L’Exécutif a fait un point d’étape, jeudi après-midi, en session de l’assemblée de Corse sur le projet de création d’un centre hospitalier universitaire (CHU) corse. Ce projet, qui fait l’unanimité dans l’île, a été validé en août dernier par le ministre de la Santé qui a annoncé sa création en 2030. Néanmoins, le chemin reste long, le combat continue avec l’examen en Commission sociale du Sénat le 12 février prochain de la proposition de loi du député Paul André Colombani, adoptée en première lecture en décembre 2024.
C’est une demande unanime de la société corse qui s’est longtemps avérée un vœu pieux. La création d’un Centre hospitalier universitaire (CHU) en Corse semble pourtant, au fil des visites ministérielles, des pressions insulaires et des promesses gouvernementales, se préciser jour après jour. On est loin cependant de la coupe aux lèvres, surtout dans le contexte national de crise budgétaire majeure que connait la France. L’Exécutif nationaliste, qui a fait de cette revendication un axe fort et structurant de sa politique de santé, a présenté, jeudi après-midi, lors de la session de janvier de l’Assemblée de Corse, un point d’étape sur la trajectoire en cours. « Aujourd’hui, la Corse se situe à un moment charnière de son histoire sanitaire, un moment où la réponse va être politique avant tout sur ce projet de CHU que nous portons depuis 2018. Avec une ambition claire : garantir à chaque Corse un égal accès à des soins de qualité sur l’ensemble de notre territoire. Notre démarche vise à construire un système de santé performant, basé sur les connaissances et la compétence, qui met la prévention, enjeu de santé publique majeur, au cœur de notre projet, devenant ainsi un formidable outil de développement durable et d’attractivité, y compris économique du territoire », explique d’emblée la conseillère exécutive en charge de la santé et du social, Bianca Fazi. Ce projet, validé par l’ensemble de la communauté médicale insulaire, répond à un constat sans appel : le système actuel de santé ne répond plus aux besoins des insulaires. Les carences, que l’on retrouve à l’échelle française et que la crise Covid a cruellement mis en lumière, sont accentués par la spécificité de l’île, sa démographie, le vieillissement de sa population, les déséquilibres sociaux et territoriaux, la forte saisonnalité touristique et surtout l’énorme retard en termes d’infrastructures publiques de santé. Un diagnostic confirmé par les travaux du comité de pilotage mis en place en juin 2022.
Un long combat
Néanmoins, faire accepter le principe même d’un CHU en Corse a été un long combat, initié, il y a plusieurs années, par le Dr François Benedetti, comme l’a rappelé Danielle Antonini du groupe Fa Populu Inseme. En septembre 2023, une tribune de soutien signée par plus de 35 professeurs de médecine renforce la légitimité du projet. En octobre 2023, l’Assemblée de Corse adopte la trajectoire vers un CHU, articulée autour de 30 recommandations, réparties selon trois axes stratégiques : l’offre de soins, la formation et la recherche, la gouvernance et les enjeux financiers. Mais la décision de créer un CHU relève d’une décision gouvernementale et d’un décret ministériel. Commence donc un long et ardu chemin pour convaincre les différents ministres. Relayé au Parlement, d’abord par les députés nationalistes, puis par tous les parlementaires insulaires, cette revendication se concrétise par une proposition de loi déposée par le député Paul André Colombani, soutenue et signée par ses collègues corses et, au total, par 108 députés. Adoptée en première lecture, le 3 décembre 2024, elle sera examinée au Sénat le 12 février prochain, le sénateur Paulu Santu Parigi ayant obtenu son inscription à l’ordre du jour de la Commission sociale. La conseillère et le président de l’Exécutif, Gilles Simeoni, ont été auditionnés à ce sujet le 15 janvier dernier. « La visite du ministre de la santé, Yannick Neuder, les 11 et 12 août derniers, a été une étape majeure au regard des conditions matérielles de réussite du projet. Il a confirmé le soutien de l’Etat à la trajectoire d’un CHU en Corse à l’horizon 2030, la construction et le financement du nouveau Centre hospitalier de Bastia. Il a réaffirmé l’importance de l’universitarisation et de la recherche clinique. Autant de pierres apportées à l’édifice de cet outil indispensable à la Corse et que les Corses attendent », se réjouit Bianca Fazi.
