Incendies de bateaux à Saint-Florent : quatre jeunes hommes mis en examen

Rédigé le 29/01/2026
MP

Quatre jeunes hommes soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs incendies criminels ayant visé des embarcations de bateliers à Saint-Florent en 2025 ont été interpellés puis déférés ce jeudi devant un juge d’instruction à Bastia. Dans la soirée, ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

Les faits avaient suscité d’importants remous à Saint-Florent. Entre le printemps et la fin de l’été 2025, plusieurs incendies criminels avaient visé des embarcations de bateliers amarrées dans le port et au chantier naval, provoquant d’importants dégâts matériels et une vive inquiétude parmi les professionnels du secteur.
 
Le 26 janvier dernier, une opération de police judiciaire menée dans le cadre d’une information judiciaire ouverte des chefs « d’association de malfaiteurs et de destruction par un moyen dangereux » a permis l’arrestation de quatre jeunes hommes soupçonnés d’être impliquées dans ces incendies, indique le procureur de la République de Bastia, Jean-Philippe Navarre, dans un communiqué transmis à la presse ce jeudi. À l’issue de leur garde à vue et de leurs auditions menées par les services de la Direction interdépartementale de la police nationale de Haute-Corse, ces derniers « ont été déférés ce jour à la justice et présentés à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen et, selon les réquisitions du ministère public, de leur placement en détention provisoire », précise-t-il.
 
Pour rappel, dans la nuit du 29 avril 2025, un premier incendie s’était déclaré à bord d’une navette de promenades en mer, avant de se propager à d’autres bateaux. Le 25 juin, puis le 19 septembre, de nouveaux sinistres avaient détruit ou endommagé plusieurs embarcations, confirmant le caractère volontaire et répétitif des faits.
 
Replaçant cette opération dans un contexte plus large, dans son communiqué, le procureur tient ainsi à noter qu’elle « concrétise l’engagement de l’autorité judiciaire et des services d’enquête dans la lutte prioritaire contre les destructions par incendie et l’emprise des groupes criminels sur les secteurs stratégiques de l’économie insulaire », quelques mois après la création du pôle judiciaire régional de lutte contre la criminalité organisée. « Le crime de destruction par un moyen dangereux en bande organisée est puni de 20 années de réclusion et passible d’une amende de 150 000 euros », pointe-t-il encore. 

Dans la soirée de jeudi, les quatre jeunes hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire.