La Corse n’est plus à l’abri »
Une situation qui n’épargne pas la Corse. Selon le syndicaliste, la police nationale doit en effet y faire face à des choses qui « n’existaient pas avant », à commencer par une explosion des trafics et de la consommation de stupéfiants, mais aussi des agressions devenues plus fréquentes. « Nous avons une sollicitation accrue de missions. En tant que policier de terrain, je travaille tous les soirs dans les quartiers et désormais je traite des infractions liées aux stupéfiants, et notamment à la cocaïne, tous les jours. Au-dessus les trafics ont bien sûr explosé aussi », indique-t-il en appuyant sur le fait que « les groupes d’enquête liés aux stupéfiants ne sont plus en mesure de gérer tous ces trafics ». « Nous sommes aussi débordés par les affaires de violences conjugales et nous ne sommes par moment pas en mesure de pouvoir répondre à tout ce qui peut nous arriver », confie encore Romain Dormois.
« Cette manifestation est organisée suite à un ras-le-bol total vis à vis nos conditions de travail, sur le matériel, sur les effectifs, sur la crise insécuritaire qui existe en France avec une réponse qui est malheureusement totalement inefficace et insuffisante jusqu’à présent », explique Romain Dormois, secrétaire départemental Alliance police nationale pour la Corse-du-Sud en déroulant : « On voit l’augmentation qui existe aujourd’hui sur toute la partie délinquance, la lutte contre les trafics de stupéfiants, les sollicitations du public et nos différentes missions. En parallèle, on nous demande de faire toujours plus avec moins : les effectifs baissent, les matériels ne sont pas renouvelés, on a un logiciel pour la rédaction des procédures d’un autre temps et surtout des véhicules à remplacer. Nous ne sommes plus en mesure d’absorber tout cela. Nous ne sommes pas en condition aujourd’hui de pouvoir satisfaire les victimes et d’accueillir le public correctement alors que ce sont nos premières missions ».
« La Corse n’est plus à l’abri »
Une situation qui n’épargne pas la Corse. Selon le syndicaliste, la police nationale doit en effet y faire face à des choses qui « n’existaient pas avant », à commencer par une explosion des trafics et de la consommation de stupéfiants, mais aussi des agressions devenues plus fréquentes. « Nous avons une sollicitation accrue de missions. En tant que policier de terrain, je travaille tous les soirs dans les quartiers et désormais je traite des infractions liées aux stupéfiants, et notamment à la cocaïne, tous les jours. Au-dessus les trafics ont bien sûr explosé aussi », indique-t-il en appuyant sur le fait que « les groupes d’enquête liés aux stupéfiants ne sont plus en mesure de gérer tous ces trafics ». « Nous sommes aussi débordés par les affaires de violences conjugales et nous ne sommes par moment pas en mesure de pouvoir répondre à tout ce qui peut nous arriver », confie encore Romain Dormois.
Selon lui, les évènements du 20 décembre dernier, où un jeune homme avait été abattu par la police sur le cours Napoléon à Ajaccio après avoir menacé des passants avec un couteau, ont d’ailleurs fait office de déclic aussi bien du côté des policiers que de la population. « Désormais nous avons tous cela dans un coin de notre tête. Pour la population, on sent qu’une inquiétude est montée suite à cela », pose-t-il en reprenant : « En Corse, nous ne sommes plus à l’abri de ce genre de faits alors que ce sont des choses dont on n’aurait jamais pensé qu’elles puissent se produire ici en pleine journée ».
« On ne peut pas continuer à faire toujours plus avec moins »
Face à constat d’insécurité grandissante partout en France, Alliance- Police nationale souhaite que les pouvoirs publics prennent désormais des mesures concrètes. « Ce que nous attendons aujourd’hui c’est tout d’abord qu’enfin on nous annonce un plan investigation digne de ce nom pour une filière qui est en souffrance totale avec la plupart de nos collègues qui veulent quitter leur travail. Il faut redonner ses lettres de noblesse à cette filière, renforcer les effectifs, doter la filière d’un logiciel qui fonctionne pour la prise de plaintes et les procédures », détaille Romain Dormois. « Et alors que la sécurité apparait dans les principales préoccupations des Français, nous attendons aussi que les moyens suivent », ajoute-t-il avant de conclure : « On ne peut pas continuer à faire toujours plus avec moins ».
« On ne peut pas continuer à faire toujours plus avec moins »
Face à constat d’insécurité grandissante partout en France, Alliance- Police nationale souhaite que les pouvoirs publics prennent désormais des mesures concrètes. « Ce que nous attendons aujourd’hui c’est tout d’abord qu’enfin on nous annonce un plan investigation digne de ce nom pour une filière qui est en souffrance totale avec la plupart de nos collègues qui veulent quitter leur travail. Il faut redonner ses lettres de noblesse à cette filière, renforcer les effectifs, doter la filière d’un logiciel qui fonctionne pour la prise de plaintes et les procédures », détaille Romain Dormois. « Et alors que la sécurité apparait dans les principales préoccupations des Français, nous attendons aussi que les moyens suivent », ajoute-t-il avant de conclure : « On ne peut pas continuer à faire toujours plus avec moins ».