Un modèle adapté
L’Exécutif s’est aussi battu pour la création d’un CHU spécifique, multisites. « Le modèle de CHU, que nous portons, est adapté à notre réalité d’île-montagne. Ce n’est pas un modèle importé ! La Corse n’est pas un territoire comme les autres. Notre projet rompt avec la conception traditionnelle d’un établissement unique, centralisé et peu compatible avec notre géographie, les chrono-distances, la démographie et les besoins en santé des Corses. Nous avons donc élaboré, suite à des travaux menés avec les acteurs de santé, un modèle innovant, fondé sur une logique de coopération territoriale », précise Bianca Fazi. Ce CHU multisites intégre les centres hospitaliers d’Aiacciu et de Bastia, les hôpitaux de proximité et un maillage territorial complet incluant e « case di a salute », les cabinets de médecins généralistes et tous les paramédicaux. « Ce modèle embarque l’ensemble de la communauté médicale de notre île en associant public et privé, la médecine de ville et l’hôpital. Pour nous, le CHU de Corse est au cœur d’un écosystème qui doit permettre une amélioration durable de la santé des Corses », estime Bianca Fazi. Et d’ajouter : « Depuis 2022, le Conseil exécutif se mobilise sans relâche auprès des ministres avec, à nos côtés, le Comité de suivi du CHU qui continue de nous accompagner dans ce projet indispensable ». Avant de lister « les dernières avancées structurantes qui constituent des étapes pour notre projet ».
Un long combat
Néanmoins, faire accepter le principe même d’un CHU en Corse a été un long combat, initié, il y a plusieurs années, par le Dr François Benedetti, comme l’a rappelé Danielle Antonini du groupe Fa Populu Inseme. En septembre 2023, une tribune de soutien signée par plus de 35 professeurs de médecine renforce la légitimité du projet. En octobre 2023, l’Assemblée de Corse adopte la trajectoire vers un CHU, articulée autour de 30 recommandations, réparties selon trois axes stratégiques : l’offre de soins, la formation et la recherche, la gouvernance et les enjeux financiers. Mais la décision de créer un CHU relève d’une décision gouvernementale et d’un décret ministériel. Commence donc un long et ardu chemin pour convaincre les différents ministres. Relayé au Parlement, d’abord par les députés nationalistes, puis par tous les parlementaires insulaires, cette revendication se concrétise par une proposition de loi déposée par le député Paul André Colombani, soutenue et signée par ses collègues corses et, au total, par 108 députés. Adoptée en première lecture, le 3 décembre 2024, elle sera examinée au Sénat le 12 février prochain, le sénateur Paulu Santu Parigi ayant obtenu son inscription à l’ordre du jour de la Commission sociale. La conseillère et le président de l’Exécutif, Gilles Simeoni, ont été auditionnés à ce sujet le 15 janvier dernier. « La visite du ministre de la santé, Yannick Neuder, les 11 et 12 août derniers, a été une étape majeure au regard des conditions matérielles de réussite du projet. Il a confirmé le soutien de l’Etat à la trajectoire d’un CHU en Corse à l’horizon 2030, la construction et le financement du nouveau Centre hospitalier de Bastia. Il a réaffirmé l’importance de l’universitarisation et de la recherche clinique. Autant de pierres apportées à l’édifice de cet outil indispensable à la Corse et que les Corses attendent », se réjouit Bianca Fazi.
