À l'occasion de la première session de l'année, l'Assemblée de Corse a tenu à rendre un hommage appuyé à son ancien président, disparu le 2 janvier dernier. Élus de tous bords ont salué la mémoire d’un homme profondément engagé, militant infatigable de la démocratie et de la justice sociale, dont l’empreinte continue de marquer la vie politique corse.
« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ». La célèbre citation de Victor Hugo, chère à Dominique Bucchini, ne saurait mieux résumer sa vie. Presque un mois après sa disparition, c’est en relevant à quel point cette philosophie a guidé son parcours que l’Assemblée de Corse a tenu à lui rendre « l’hommage que l’institution lui doit » selon les mots de Gilles Simeoni, ce jeudi à l’occasion de la première session de l’Assemblée de Corse de l’année. Une séance qui s’est ouverte avec une minute de silence, sous le regard de la famille et de nombreux proches de l’ex-président de l’Assemblée de Corse, présents dans les travées du public.
« Nous rendons aujourd’hui hommage, dans sa maison, à un homme qui a marqué l’histoire politique de la Corse, non seulement par ses actions, mais par son profond engagement humain. Nous honorons le président Bucchini, le maire, l’homme politique, mais aussi et surtout l’inlassable militant de la démocratie et de la justice sociale », a introduit Nanette Maupertuis, la présidente de l’Assemblée de Corse, en rappelant qu’au cours de sa carrière politique, Dominique Bucchini a tour à tour été maire de Sartène, député européen, conseiller général et conseiller territorial. Des mandats dans lesquels il s’est toujours astreint à défendre ses convictions et les valeurs qui lui étaient chères, au premier rang desquelles son combat pour la défense de la dignité humaine et l’amélioration du quotidien des plus fragiles. « Dominique Bucchini n’a cessé de brandir avec passion l'idée que la politique doit avant tout servir ceux qui sont laissés de côté. Sa vision de la justice sociale était claire : chaque individu, quelle que soit sa condition, mérite d’avoir une chance », a ainsi Nanette Maupertuis en saluant un « homme d’une trempe qui ne se trouve plus : lucide, courageux, opiniâtre, combattif, un animal politique » « redoutable et redouté, « mais aussi, et surtout, un homme bon, généreux, solidaire ».
« Qu’il continue longtemps d’éclairer nos débats et nos travaux »
« Dominique était surtout un homme doté d'un humour rare, à la fois fin et spontané, qui apportait une touche de légèreté même dans les moments les plus sérieux. Son rire contagieux et ses plaisanteries habiles savaient désarmer les tensions et créer des liens forts avec ceux qui l'entouraient. Il n'hésitait pas à utiliser l'humour pour aborder les sujets les plus complexes, rendant ses interventions d’autant plus percutantes et sa vivacité d’esprit marquera à jamais ceux qui ont eu la chance d’en être les témoins… ou les victimes ! », a-t-elle rappelé empreinte d’émotion avant de lancer : « Pour lui avoir succédé à la présidence de l’Assemblée, je formule le vœu qu’il continue longtemps d’éclairer nos débats et nos travaux ».
« Nous rendons aujourd’hui hommage, dans sa maison, à un homme qui a marqué l’histoire politique de la Corse, non seulement par ses actions, mais par son profond engagement humain. Nous honorons le président Bucchini, le maire, l’homme politique, mais aussi et surtout l’inlassable militant de la démocratie et de la justice sociale », a introduit Nanette Maupertuis, la présidente de l’Assemblée de Corse, en rappelant qu’au cours de sa carrière politique, Dominique Bucchini a tour à tour été maire de Sartène, député européen, conseiller général et conseiller territorial. Des mandats dans lesquels il s’est toujours astreint à défendre ses convictions et les valeurs qui lui étaient chères, au premier rang desquelles son combat pour la défense de la dignité humaine et l’amélioration du quotidien des plus fragiles. « Dominique Bucchini n’a cessé de brandir avec passion l'idée que la politique doit avant tout servir ceux qui sont laissés de côté. Sa vision de la justice sociale était claire : chaque individu, quelle que soit sa condition, mérite d’avoir une chance », a ainsi Nanette Maupertuis en saluant un « homme d’une trempe qui ne se trouve plus : lucide, courageux, opiniâtre, combattif, un animal politique » « redoutable et redouté, « mais aussi, et surtout, un homme bon, généreux, solidaire ».
« Qu’il continue longtemps d’éclairer nos débats et nos travaux »
« Dominique était surtout un homme doté d'un humour rare, à la fois fin et spontané, qui apportait une touche de légèreté même dans les moments les plus sérieux. Son rire contagieux et ses plaisanteries habiles savaient désarmer les tensions et créer des liens forts avec ceux qui l'entouraient. Il n'hésitait pas à utiliser l'humour pour aborder les sujets les plus complexes, rendant ses interventions d’autant plus percutantes et sa vivacité d’esprit marquera à jamais ceux qui ont eu la chance d’en être les témoins… ou les victimes ! », a-t-elle rappelé empreinte d’émotion avant de lancer : « Pour lui avoir succédé à la présidence de l’Assemblée, je formule le vœu qu’il continue longtemps d’éclairer nos débats et nos travaux ».
