À l’appel du collectif Uniti pà l’avvene, plus d’une centaine d’acteurs de la filière construction ont manifesté ce jeudi à Ajaccio pour alerter sur une crise économique jugée « immédiate, profonde et systémique ». Face à l'urgence, ils demandent à l'État et à la Collectivité de Corse des décisions rapides, au premier rang desquelles la révision du Padduc.
Ils souhaitent alerter sur « la crise économique sans précédent qui frappe aujourd’hui le secteur de la construction, et, au-delà, l’ensemble de l’économie productive corse ». Une crise, martèlent-ils, « immédiate, profonde et systémique » qui touche l’ensemble des secteurs, du bâtiment aux services, en passant par les travaux public, l’artisanat, le commerce, le tourisme, les transports ou encore le nautisme. Ce jeudi après-midi, le collectif Uniti pa l’avvene, organisait une manifestation à Ajaccio. À l’appel de cette association apolitique représentant les acteurs de la filière construction récemment créée « pour défendre les intérêts de l’économie de la Corse », ils étaient ainsi plus d’une centaine de représentants du secteur à remonter le cours Napoléon afin de demander « un plan d’urgence économique pour la Corse ».
« Depuis plusieurs années, l’activité est fortement ralentie par un blocage administratif et réglementaire durable. L’absence de révision du PADDUC, l’application rigide et cumulative des règles d’urbanisme, l’insécurité juridique liée aux recours et aux permis déférés, ainsi que le manque de visibilité pour les entreprises ont conduit à une situation critique », explique Uniti pà l’avvene en insistant sur le fait que « cette crise n’est plus théorique ». « Des entreprises ferment, des emplois disparaissent et des familles basculent dans l’incertitude. Chaque mois sans décision aggrave un peu plus la situation économique et sociale du territoire », s’inquiète le collectif.
« Depuis plusieurs années, l’activité est fortement ralentie par un blocage administratif et réglementaire durable. L’absence de révision du PADDUC, l’application rigide et cumulative des règles d’urbanisme, l’insécurité juridique liée aux recours et aux permis déférés, ainsi que le manque de visibilité pour les entreprises ont conduit à une situation critique », explique Uniti pà l’avvene en insistant sur le fait que « cette crise n’est plus théorique ». « Des entreprises ferment, des emplois disparaissent et des familles basculent dans l’incertitude. Chaque mois sans décision aggrave un peu plus la situation économique et sociale du territoire », s’inquiète le collectif.
Selon ses représentants, la grave crise économique que traverse l’île combine « un effondrement de l’activité, une asphyxie des trésoreries, des blocages administratifs persistants, une insécurité juridique croissante et une explosion des coûts logistiques et énergétiques ». « Sans décisions rapides, claires et assumées, c’est une part majeure du tissu économique insulaire qui risque de disparaître durablement », assurent-ils.« Cette manifestation avait pour but de rendre de la visibilité à des entreprises, parce que derrière les statistiques, il y a des hommes, des salariés, des chefs d’entreprises qui sont dans une situation catastrophique aujourd’hui. Les personnes présentes dans la rue font face à la réalité du terrain et aux problématiques que nous rencontrons », appuie Antoine Marcaggi, président de l’association Uniti pà l’avvene.
En amont de cette mobilisation, le collectif avait adressé plusieurs courriers au préfet de Corse, Éric Jalon, et au président du conseil exécutif, Gilles Simeoni, listant de nombreuses revendications, au premier rang la révision complète du Padduc, présentée comme un prérequis indispensable à toute relance économique.
« Les instructions des permis de construire sont aujourd’hui traitées de manière très subjective. La réglementation est trop floue, avec des superpositions de strates qui font qu’on n’y comprend plus rien. Ces difficultés nous amènent systématiquement devant les juridictions. Ce que nous demandons, c’est une véritable sécurité juridique », insiste Antoine Marcaggi.
Un constat partagé par Yves Marchi, architecte et porte-parole du collectif : « Nous avons identifié le cœur du problème : l’absence de révision du PADDUC et l’application extrêmement rigide qui en est faite par les services de l’État. Cela génère une multiplication des recours contre les permis de construire et paralyse complètement le secteur du BTP. Architectes, géomètres, entreprises, artisans : toute la chaîne est touchée ». Selon lui, l’impact dépasse largement le seul secteur de la construction. « Le BTP irrigue de nombreux autres secteurs. Aujourd’hui, tout le monde est inquiet. C’est la crise la plus grave que le BTP ait connue en Corse depuis longtemps ».
En amont de cette mobilisation, le collectif avait adressé plusieurs courriers au préfet de Corse, Éric Jalon, et au président du conseil exécutif, Gilles Simeoni, listant de nombreuses revendications, au premier rang la révision complète du Padduc, présentée comme un prérequis indispensable à toute relance économique.
« Les instructions des permis de construire sont aujourd’hui traitées de manière très subjective. La réglementation est trop floue, avec des superpositions de strates qui font qu’on n’y comprend plus rien. Ces difficultés nous amènent systématiquement devant les juridictions. Ce que nous demandons, c’est une véritable sécurité juridique », insiste Antoine Marcaggi.
Un constat partagé par Yves Marchi, architecte et porte-parole du collectif : « Nous avons identifié le cœur du problème : l’absence de révision du PADDUC et l’application extrêmement rigide qui en est faite par les services de l’État. Cela génère une multiplication des recours contre les permis de construire et paralyse complètement le secteur du BTP. Architectes, géomètres, entreprises, artisans : toute la chaîne est touchée ». Selon lui, l’impact dépasse largement le seul secteur de la construction. « Le BTP irrigue de nombreux autres secteurs. Aujourd’hui, tout le monde est inquiet. C’est la crise la plus grave que le BTP ait connue en Corse depuis longtemps ».
Les représentants d’Uniti pà l’avvene soulignent toutefois que la montée au créneau du collectif commence à produire des effets. « Depuis la réunion organisée à Porto-Vecchio il y a six mois, nous n’avions pas vraiment été entendus. Mais l’annonce de cette manifestation a fait bouger les lignes », estime Yves Marchi.
Mercredi, la Collectivité de Corse et la préfecture ont ainsi reçu une délégation du collectif Bâtir ensemble, composé des principales fédérations et organisations professionnelles du bâtiment. Dans un communiqué commun, l’État et la CdC ont annoncé plusieurs mesures, parmi lesquelles l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques sur l’application des lois Littoral et Montagne, l’intégration de représentants du BTP au sein du CAUC dans le cadre de la révision du PADDUC, la présentation d’opérations d’investissement prévues pour 2026, ainsi que l’activation d’outils d’accompagnement pour les entreprises en difficulté.
Jeudi après-midi, à l’issue de la manifestation, une délégation d’Uniti pà l’avvene a de nouveau été reçue, à la fois par le président de l’Exécutif de Corse et par le directeur de cabinet du préfet.
Des réunions de travail devraient désormais être mises en place avec la Collectivité de Corse et les services de l’État, afin de poursuivre les échanges et tenter d’apporter des réponses concrètes à un secteur qui se dit, plus que jamais, au bord de la rupture.