Un modèle adapté
L’Exécutif s’est aussi battu pour la création d’un CHU spécifique, multisites. « Le modèle de CHU, que nous portons, est adapté à notre réalité d’île-montagne. Ce n’est pas un modèle importé ! La Corse n’est pas un territoire comme les autres. Notre projet rompt avec la conception traditionnelle d’un établissement unique, centralisé et peu compatible avec notre géographie, les chrono-distances, la démographie et les besoins en santé des Corses. Nous avons donc élaboré, suite à des travaux menés avec les acteurs de santé, un modèle innovant, fondé sur une logique de coopération territoriale », précise Bianca Fazi. Ce CHU multisites intégre les centres hospitaliers d’Aiacciu et de Bastia, les hôpitaux de proximité et un maillage territorial complet incluant e « case di a salute », les cabinets de médecins généralistes et tous les paramédicaux. « Ce modèle embarque l’ensemble de la communauté médicale de notre île en associant public et privé, la médecine de ville et l’hôpital. Pour nous, le CHU de Corse est au cœur d’un écosystème qui doit permettre une amélioration durable de la santé des Corses », estime Bianca Fazi. Et d’ajouter : « Depuis 2022, le Conseil exécutif se mobilise sans relâche auprès des ministres avec, à nos côtés, le Comité de suivi du CHU qui continue de nous accompagner dans ce projet indispensable ». Avant de lister « les dernières avancées structurantes qui constituent des étapes pour notre projet ».
Des avancées notables
Dans le domaine de la formation, l’avancée la plus significative a été la mise en place en septembre dernier du premier cycle complet de médecine à Corti « pour lequel je me suis personnellement impliquée. Une étape importante pour notre île, car former les futurs médecins le plus longtemps possible sur place, nous le savons, favorise leur installation », assure Bianca Fazi. 74 % des étudiants des promotions 2005–2011 en médecine générale sont revenus s’installer en Corse, contre 44% pour les étudiants d’autres spécialités. La conseillère exécutive rappelle que « la Corse a mis 20 ans à obtenir le premier cycle des études de médecine après la première année ». La Collectivité de Corse a financé trois nouvelles formations, deux mises en place en septembre 2025 : une école de cadres de santé et un DTS Imagerie médicale et radiologie thérapeutique à Aiacciu. Une formation d’infirmières de bloc opératoire (IBODE) ouvrira à Bastia en septembre 2026. Des avancées notables également dans le domaine de la recherche avec la création en mars 2026 à l’Università di Corsica d’un Institut de recherche en santé (IRS). « Il aura pour objectif d’héberger les données, coordonner et développer l'ensemble des activités de recherche en santé, y compris la recherche menée dans les hôpitaux ». Trois axes prioritaires sont identifiés comme structurants pour la Corse : la santé publique, l’infectiologie, et le vieillissement. La création d’une chaire hospitalo-universitaire sera également inaugurée au printemps 2026 afin de renforcer la visibilité de la recherche en santé.
Une mise en œuvre opérationnelle
La conseillère exécutive relate ensuite les échanges avec les acteurs de la création du CHU de Guyane, lui aussi multisites. « Des échanges, particulièrement inspirants qui nous confortent dans notre approche de structuration progressive de la gouvernance ». Elle souligne « le calendrier particulièrement accéléré de Guyane, moins d’un an entre la création d’un groupement de coopération sanitaire en juillet 2024, la transformation en CHR, en mars 2025, suivie de la signature de la convention hospitalo-universitaire en juin de la même année. Tout peut donc s’enchaîner très vite ». Elle prévient qu’un simple décret entérinant la création du CHU et l’adoption du projet de loi ne suffiront pas. « Les échanges avec le gouvernement devront se poursuivre afin d’aboutir à la mise en œuvre opérationnel du projet ». Les prochaines étapes reposent sur le déclenchement d’une mission interministérielle des différents ministères concernés - la Santé, l’Enseignement supérieur et la Recherche - pour préfigurer les contours du futur CHU, ainsi que les décrets afférents. Une perspective qu’elle juge « raisonnable. Les prochaines années seront déterminantes ». Avec pour ambition affichée : « la consolidation institutionnelle, le renforcement de la recherche en s’appuyant sur le futur Institut de recherche en santé, la poursuite de l’universitarisation avec l’objectif d’un second cycle de médecine, la modernisation des infrastructures… ». Et Bianca Fazi de conclure : « Ce projet constitue un pilier essentiel de notre stratégie de santé, un levier majeur pour la cohésion sociale et le développement vertueux et durable de notre île. L’Exécutif est déterminé à mener ce projet à son terme avec l’ensemble des acteurs de l’île pour garantir, aux générations d’aujourd’hui et de demain, un système de santé conforme aux enjeux du XXIe siècle ».