En hommage à ce président inoubliable, les services de l’Assemblée de Corse ont par la suite diffusé un petit film émouvant retraçant les moments marquants de la vie de cet homme amoureux de sa terre qui a consacré sa vie au bien commun. Largement engagé contre la violence qui meurtrit la société corse depuis des décennies, il s’était retiré de la vie politique en 2017, après 40 ans sur les bancs de l’Assemblée de Corse.
« La fierté de l’avoir connu, d’avoir siégé à ses côtés »
« Il était important pour nous tous que, dans cette maison qui fut la sienne et qui restera la sienne, Dominique Bucchini puisse une fois encore nous éclairer et éclairer notre chemin et nos choix de sa voix, de son sourire et de ses convictions », a à son tour glissé Gilles Simeoni, le président de l’Exécutif, en s’interrogeant : « Peut-on avoir des regrets quand on a eu une vie pareille, quand du tout début jusqu’au dernier instant, on a été en cohérence profonde avec ce à quoi l’on croit ? ». Convenant que si la tristesse et l’émotion sont de mises sur tous les bancs de l’hémicycle, « y compris chez ceux qui ne partageaient pas toutes les idées de Dominique Bucchini », il a tenu à relever qu’il y a, au-delà, « la fierté de l’avoir connu, d’avoir siégé à ses côtés » et que « sa présence dans les rues de Sartène, dans les couloirs de cette institution, dans l’hémicycle, ses écrits, ses discours, ses actes » resteront.
Alors que Dominique Bucchini, amoureux des belles lettres, aimait citer Aragon et notamment sa maxime « le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard », Gilles Simeoni a par la suite tenu à paraphraser le poète et à assurer qu’« il n’est pas trop tard pour lui dire tout ce que nous lui devons ». « Si je devais retenir une phrase qui résume ce qu’il a été, ce serait celle du grand poète espagnol Federico García Lorca : “Dans le monde, moi je suis et je serai toujours du côté des pauvres. Je serai toujours du côté de ceux qui n’ont rien, et auxquels on refuse jusqu’à la tranquillité de ce rien” », a-t-il conclu, ajoutant encore : « A ringrazivvi ò Dumenicu, a ringraziavvi ò Presidente ».
Des remerciements pétris de gratitude pour son action durant toute sa vie publique, qu’ont tour à tour tenu à adresser tous les présidents de groupe à un homme qui aura inéluctablement marqué la politique corse. Un dernier hommage en guise d’adieu à un « grand président de l’Assemblée », d’une « élégance rare », dont le « courage » et « la force de travail » forcent toujours l’admiration et qui laissera longtemps sa trace dans cette assemblée - ce « lieu sacré de la démocratie corse » comme il aimait à l’appeler - qui l’a longuement applaudi ce jeudi. Pour la dernière fois.
« La fierté de l’avoir connu, d’avoir siégé à ses côtés »
« Il était important pour nous tous que, dans cette maison qui fut la sienne et qui restera la sienne, Dominique Bucchini puisse une fois encore nous éclairer et éclairer notre chemin et nos choix de sa voix, de son sourire et de ses convictions », a à son tour glissé Gilles Simeoni, le président de l’Exécutif, en s’interrogeant : « Peut-on avoir des regrets quand on a eu une vie pareille, quand du tout début jusqu’au dernier instant, on a été en cohérence profonde avec ce à quoi l’on croit ? ». Convenant que si la tristesse et l’émotion sont de mises sur tous les bancs de l’hémicycle, « y compris chez ceux qui ne partageaient pas toutes les idées de Dominique Bucchini », il a tenu à relever qu’il y a, au-delà, « la fierté de l’avoir connu, d’avoir siégé à ses côtés » et que « sa présence dans les rues de Sartène, dans les couloirs de cette institution, dans l’hémicycle, ses écrits, ses discours, ses actes » resteront.
Alors que Dominique Bucchini, amoureux des belles lettres, aimait citer Aragon et notamment sa maxime « le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard », Gilles Simeoni a par la suite tenu à paraphraser le poète et à assurer qu’« il n’est pas trop tard pour lui dire tout ce que nous lui devons ». « Si je devais retenir une phrase qui résume ce qu’il a été, ce serait celle du grand poète espagnol Federico García Lorca : “Dans le monde, moi je suis et je serai toujours du côté des pauvres. Je serai toujours du côté de ceux qui n’ont rien, et auxquels on refuse jusqu’à la tranquillité de ce rien” », a-t-il conclu, ajoutant encore : « A ringrazivvi ò Dumenicu, a ringraziavvi ò Presidente ».
Des remerciements pétris de gratitude pour son action durant toute sa vie publique, qu’ont tour à tour tenu à adresser tous les présidents de groupe à un homme qui aura inéluctablement marqué la politique corse. Un dernier hommage en guise d’adieu à un « grand président de l’Assemblée », d’une « élégance rare », dont le « courage » et « la force de travail » forcent toujours l’admiration et qui laissera longtemps sa trace dans cette assemblée - ce « lieu sacré de la démocratie corse » comme il aimait à l’appeler - qui l’a longuement applaudi ce jeudi. Pour la dernière fois.