Une promesse d’excellence
Le sujet faisant consensus, le débat fut court. Chantal Pedinielli pour le groupe U Soffiu Novu, aborde la question de la taille critique, du choix des sites et de la garantie de l’opérationnalité. « On ne compte plus les demandes d’implantation Corse d’un TEP scan, on est tous montés au créneau dans cet hémicycle, alors que le financement pourrait être assuré par le non-déplacement des patients insulaires sur le continent », déplore-t-elle. Avant de questionner sur l’Institut de recherche en santé : « N’y a-t-il pas une articulation à effectuer avec l’ORS (Observatoire régionale de santé) dont le financement est assez chaotique ? Où en sommes-nous du Registre des cancers qui peut s’avérer précieux dans la perspective de ce CHU ? ». A sa suite, le groupe majoritaire réaffirme la nécessité d’un CHU. Elisa Tramoni insiste sur la possibilité de retour des étudiants corses. « Au sortir des premières études de santé à l’Università di Corsica, nos étudiants sont contraints de partir sur le continent pour poursuivre leur cursus. Or, cela engendre pour eux des coûts importants de logement et de déplacement. La création d’un CHU in situ pourrait pallier ce genre de problème. Elle permettrait de générer des emplois en adéquation avec les besoins d’un territoire et d’offrir de réelles perspectives de carrière à nos diplômés parce que, bien souvent, le lieu de formation devient le lieu d’exercice ». Pour le Dr Danielle Antonini, c’est « cet ensemble cohérent, soins/formation/recherche, qui donnera au futur CHU sa légitimité et sa capacité d’attraction ». Mais, avertit-elle, cela suppose « un engagement constant dans la durée, une mobilisation de l’ensemble des acteurs autour d’une vision partagée, car au-delà des infrastructures, c’est une promesse que nous faisons à nos concitoyens, celle d’une Corse qui ne renonce pas à l’excellence en matière de santé, qui investit dans sa jeunesse, ses soignants et dans la dignité de ses patients ». Et de conclure à son tour : « Même si le chemin est encore long, ce rapport est une feuille de route qui nous invite à transformer une ambition politique en projet concret pour la Corse, à garantir l’égal accès aux soins, améliorer la sécurité sanitaire et renforcer l’autonomie sanitaire de l’île ».
N.M.
Dans le domaine de la formation, l’avancée la plus significative a été la mise en place en septembre dernier du premier cycle complet de médecine à Corti « pour lequel je me suis personnellement impliquée. Une étape importante pour notre île, car former les futurs médecins le plus longtemps possible sur place, nous le savons, favorise leur installation », assure Bianca Fazi. 74 % des étudiants des promotions 2005–2011 en médecine générale sont revenus s’installer en Corse, contre 44% pour les étudiants d’autres spécialités. La conseillère exécutive rappelle que « la Corse a mis 20 ans à obtenir le premier cycle des études de médecine après la première année ». La Collectivité de Corse a financé trois nouvelles formations, deux mises en place en septembre 2025 : une école de cadres de santé et un DTS Imagerie médicale et radiologie thérapeutique à Aiacciu. Une formation d’infirmières de bloc opératoire (IBODE) ouvrira à Bastia en septembre 2026. Des avancées notables également dans le domaine de la recherche avec la création en mars 2026 à l’Università di Corsica d’un Institut de recherche en santé (IRS). « Il aura pour objectif d’héberger les données, coordonner et développer l'ensemble des activités de recherche en santé, y compris la recherche menée dans les hôpitaux ». Trois axes prioritaires sont identifiés comme structurants pour la Corse : la santé publique, l’infectiologie, et le vieillissement. La création d’une chaire hospitalo-universitaire sera également inaugurée au printemps 2026 afin de renforcer la visibilité de la recherche en santé.
Une mise en œuvre opérationnelle
La conseillère exécutive relate ensuite les échanges avec les acteurs de la création du CHU de Guyane, lui aussi multisites. « Des échanges, particulièrement inspirants qui nous confortent dans notre approche de structuration progressive de la gouvernance ». Elle souligne « le calendrier particulièrement accéléré de Guyane, moins d’un an entre la création d’un groupement de coopération sanitaire en juillet 2024, la transformation en CHR, en mars 2025, suivie de la signature de la convention hospitalo-universitaire en juin de la même année. Tout peut donc s’enchaîner très vite ». Elle prévient qu’un simple décret entérinant la création du CHU et l’adoption du projet de loi ne suffiront pas. « Les échanges avec le gouvernement devront se poursuivre afin d’aboutir à la mise en œuvre opérationnel du projet ». Les prochaines étapes reposent sur le déclenchement d’une mission interministérielle des différents ministères concernés - la Santé, l’Enseignement supérieur et la Recherche - pour préfigurer les contours du futur CHU, ainsi que les décrets afférents. Une perspective qu’elle juge « raisonnable. Les prochaines années seront déterminantes ». Avec pour ambition affichée : « la consolidation institutionnelle, le renforcement de la recherche en s’appuyant sur le futur Institut de recherche en santé, la poursuite de l’universitarisation avec l’objectif d’un second cycle de médecine, la modernisation des infrastructures… ». Et Bianca Fazi de conclure : « Ce projet constitue un pilier essentiel de notre stratégie de santé, un levier majeur pour la cohésion sociale et le développement vertueux et durable de notre île. L’Exécutif est déterminé à mener ce projet à son terme avec l’ensemble des acteurs de l’île pour garantir, aux générations d’aujourd’hui et de demain, un système de santé conforme aux enjeux du XXIe siècle ».
Une promesse d’excellence
Le sujet faisant consensus, le débat fut court. Chantal Pedinielli pour le groupe U Soffiu Novu, aborde la question de la taille critique, du choix des sites et de la garantie de l’opérationnalité. « On ne compte plus les demandes d’implantation Corse d’un TEP scan, on est tous montés au créneau dans cet hémicycle, alors que le financement pourrait être assuré par le non-déplacement des patients insulaires sur le continent », déplore-t-elle. Avant de questionner sur l’Institut de recherche en santé : « N’y a-t-il pas une articulation à effectuer avec l’ORS (Observatoire régionale de santé) dont le financement est assez chaotique ? Où en sommes-nous du Registre des cancers qui peut s’avérer précieux dans la perspective de ce CHU ? ». A sa suite, le groupe majoritaire réaffirme la nécessité d’un CHU. Elisa Tramoni insiste sur la possibilité de retour des étudiants corses. « Au sortir des premières études de santé à l’Università di Corsica, nos étudiants sont contraints de partir sur le continent pour poursuivre leur cursus. Or, cela engendre pour eux des coûts importants de logement et de déplacement. La création d’un CHU in situ pourrait pallier ce genre de problème. Elle permettrait de générer des emplois en adéquation avec les besoins d’un territoire et d’offrir de réelles perspectives de carrière à nos diplômés parce que, bien souvent, le lieu de formation devient le lieu d’exercice ». Pour le Dr Danielle Antonini, c’est « cet ensemble cohérent, soins/formation/recherche, qui donnera au futur CHU sa légitimité et sa capacité d’attraction ». Mais, avertit-elle, cela suppose « un engagement constant dans la durée, une mobilisation de l’ensemble des acteurs autour d’une vision partagée, car au-delà des infrastructures, c’est une promesse que nous faisons à nos concitoyens, celle d’une Corse qui ne renonce pas à l’excellence en matière de santé, qui investit dans sa jeunesse, ses soignants et dans la dignité de ses patients ». Et de conclure à son tour : « Même si le chemin est encore long, ce rapport est une feuille de route qui nous invite à transformer une ambition politique en projet concret pour la Corse, à garantir l’égal accès aux soins, améliorer la sécurité sanitaire et renforcer l’autonomie sanitaire de l’île ».
N.M.



